10 novembre 2011

Lady The Lambkeeper revisite Dylan J'adore

373706_40421237407_25571689_n.jpgBob Dylan revisité par cette jeune artiste américaine, et de quelle façon...

 

All I really Want to do, l'un des standards américains, et qui avait été également repris par la grande Cher, lorsque cette dernière commença une carrière solo, revient sur le devant de la scène grâce à Lady The Lambkeeper. Un drôle de nom, pour un petit bout de femme, pas plus haute que trois pommes mais au talent certain. J'adore sa version, car elle est à tous points bien ancrée dans le style de l'époque. Les années 60 défilent lorsque je l'écoute, et je me le remets en boucle. Merci PerezHilton pour la découverte.

14 septembre 2011

George Harrison vu par Martin Scorcese

gh.jpgAprès avoir réalisé un super docu-film sur les Pierres qui roulent, aka "The Rolling Stones" et Bob Dylan, Martin Scorcese vient de finir un documentaire sur George Harrisson, décédé en novembre 2001, intitulé "Living in a material World" Le film composé d'images d'archives, et d'interviews sera projeté les 5 et 6 octobre sur la chaîne HBO Outre-Atlantique. On y rencontre Yoko Ono,Ringo Starr, Paul McCartney, Jeffrey Lynne, Phil Spector, Eric Idle (Monty Python)   Eric Clapton..

Et maintenant, Scorcese va entamer un bio-docu sur Frank Sinatra..

Voic la bande-annonce..

 

et une site intéressant : http://byrds.tistory.com/199

 

02 septembre 2011

Les Frères Coen tournent...

vanronk.jpgdavedylan.jpgLes très prolifiques frangins se sont associés avec Studio Canal pour commencer le tournage de Inside Llewyn Davis, qui survole la lutte d'un chanteur de folk dans le New York des années 60, basé sur la vie de Dave Van Ronck, un chanteur à la stuture plus qu'imposante qui décède en 2002, et qui fut une source d'inspiration pour Bob Dylan et Joni Mitchell.
 

 

26 août 2011

Charlotte Gainsbourg chante entre deux tournages...voici le clip

charlotte452_1.jpgC'est le 6 septembre que Charlotte Gainsbourg sortira son dernier opus..Intitulé Terrible Angels, un extended Play sur la marque Elektra , avec deux morçeaux principaux, dont l'un le titre phare, composé et écrit parBeck,  le collaborateur de Charlotte,  et l'autre "Memoirs" composés et écrit par Conor O'Brien, aka Villagers..Le cd inclut également deux vidéos, une version live  de "Just like a Woman" de Bob Dylan, et une du titre principal...Le clip réalisé par Nathalie Canguilhem, suit Charlotte alors que cette denrière fait d'étranges découvertes dans un parking, le tout orchestrée par une chorégraphie où elle danse, marche et saute en compagnie de quelques clônes. Surprenant dans le chef de Charlotte, d'habitude plutôt zen

Ce qu'elle découvre dans ce parking reste mystérieux jusqu'à la fin. Mais par contre, l'univers proposé par Charlotte gainsbourg est vraiment nouveau aussi. Oscillant entre pop et électro-pop. J'aime bien!

Merci au site  over at Pitchfork.tv.

 

18 mars 2010

My Own love Song D'Olivier Dahan. Concours ici!

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(Un clic sur le poster pour y accéder)
Sur le site officiel du film
My Own Love Song ainsi que sur la page Facebook il y a un jeu  concours en ligne,  avec comme principaux lots un lecteur Blu-Ray, des CDs de Bob Dylan (compositeur de la bande-originale du film) ou des DVDs des précédents film d'Olivier Dahan.

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Jane (Renée Zellweger), une ex-chanteuse devenue handicapée à la suite d’un accident, reçoit des nouvelles de son fils. En effet, Devon reprend contact avec sa mère car il souhaite l’inviter à sa communion. Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey (Forest Whitaker) arrive à la convaincre d’entreprendre ce périple à travers les Etats Unis. C’est au cours de ce voyage et des rencontres qu’ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d’amour.

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Tout le dossier, un clic sur: http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/post/7695357...

26 février 2010

Que ce film à l'air bien!

