14 décembre 2014

Palmarès Festival du Film Méditerranéen de Bruxelles

fadila laana,festival du film méditerranéen,actualité cinéma,l'orannais,botanique,leyes salem,bruxellesL’Oranais de Lyes Salem remporte le Grand Prix du Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles
 
La 14ème édition du Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles s’est clôturée ce vendredi 12 décembre à l’issue d'une cérémonie de clôture en présence de l’acteur Reda Kateb et du réalisateur David Oelhoffen qui venaient présenter en exclusivité leur film « Loin des Hommes ». L’Oranais, une fresque historique de l’Algérie indépendante réalisée par le franco-algérien Lyes Salem a été primée.
 
C’est la comédienne Anne Coesens, présidente du jury composé de Jackie Berroyer,Nader Boussandel, Valentina Carnelutti, Vania Leturq et Catherine Salée,  qui a remis le Grand Prix du festival. "Je tiens à souligner l'excellente qualité des films sélectionnés qui vont nous accompagner pendant longtemps" a-t-elle déclaré au nom des membres du jury. "Les réalisateurs ont réussi à nous séduire et nous toucher en abordant des sujets importants et graves".
 
Cette édition marquait également les 25 ans du festival. Ses deux coordinatrices, Aurélie Losseau et Alice Pétraud se sont montrées extrêmement satisfaites de la fréquentation. En effet, le festival a enregistré un taux de remplissage de plus de 70%. "Le succès grandissant du festival auprès du public est une marque de l’intérêt pour le cinéma issu de la Méditerranée. Un cinéma pas assez présent sur nos écrans. Un cinéma riche et enrichissant qui montre les réalités du monde avec sensibilité, humour et émotion. Un cinéma sur lequel nous devons compter. Il est donc important de montrer toute la diversité et larichesse de ce cinéma. C'est la raison d'être de ce festival, ont déclaré les deux fers de lance du festival... 
 
Le film L’Oranais de l’algérien Lyes Salem a remporté le Grand Prix de cette édition 2014. Cette œuvre magistrale retrace l’histoire de l’indépendance algérienne à travers celle de deux amis : Djaffar (héros de l’indépendance) et Hamid (homme ambitieux de l’Algérie nouvelle qui occupe des fonctions importantes et se charge d'assurer la carrière de Djaffar). L’euphorie qui a suivi la libération sera de courte durée et la trahison aura raison de leur amitié. Lyes Salem, acteur mais aussi réalisateur du film a réussi à convaincre le jury qui a déclaré: « D’une manière subtile, il a trouvé l’audace de soulever la problématique des idéaux révolutionnaires trahis : il ne suffit pas de faire la révolution, il faut aussi la construire après ». Le Grand Prix consiste en une aide à la distribution et/ou à la promotion de 5.000 €, offert par Madame Fadila Laanan, Ministre Présidente du Gouvernement francophone bruxellois ainsi qu'un service de sous-titrage d'une valeur de 3.000€ offert par CinéLab.
 
Le Prix Spécial du Jury a été remis à deux films cette année : "Come to my Voice" d’Hüseyin Karabey et "Le Challat de Tunis" de Kaouther Ben Hania. D’une part, Come to my Voice a touché le jury par "sa forme qui a pu mettre en lumière l'espoir de paix naissant. Un film qui vit de la tradition de la narration". A travers Le Challat de Tunis qui dresse avec humour le portrait d’une société tunisienne en pleine effervescence où le corps féminin reste un enjeu politique de taille, le jury a découvert "un film culotté qui utilise intelligemment sa forme pour dénoncer une réalité souvent terrifiante et rappeler qu'être une femme aujourd'hui est un combat de tous les jours".
 
Outre ces prix officiels, les membres du jury ont tenu à accorder une Mention Spéciale aux deux comédiennes principales de Carmina y Amén : Carmina Barrios et María León.
 

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