27 mars 2015

A Propos du film SUITE FRANCAISE. La genèse!

Eactualité cinéma, Prix renaudot,Kristin Scott Thomas, Sam Riley, Ruth Wilson, Margot Robbie , Alexandra Maria Lara, Tom Schilling, Eileen Atkins, Lambert Wilson, Alexandre Desplat, Le 15 avril

Le 15 avril sort enfin SUITE FRANCAISE, le film de Saul Dibb avec Michelle Williams, Matthias Schoenaerts et Kristin Scott Thomas dans les rôles principaux.
Hormis le fait que "notre" Matthias y incarne avec brio le personnage du lieutenant allemand Bruno von Falk, la majorité des scènes ont été tournées en Belgique.
La maison dans laquelle résident les trois personnages principaux se situe par exemple à Nivelles (la liste complète est ajoutée en annexe).

A propôs du film :

LES ORIGINES
C’est plus d’une cinquantaine d’années après la mort de l’écrivaine à Auschwitz en 1942, que ses écrits furent découverts par sa fille, Denise Epstein. Publié en 2004, Suite française obtient le prix Renaudot. Michel Epstein, l’époux d’Irène Némirovsky, juste avant sa propre déportation, avait confié une valise contenant des carnets à Denise lui demandant de ne jamais s’en séparer. Persuadée qu’il s’agissait du journal intime de sa mère, elle s’est longtemps refusée à le lire. Elle finit par se pencher sur les pages couvertes de la minuscule écriture d’Irène et se met alors à retranscrire minutieusement ce qui se révèle être les deux premières parties d’un roman conçu en cinq volets.
Ces deux romans courts achevés sont baptisés Tempête en juin et Dolce. Dans le premier, Irène décrit l’horreur et le chaos de l’exode de juin 1940. Le second se déroule dans le village de Bussy, aux environs de Paris, et raconte la vie de ses habitants, confrontés à l’afflux des réfugiés parisiens et à l’occupation des forces allemandes. Au coeur du récit se niche une histoire d’amour entre une jeune française, Lucile Angellier, et un officier allemand, Bruno von Falk.
Du troisième roman, il n’existe qu’une ébauche intitulée Captivité. Quant aux quatrième et cinquième livres, il n’y a que leurs titres, Batailles et La paix, suivis de points d’interrogation : ironie du sort, Irène n’aura pas vécu suffisamment longtemps pour voir la fin de la guerre.
Lorsqu’elle meurt à 39 ans, Irène Némirovsky est déjà une romancière reconnue. Juive d’origine ukrainienne, elle vécut à Paris avec son époux et ses deux filles jusqu’à ce que l’invasion allemande les oblige à se réfugier à Issy-L’Évêque, un village de Bourgogne. C’est dans ce lieu où elle se croit en sécurité qu’elle vit un temps et s’en inspire pour créer le village fictif de Bussy. À l’époque, elle conçoit son roman comme une saga épique sur fond de guerre, à la manière du Guerre et Paix de Tolstoï.
Denise Epstein livre le roman inachevé de sa mère aux éditions Denoël, et les deux premières parties sont réunies sous le titre Suite française qui rencontre un grand succès en France et à l’étranger.
Denise Epstein décède le 1er avril 2013, deux mois avant le début du tournage du film. Peu avant, elle avait confié : « C’est un sentiment incroyable de constater le succès obtenu par l’oeuvre de ma mère. Cela prouve que les Nazis n’ont pas vraiment réussi à la faire disparaître. Ce n’est pas une vengeance, c’est une victoire. »
Pour le cinéaste Saul Dibb « ce livre offrait l’opportunité de réaliser un film de guerre singulier. On a surtout vu des films où la guerre est décrite du point de vue des hommes. SUITE FRANÇAISE épouse celui des femmes. »
Le roman Suite française est un témoignage direct sur la manière dont les Français ont pu se comporter sous l’occupation allemande. Le film s’est employé à saisir l’esprit profond de l’oeuvre, à savoir l’honnêteté avec laquelle Irène Némirovsky a dépeint ce qui se passait dans une société pyramidale, fondée sur les différences de classes. SUITE FRANÇAISE évoque ainsi les dénonciations de gens par leurs propres concitoyens, la collaboration, ainsi que les amours clandestines et taboues qui donnèrent naissance à près de 100 000 enfants jusqu’à la Libération.
Aux yeux de Saul Dibb, le film est aussi un moyen de rendre hommage à Denise Epstein : « Elle ne s’est jamais appesantie sur les horreurs de son passé : elle ne voulait ni replonger en arrière, ni rappeler sans cesse la mort de sa mère. »
C’est en 2007 que TF1 Droits Audiovisuels acquiert les droits d’adaptation du roman, choisit de tourner le film en anglais afin de toucher un plus large public et fait appel au cinéaste britannique Saul Dibb.
Saul Dibb : « J’ai tout de suite imaginé Lucile au coeur du récit et décidé que l’action se passerait dans le village. Il suffisait ensuite d’intégrer quelques-uns des événements clés du premier livre. J’ai donc imaginé le cadre campagnard de Dolce avec les réfugiés décrits dans Tempête en juin. L’intrigue est donc essentiellement celle de Dolce, à la différence majeure du final, puisque nous avons choisi de l’élaborer à partir des notes laissées par Irène sur son troisième roman.

 

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Cela nous a permis d’avoir un dénouement bien plus dur que celui de Dolce. Vu ce qui s’est pas

 

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sé en France et ce qui est arrivé à Irène, je ne pouvais pas me satisfaire du côté doux-amer de Dolce. Vous pouvez vous contenter d’un roman inachevé, pas d’une fin ouverte pour un film abordant un tel sujet. »

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