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My Own Love Song, le nouveau long mètrage de Olivier Dahan, qui après le magnifique  "La Vie en Rose-La Môme" signe ici une réalisation superbe et flamboyante! Un road-movie tourné en Louisiane dont on connaît les magnifiques paysages, et au Kansas, et qui fait de ce long-mètrage un film très esthétique! Je suis impatiente de reçevoir l'invit' pour la vision-presse, vu que je suis une inconditionnelle de  Zellweger.

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Jane (Renée Zellweger), une ex-chanteuse devenue handicapée la suite dun accident, reçoit des nouvelles de son fils. En effet, Devon reprend contact avec sa mère car il souhaite l'inviter à sa communion. Malgré les craintes de Jane de retrouver son fils après des années et de faire face à son passé, son ami Joey (Forest Whitaker) arrive à la convaincre d'entreprendre ce périple à travers les Etats Unis. C'est au cours de ce voyage et des rencontres qu'ils feront sur la route que Jane composera sa plus belle chanson d'amour.  C'est pour Zellweger, oubliant sa moue légendaire, l'un des rôles forts qui devraient la remettre en selle, et faire oublier ses réçents échecs dont "New In Town"   A noter que la musique à été confiée à un monstre sacré, Bob Dylan himself.

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Crédit photos : http://www.marsfilms.com/film/my_own_love_song/photos/sho...

19 décembre 2007

I'm Not There Sortie Belgique 19/12

 

poster (2)Avec Cate Blanchett, Richard Gere, Charlotte Gainsbourg, Heath Ledger, Christian Bale, Toutes les précédentes chroniques (2006-2007) sur le vrai-faux biopic de Todd Haynes. Super biens détaillées, avec interview réalisateur, clips, bande-annonces, photos, dossier complèt..Un clic sur:

http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/tag/1/I%20m%...

La presse: "Inattendu et gonflé! D’une virtuosité souvent vertigineuse (...)le film emporte l’adhésion."
Le Soir
"

Le projet cinématographique le plus audacieux de l’année." Telemoustique  -

"Kaléidoscope sublime directement inspiré du mythe Bob Dylan et de son corollaire musical, "I'm Not There" se classe avec évidence parmi les plus beaux films découverts cette année." Les Inrockuptibles 

 L'un des meilleurs films de l'année, et une hallucinante Cate Blanchett MichCiné!

09 décembre 2007

Oscars le Buzz bat son plein Prévisions.

32851275Le Oscar Buzz bat son plein. Les pronostiques vont bon train, et les noms des "nominés" prétendants à la fameuse statuette dorée se font de plus en plus précis. Selon mes sources, cela ressemble à ceci:  de

Meilleur film   "Atonement," "American Gangster"  "Charlie Wilson's War," "The Diving Bell and the Butterfly," "Gone Baby Gone," "Into the Wild," "Juno," "The Kite Runner" "Michael Clayton" "No Country for Old Men" "Ratatouille," "There Will Be Blood" "Sweeney Todd"

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Meilleur réalisateur: Ridley Scott ("American Gangster")   Joe Wright ("Atonement"), Sidney Lumet ("Before the Devil Knows You're Dead") Julian Schnabel ("The Diving Bell and the Butterfly") Sean Penn ("Into The Wild")  Ben Affleck ("Gone Baby Gone") Marc Forster ("The Kite Runner" Chroniqué ici) ) Joel and Ethan Coen ("No Country for Old Men"), Tim Burton ("Sweeney Todd") Paul Thomas Anderson ("There Will Be Blood"). Tony Gilroy ("Michael Clayton")

easternMeilleur acteur, le choix est bien plus cornélien, car la liste est longue, et tous ont apporté quelque chose dans chacun de leurs rôles: Denzel Washington ("American Gangster"), Brad Pitt ("The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford"), Russel Crowe ("3:10 To Yuma)  James McAvoy ("Atonement") Viggo Mortensen ("Eastern Promlises") Casey Affleck ("Gone, Baby, Gone") Philip Seymour Hoffman ("Before the Devil Knows You're Dead" or "The Savages") Tom Hanks ("Charlie Wilson's War") Mathieu Amalric ("The Diving Bell and the Butterfly")  John Cusack ("Grace is Gone") Tommy Lee Jones ("In the Valley of Elah"), Emile Hirsch ("Into the Wild") Ryan Gosling ("Lars and the Real Girl"), George Clooney ("Michael Clayton"), Josh Brolin ("No Country for Old Men") Johnny Depp ("Sweeney Todd") Daniel Day-Lewis ("There Will Be Blood"). Richard Gere ("The Hoax") (soulignés, mes favoris)into

