16 mai 2013

The Great Gatsby..Avant-première belge à Kinepolis....

 

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The Great Gatsby. Synopsis: Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des moeurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au coeur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d'absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats

 

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Pour un roman qui se vend mal lors sa publication 1925 "The Great Gatsby" de F. Scott Fitzgerald a connu une autre vie après la mort de son auteur.. Carraday le narrateur dit à Gatsby, en réalité Jay Gratz " Vous ne pouvez pas revivre le passé" ce à quoi Gatsby à répondu: «Bien sûr que vous pouvez, Old Sport», et les réalisateurs de se lançer dans la brèche... .

"The Great Gatsby" a inspiré quatre grandes productions cinématographiques.  Dès 1926 avec une version muette, ensuite en 1949 et 1974 avec Robert Redford et Mia Farrow, version qui est à ce jour la plus connue...Et aujourd'hui, les studios Warner Bros par la biais de Baz Luhrman, , proposent une version dans le plus pur style Art-Déco-Kitch débridé, bien dans le style de Luhrman, mais moins spectaculaire que Moulin-Rouge...Alors que les images mises sur le net donnent à penser du contraire...Ensuite, il y eut la pléthore d'adaptaions pour le petit écran,  1955, 1958, 1999 et 2000, sans oublier une pièce à Broadway en 1926...déjà...ce qui ne dut pas être difficile à mettre sur pied avec le New-York "décadant" de l'époque comme décors. -La 42ème rue était le centre de la débauche de Broadway-  Il y eut même une mini-version façon court-mètrage en 2000 intritulé "Gatsby en 5 minutes". Bref, le roman de Scott F. Fitzgerald a toujours intrigué toutes époques confondues. (sources AFI)

 

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The Great Gatsby version 2013, ce sont les frasques des roaring twenties envahissant l'écran de manière spectaculaire, et  bien appuyées par le 3D, New-York capitale du luxe, de la séduction et de la débauche, à la fois lieu paradisiaque mais également cauchemardesque superbement éclairé par les néons de Time Square, l'essor du jazz, la prohibition, les speak-easies câchés derrières des échopes anodines...les longues limousines, décapotables, conduites intérieurs comme on les appelaient alors superbement filmées, des toilettes pleines de strass et de bling-bling où le porte-cigarette n'est jamais loin..et les messieurs en Tuxedos, tirés à quatre épingles, les chaussures couvertes de belles guêtres, et enfin les fastueuses parties dans des immenses et luxueuses demeures, que n'aurait pas désavoué Randolph Hearst....(1) Pour bien comprendre le mode de vie de ces années là, il faut voir The Great Gatsby" et quoique toute cette faune a glissé dans un passé pratiquement oublié, il n'en reste pas moins que cette époque reste l'une des plus belles..Malheureusement, tous ceux qui en étaient les héritiers ont disparu, cependant reste le style Art-Déco et son aura, le kitch que l'on retrouve encore dans certaines boutiques d'antiquaires, et quelques courses de belles bagnoles rutilantes chez les collectionneurs...Le mode de vie à disparu, mais pas le décorum, ans le excès!!!...A la lecture de ce qui précède, on peut supposer que Gatsby m'a emballé.. Que nenni, je suis restée sur ma fin. Pour qui connaît le style de Luhrman, on pourrait se demander quelles libertés il prendrait en adaptant le roman-culte de Fitzgerald. Et nous n'avons pas été déçus. La plus flagrante et non des moindres, fut celle de placer le narrateur, ici Carraday/ MacGuire -que j'ai trouvé très fade et insipide dans ce rôle- non pas en voix-off seul avec lui-même, mais se confiant à son psy....Pourquoi? Seul Baz connaît la réponse...Ensuite, le réalisateur oublie un peu trop l'histoire un tantinet auto-biographique des amours contre-carrés entre Gatsby et Daisy, pour proposer une extravaganza débridée...Cependant, j'avoue que  j'espèrais plus de scènes de "débauches" (je me comprends), et finalement il n'y en a que deux et....elles figurent dans la bande-annonce.  En contradiction avec les premières minutes de narration soporifique.....L'emploi de la 3D n'apporte pas grand'chose et la bande-son quoique exceptionnelle et collant très bien à chaque scène, reste quand même anachronique... Reste le survol de New.york, les courses de bagnoles et... la magnifique interprètation de Leonardo....Finalement le film qui ne manque pas de puissance grâce à la présence de Leo aurait pu s'appeler  "The Great DiCaprio" parce que Joel Edgerton, Isla Fisher et Elisabeth Debicky n'ont pas eu à mes yeux, assez de "temps d'antenne"...pour s'exprimer... Quant à Carey Mulligan, même si son rôle est d'importance, elle n'apporte pas cette touche de complèxité qui peut ensorceller un homme..  Lurhman ne donne pas la réponse. Pourquoi Gatsby fait-il tout pour se rapprocher d'un amour vieux de cinq ans???  Il ne "creuse" pas assez  la période de récession,  le traffic d'alcool et son cortège bootleggers, et sur certains maffieux règnant dans les arrières boutique tout ce qu'il y a de plus honorables...Quant au peuple, on ne le voit guère plus,  seulement lorsqu'il plante ses caméras sur Cow neck (quartier imaginaire) , et le garage du mari de Myrtle....Conclusion: même si les roaring twenties  sont à l'honneur, il n'y avait pas que cela à cette époque....Bref, Lurhman fait du Lurhman, en n'en faisant qu'à sa tête,  cad focaliser ses caméras sur une periode chahutée mais faste, faite de bling-bling....en oubliant le côté social..

 

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(1) Par moment le film me fait penser à Citizen Kane...voir Randolph Hearst qui organisait de superbes réception dans son immense demeure bâtie spécialement pour sa maitresse Marion Davies.

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