11 mars 2013

The Girl....Claire Keim Lesbienne...Etonnant film!

girl.jpgEn zappant sur Sundance Channel (Belgacom) j'ai découvert un film spécial dont je n'avais jamais entendu parler.

The Girl. de la réalitrice Zandé Zeig.  Film noir sur un triangle amoureux vécu au travers d'une narratrice...Une femme qui va et qui vient dans la vie d'une chanteuse de club, laquelle tout en n'ayant pas voulu d'une relaion durable, continue à succomber aux charmes de l'autre surnommée "The Painter"  incarné par Agatha de la Boulaye (photos)  Cette personne entretien de son côté, également une liaison avec Bu   (Sandra Neake)

Bref, je suis restée scotchée sur ce film, parce que Claire Keim que j'ai l'habitude de voir sur les chaînes télés françaises et chez les Enfoirés m'épate tellement elle maitrise bien la langue anglaise. Ensuite parce que le sujet m'interpelle, et in finé et surtout pour The Painter...Long métrage interpellant mais néamoins captivant de par son côté narratif, mais cependat difficile à cerner. Qui est The Painter? Qui est l'étrangère? Que cherchent-elles?  Et pourquoi cette liaison?

girl alien.gifpersonne d'autre que la réalisatrice n'est mieux à même d'expliquer cela... Donc voici ses notes de production.

..// Le thème central du film est la liberté, et comment l’amour peut égaler la liberté. Il y a trois relations principales. La première entre la narratrice et The Girl. The Girl entre volontairement dans cette histoire, ce qu’elle ne fait pas habituellement. De la poésie entre alors dans sa vie et elle ne peut rester indifférente.

La deuxième histoire concerne la narratrice et Bu Save. Bu Save est le seul personnage a avoir un nom, parce que l’amour égale la liberté, et la liberté égale Bu Save. Depuis le début, il y a un compromis entre elles. " Ce n’est pas la première fois " et " ce ne sera pas la dernière fois ". Elles repoussent ainsi les limites de l’intimité.

La troisième relation est entre The Girl et l’homme. Une relation faite de possession, de jalousie et de violence. Mais The Girl refuse la menace.

D’autres thèmes sont abordés dans The Girl, notamment être étranger dans un monde étrange. Ici, la narratrice entre dans le l’univers de The Girl qui lui est totalement étrange. Le film est construit au travers du regard de la narratrice, en conséquence elle est la norme, et The Girl est un lieu énigmatique où elle s’est introduite. L’autre aspect intéressant est la façon dont The Girl traite la narratrice. Elle veut être avec elle une nuit seulement, puis une autre encore. La narratrice prend ces caprices avec ironie car elle sait que The Girl reviendra. Leurs deux bulles sont faites pour s’attirer. . " Ce n’est pas la première fois " et " ce ne sera pas la dernière fois ". Elles repoussent ainsi les limites de l’intimité.
Le film suit les règles du film noir à plus d’un titre. Le personnage principal entre dans un monde qui lui est inconnu, tombe amoureuse et relate l’histoire à travers une voix off. Des angles extrêmes, haut et bas, et expressionnistes sont utilisés. D’autres éléments incluent ombres, silhouettes, miroirs et reflets. Un sentiment de malaise est également créé par des plans déséquilibrés.

Le combat intérieur de la narratrice en tant que peintre est permanent. Sa romance avec The Girl l’inspire, mais pour autant son travail n’avance pas. Dilemme entre inspiration et distraction.

Le film a lieu à Paris, mais reste atemporel. Paris est un personnage à part entière. Mais ce n’est pas le Paris des touristes, pas de monuments ostentatoires, simplement des rues, des ponts, la Seine qui marque le lien entre des vies différentes, des vies d’avant, des vies nouvelles.

Dans l’histoire de Monique Wittig, dont The Girl est tirée, le suspens naît à travers les mots. Il a fallu retranscrire ce suspens avec les images. J’ai choisi le silence. Le physique de l’homme suffit à traduire la menace. Il n’a pas besoin de parler pour que l’on se sente mal à l’aise. Tous les personnages sont peu bavards. Les relations s’établissent par juxtaposition et dans les mouvements. L’histoire de Monique Wittig était au départ très visuel. Les relations sont très distinctes, et les personnages sont à la fois passionnés et distants. Pour exprimer l’humour et la poésie du texte, j’ai choisi un style épuré

http://www.thegirlthemovie.com/text1frame.html

08:40 Publié dans drames, | Tags : claire keim, agatha de la boulaye, ciné, cinéma, zandé zeig, sandra neake, vd, film noir, france | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

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