Idem pour cette catégorie là. Les meilleures actrices sont légions, et je ne voudrais pas comme le jury,  devoir choisir entre : Amy Adams ("Enchanted") Keira Knightley ("Atonement") awayJulie Christie ("Away From Her") Ellen Page ("Juno") Marion Cotillard ("La Vie en Rose") Tang Wei ("Lust, Caution") Halle Berry ("Things we Lost in Fire") Angelina Jolie ("A Mighty Heart") Laura Linney ("The Savages"), Helena Bonham Carter ("Sweeney Todd") J'ai vu les films soulignés et les  autres en sneak-préviews, et je balance  entre Jolie-Christie-Page et surtout Cotillard. Et quelque sera le choix, je serai déçue.

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Acteur dans un second rôle : Ben Foster ("3:10 to Yuma"), que j'ai particulièrement apprécié dans Alpha Dog,  Josh Brolin ("American Gangster"), Casey Affleck ("The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford"), Russel Crowe ("American Gangster") Paul dano ("There Will Be Blood") Philip Seymour Hoffman ("Charlie Wilson's War"), J.K Simmons ("Juno") Max von Sydow ("The Diving Bell and the Butterfly"), John Travolta ("Hairspray") Robert Downey Jr ("Zodiac") Tom Wilkinson ("Michael Clayton"), Javier Bardem ("No Country for Old Men"), Tommy Lee Jones ("No Country for Old Men") Second rôle c'est aller vite en besogne, car la plupart des acteurs repris ici tiennent l'affiche dans chaque scène. J'ai toujours dit, et je persiste et signe  que les seconds rôles de nos jours sont bien plus  que de simples faire-valoir. Travolta par exemple est présent tout le long du film....Casey Affleck mène son enquète du début jusqu'à la fin du film. il n'y a pas une seule scène où son visage n'apparaît pas, même en silhouette....conclusion, des seconds couteaux qui valent largement les stars..0033_DF-00745_copy
...Amy Adams et Casey Affleck dans Gone, Baby, Gone un superbe premier film de Ben Affleck.

La liste des meilleurs seconds rôle féminins est moins longue, mais pas moins relevée pour autant: : Olympia Dukakis ("Away From Her") Amy Ryan ("Gone Baby Gone") Julia Roberts "Charlie Wilson's War") Cate Blanchett ("I'm Not There"), Catherine Keener ("Into the Wild"), Allison Janney ("Juno"), Tilda Swinton ("Michael Clayton") Saoirse Ronan ("Atonement") Toutes sont de vrais "seconds rôles" sauf Cate Blanchett, louée par la critique mondiale, pour son ahurissante personnification de Dylan dans I'm Not there, et loin de n'être qu'une simple apparition dans l'ombre. Mais il est vrai que partager une histoire en six volets, relève automatiquement d'un second rôle. Dommage qu'elle ne puisse pas concourir dans la catégorie suprême. Et, second rôle c'est vite dit. Si ces vedettes là ne donnaient pas le meilleur d'elles-même, les premiers rôles ne seraient pas ce qu'il sont non plus.

22 novembre 2007

Esquire a élu les 6 personnalités les plus marquantes du cinéma.


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Denzel Washington, American Gangster

Cate Blanchett, I'm Not There

Javier Bardem, No Country for Old Men

Jake Gyllenhaal, Rendition

Emile Hirsch, Into the Wild

Robert Downey Jr., Zodiac

 J'ai vu quatre des 6 films proposés, et je suis d'avis que s'il fallait faire un classement, je n'hésiterai pas à mettre Cate Blanchett en pôle position, pour son étonnante personnification de Dylan, dans I'm Not There de Todd Haynes. Ensuite Emile Hirsch émouvant dans Into the Wild. Et les autres à égalité. Comme cela tout le monde est content.

Sources Esquire et Showbiz.

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16 novembre 2007

I'm Not There. Intervwiew Todd Hayes!

imnotthereposter_thumbnailEn marge de la sortie du très attendu faux-vrai biopic sur Bob Dylan "I'm not There-Supposition on a film on Bob Dylan" le réalisateur Todd Hayes a accordé une interview à quelques journalistes en Europe. I'm Not There raconte Bob Dylan sous l'angle de 6 "visions et étapes de sa vie" et la moindre des personnification, est celle de Cate Blanchett en Bob Dylan star androgyne.

