19 septembre 2012

Isabelle Huppert impériale dans "Captive"

c a p t ive.jpgInspiré d’un fait divers survenu il y a quelques années aux Philippines, reflétant l’actualité (les prises d’otages de touristes ou de travailleurs occidentaux qui se multiplient dans les zones de révolte et de guérilla), Captive s’inscrit dans un genre très ancien et très codifié du cinéma (Key Largo ; La Maison des otages ; Un après-midi de chien ; Piège de cristal ; Buongiorno, notte, sans oublier le presque homonyme Captive du désert de Depardon…) mais le renouvelle, d’une part en mêlant “huis clos en extérieur” et déplacements, d’autre part en l’inscrivant dans le contexte politique postcolonial qui est le nôtre.

Connu pour ancrer ses fictions dans un puissant humus documentaire (John John, Serbis, Lola…), Mendoza ne trahit pas ce qui demeure un des marqueurs de son cinéma.

captive604-159x138.jpgCaptive est extrêmement crédible, efficace, et de la virulence
fruste du bataillon preneur d’otages (ici, des djihadistes affiliés à Al-Qaeda) aux conditions de vie dans la jungle, tout sonne puissamment juste et vrai.

Sans la présence d’Isabelle Huppert, on pourrait presque se croire embedded dans une réelle équipée, un reality-show avec de véritables guérilleros, du snuff Koh-Lanta. Hypothèse qui pourrait s’avérer potentiellement crédible, comme le montre une séquence vers la fin du film où l’on voit une équipe de télévision autorisée par les rebelles à venir interviewer les otages !

La suite sur http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/captive/

captive.jpg

ca pti ve.jpg

c aptiv e.jpg

Les commentaires sont fermés.