03 février 2014

NEBRASKA Prix du Public à Rotterdam..

nebrs.jpgAprès le Prix du Meilleur acteur pour Bruce Dern à Cannes, voici un autre prix pour ce film magnifique... Un vieil homme Woody, persuadé qu'il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain. Sa famille,  et plus particulièrement Kate, sa femme, s'inquiètent de ce qu'elle perçoit comme le début d'une démence sénile.  Woody et Kate, couple archétype de l'Amérique profonde lié par des décennies de luttes, de malheurs, et de souffrance, vivote, jusqu'à l'annonce de cette improbable nouvelle, qui aussi insensée soit-elle,  est sans nulle doute, celle du rayonnement subtil de l'espoir, de cet acharnement aveugle qui maintient Woody en vie.. 110479_gal.jpgKate envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses fils se décide finalement à emmener son père en voiture c hercher ce pactole auquel personne ne croit. Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l'équipée fait une étape forcée dans une petite ville en déclin du Nebraska. C'est là que le père est né. Epaulé par son fils, le vieil homme retrace ses souvenirs d'enfance. Nebraska est un super road-movie, où malgré les apparences, la folie n'est pas où elle semble être. Alexander Payne (Sideways - The Descendants) le réalisateur dresse un super beau portait de la vieillesse confrontée aux "folies" des plus jeunes de la famille, le tout sur fond des paysages superbes, qui  majestueusement mis en scène en noir et blanc,  donnent au voyage, une aura particulière... qui met habillement en lumière, les luttes psychologiques des plus vieux avec les plus jeunes.

               

110489_gal.jpg110486_gal.jpgEn dehors de la prestation époustouflante de Dern, J'ai particulièrement aimé la comédienne June Squibb, incarnant sa moitié, laquelle, sous ses "travers" grincheux, se révèle finalement une femme de cœur, qui toute sa vie aura supporté son grognon de mari. Quant au fils, incarné par Will Forte, son importance dans l'histoire n'est pas à démontrer, et le comédien est parfait...Sans Oublier Stacey Keach, dans la peau d'un ex-associé venal de Dern, n'ayant qu'un but, lui soutirer un maximum d'argent sur cette "prétendue" loterie, à laquelle finalement,  toute la ville finit par prendre pour "argent comptant"...110481_gal.jpgUn rôle ingrat, avec lequel Keach  (ph) s'en tire avec les honneurs. J'ajoute en guise de conclusion que, malgré le côté dramatique de l'histoire, ce petit bijou recèle quelques scènes absolument délicieuses, comme celle où le duo recherche le dentier du père sur un ligne de train désaffectée...où lorsque le duo retraverse la ville dans la "nouvelle" voiture du papa, devant les yeux ébahis de la population vieillissante, ou brillent des étincelles de bonheur, trop heureux de partager le "bonheur"  d'un ancien de la ville...110488_gal.jpg110480_gal.jpg110476_gal.jpg

 

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