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Est-ce que vous êtes de l’avis des fans de Bob Dylan qui le considèrent comme un trésor vivant de la culture américaine ? Croyez-vous que le film "I'm not there" va susciterchez les jeunes un regain d’intérêt pour sa carrière?

Todd Haynes : Les réussites artistiques de Dylan n’ont franchement pas besoin de mon soutien. Il y aura toujours ceux qui pensent qu’il est le plus grand compositeur de tous les temps et ceux qui s’en fichent totalement. Par contre, qu’on l’aime ou pas, on ne peut pas nier l’influence majeure de Dylan sur la musique populaire et sur l’évolution culturelle d’après-guerre. Il est le seul, avec les Beatles, à avoir façonné les années 60, du moins dans l’esprit des jeunes de l’époque. Pour ceux d’aujourd’hui, qui l’associent davantage à la génération de leurs parents, j’espère vraiment que ce film va dépoussiérer cette période et leur donner envie de revisiter la musique de Dylan.

Pour la préparation du film, vous avez, à l’évidence, visionné plusieurs fois le documentaire « Don’t look back» (1967), le film surle Festival Folk de Newport, ses concerts et lu son autobiographie, mais avez-vous pu vous entretenir avec certains de ses proches ?

En fait, pour la préparation de I’m not there, j’ai passé autant de temps sur sa vie que sur son apport artistique, j’entends par là ses chansons, ses écrits, ses interviews, ses films, ainsi que toutes les sources culturelles qui l’ont inspiré. Il n’a jamais été question de réaliser un biopic conventionnel ; j’ai donc préféré me concentrer sur les domaines où sa vie d’homme et sa pensée créative se rejoignaient ou se répondaient mutuellement. J’ai effectivement lu toutes ses biographies et même la plupart des livres qu’on lui a consacrés, mais je n’ai jamais vraiment mené des interviews de mon côté. Je pense que tous ceux qui étaient en quête du vrai Dylan ont échoué, et que personne ne pouvait approcher la vérité sans passer par le biais de la fiction. J’ai néanmoins parlé avec Suze Rotolo [NDT: la petite amie de Bob Dylan entre 1962 et 1964], c’est d’ailleurs elle qui m’a contacté, parce qu’elle avait entendu parler de mon projet et qu’elle craignait de se voir dénaturée à l’écran.
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Comment vous est venu l’idée de bâtir un scénario à trames multiples et de prendre autant d’acteurs différents que de fragments de la vie de Dylan?
Lorsque j’ai découvert Dylan pour la première fois, j’étais à l’université, mais j’ai ensuite arrêté de l’écouter. Ce n’est qu’à la fin de l’année 1999, à un moment charnière de ma vie, que j’ai ressenti le besoin de retourner à sa musique. Je pense que j’avais envie de retrouver cette fougue adolescente que Dylan avait nourrie à l’époque. Je quittais New York où j’avais vécu pendant quinze ans, pour rejoindre Portland (Oregon), où ma sœur habitait, et travailler là-bas sur un scénario. Ce que j’ignorais, c’est que je ne retournerais jamais à New York. Quelque chose était en train de se passer, mais je ne savais pas quoi exactement.
J’étais de plus en plus happé par Dylan, je découvrais des morceaux inédits et je dévorais tous les livres qui me tombaient entre les mains. Plus je lisais, plus je réalisais à quel point ses changements humains et artistiques caractérisaient sa vie. Le seul moyen d’en rendre compte était d’utiliser le pouvoir de la fiction, de distiller sa vie et son travail en une mosaïque de Dylan et d’histoires différentes. Les sept personnages qui en ont finalement émergé me semblent englober les sujets et les motivations majeurs qui ont déterminé sa vie et son travail, même si la plupart puisent leur source dans les années 60.
Pendant que je travaillais sur le scénario de Loin du paradis, le concept de base et les premiers jets de I’m not there ont pris forme. A la fin de la première année passée à Portland,
nous avons obtenu les accords de la part de Dylan pour poursuivre le projet. Mais le gros des recherches et de l’écriture n’a débuté qu’en 2002, après la sortie de Loin du paradis.
Réunir toutes les premières moutures du scénario réclamait un travail considérable et c’est là qu’Oren est intervenu. C’est un brillant scénariste et quelqu’un en qui j’ai toute confiance : il m’a rejoint à Portland et nous avons commencé par tout mettre à plat pour aboutir à un scénario d’une taille et d’une forme cohérentes. Le processus a été rude mais bien plus amusant à deux que tout seul. Nous avons abouti à une version définitive du
scénario fin 2004.


Il y a aujourd’hui une masse de documents sur la vie de Dylan et ses fans la connaissent parcœur. Qu’est-ce que vous pensez apporter de neuf à la compréhension de l’artiste ?

J’espère surtout faire voler en éclats tous les préjugés concernant Dylan et exposer ses multiples facettes, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur, dévoiler sa créativité, en prise avec des époques et des lieux spécifiques, et son incarnation d’une Amérique plurielle, entre conflits, rébellions et traditions.

Comment espérez-vous que les fans de Dylan perçoivent le parti pris radical que vous avez choisi ?

Les fans les plus intransigeants sont nombreux. Je suppose que le film va les plonger dans un débat enragé et susciter autant d’exaltation que d’indignation.

C’est votre troisième film, après votre court Superstar : The Karen Carpenter Story et Velvet Goldmine, à explorer la scène musicale. Pourquoi avoir cette fois choisi l’univers de Bob Dylan ?

C’était incontournable pour moi de réaliser un film sur Dylan, je l’aurais fait même si je n’avais pas été sensible à sa musique. C’est une figure de la culture d’après-guerre trop essentielle et fascinante pour ne pas être un jour l’objet d’une fiction dramatique.

Comment avez-vous opéré le tri des chansons présentes dans le film parmi l’immense répertoire de Dylan ?

Les chansons du film ne sont pas forcément mes préférées ou celles considérées comme les meilleures de Dylan. Avant tout, elles devaient nourrir la trame et les ressorts dramatiques du film. En même temps, je pense qu’il était important d’avoir des chansons prestigieuses, comme « All Along the Watchtower» ou « Visions of Johanna», et d’autres moins connues, voire obscures, tel que « I’m not there» qui donne au film son titre. Je voulais aussi un mélange des enregistrements faits par Dylan et des reprises d’artistes contemporains. Ça nous a permis de prolonger et de donner un coup de fouet à son impressionnant répertoire, de ressusciter des chansons comme « Going to Acapulco» et « Pressing On».

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Quelle est la raison d’être d’un tel film aujourd’hui ?


Il y a de multiples raisons, même si je n’en avais pas conscience lorsque l’idée m’est venue en tête. Toutes ces années passées à développer et à écrire I’m not thereont été aussi les années phare de l’administration Bush et de la guerre en Irak. Je me suis souvent senti très proche du personnage de Claire, interprété par Charlotte Gainsbourg, qui regarde, impuissante, se dérouler la guerre du Vietnam à la télévision. Une grand partie de ma propre colère et de ma stupéfaction, je l’ai exprimée, canalisée à travers cette chronique des années 60 : hormis des points communs avec la guerre en Irak, cette période était marquée par une opposition militante et bruyante, à cent lieues des années Bush/Cheney. Tout au long de l’écriture, j’avais vraiment le sentiment d’évoquer un monde mort et enterré, radicalement différent de celui dans lequel je vivais. Aujourd’hui, les répercussions catastrophiques de la période Bush ont infléchi le destin du pays, amorçant pour certains la fin de l’ère conservatrice débutée dans les années 60 et facilitant, du coup, l’accueil d’un film comme I’m not there: j’y rappelle l’enjeu crucial de se battre pour une société libre, et le fait que cet idéal s’est perdu en chemin.

Quelles libertés vous êtes-vous accordé quant à la vie de Dylan ? Vous êtes-vous au contraire autocensuré sur certains points ?

I’m not there  ne prétend pas être un film somme sur Bob Dylan, égrenant tous ses abus de drogue et ses infidélités. Mais il n’est pas non plus édulcoré. Les caprices de Dylan, ses excès, ses accès d’agressivité, ses affabulations, ses idées controversées, tout cela jalonne le film. Mais il faut reconnaître à Dylan une manière d’être qui n’a cessé de me conforter dans la façon dont j’appréhendais l’homme. Son comportement n’en finit pas de me surprendre et c’est de lui que le film tire son honnêteté et sa complexité.

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Est-ce que vous pourriez nous éclairersurle chapitre concernant Billy le Kid ?


Ce passage est une référence directe à l’un des exils de Bob Dylan, loin de la vie publique.
C’est celui qui a suivi son accident de moto en 1966 : il a décidé de rester à Woodstock pour récupérer, après avoir annulé tous ses concerts et il y a fondé une famille.
Durant ces quelques années, il a travaillé sur les
« Basement Tapes », sorti le magnifique album « John Wesley Harding », rencontré Johnny Cash sur l’album « Nashville Skyline » : toute cette période témoigne d’un apaisement à travers la mise en valeur des racines country. J’ai toujours associé ces années-là à une image de Dylan, réfugié au sommet d’une montagne imaginaire. Ace moment, il était parvenu à la fois à se préserver, et à continuer de créer, loin des influences modernes. D’une certaine manière, il est toujours resté sur cette montagne, il n’est jamais revenu à l’existence qu’il menait au début des années 60. Bien sûr, il est réapparu sur la scène publique, il s’est lancé dans une série de concerts, mais je pense que le mystère qui l’entoure encore aujourd’hui est né à cette époque-là.
Dans le film, je voulais vraiment trouver un moyen d’exprimer cette rupture, en dissociant totalement ce Dylan des autres. La country, le retour aux sources de la musique traditionnelle américaine, le fait qu’il a participé peu après au
Pat Garrett et Billy le Kid de Peckinpah, m’ont naturellement conduit au western.
Enfin, il y a une référence qui compte beaucoup pour moi, c’est « La république invisible » écrit par Greil Marcus : dans cet essai, il s’intéresse aux « Basement Tapes » et voit dans ces bandes enregistrées en secret le reflet d’une Amérique clandestine en quête de ses racines, qu’il décrit comme une ville mythique. Ces écrits m’ont aidé à imaginer la ville de Riddle où se réfugie Billy dans le film.


Que représente le personnage de Pat Garrett, incarné par Bruce Greenwood ?

Pat Garrett est le shérif qui s’est acharné à la perte de Billy le Kid. Tout au long du film, et quelles que soient les incarnations de Dylan, j’ai voulu esquisser l’image de quelqu’un hanté par ses contradictions, en quête éternelle de lui-même : pour Billy, Pat Garrett est le symbole de cette menace permanente, de cette fatalité à laquelle il ne cesse de vouloir échapper. Lorsqu’à la fin, Billy reprend encore une fois la route, c’est à la fois ce Dylan qui nous glisse entre les doigts et l’idée d’une fuite sans fin.
Et puis, j’aimais le parallèle entre Dylan et Billy le Kid : tous les deux sont des mythes que s’approprient les gens, parfois au-delà du raisonnable. Prenez Billy le Kid : certains Américains persistent stupidement à le croire vivant et
d’autres ont récemment voulu exhumer le corps pour des tests ADN
!


On sait que Bob Dylan vit en reclus et que c’est le premier et le seul film auquel il a donné son aval. Quelle a été sa réaction et quel a été son apport au film ?

Je n’ai jamais rencontré ni parlé à Bob Dylan. Je sais que si j’en avais fait la demande, j’aurais pu en avoir l’occasion, mais je n’en ai jamais ressenti le besoin. D’un autre côté, Jeff Rosen, son manager de toujours, s’est montré extrêmement concerné et généreux envers la production depuis le début. C’est lui que Christine Vachon et moi avons contacté en premier à l’été 2000, par l’intermédiaire de Jessie, l’aîné des fils de Dylan, qui est un réalisateur indépendant vivant à Los Angeles. Après lui avoir résumé l’histoire, Jeff m’a demandé de condenser l’idée de base sur un bout de papier, en me conseillant d’éviter toute référence à des clichés du style, « Le génie de Dylan », « Dylan, porte-parole d’une génération ». Et voilà ce que ma proposition, baptisée « I’m Not there : Suppositions on a Film Concerning Dylan ».J’ai envoyé le texte et la copie de quelques-uns de mes films à Dylan et, quelques mois plus tard, j’obtenais son accord, sans aucun doute grâce à l’appui de Jeff Rosen. Aujourd’hui encore, j’ai du mal à y croire !
p2Pourquoi avoir intitulé votre film I’m not there ?


C’est le titre d’une chanson mythique et jamais commercialisée par Dylan, extrait des « Basement Tapes », enregistré avec The Band à Woodstock en 1967, alors que Dylan récupérait de son accident de moto. Cette chanson a été écrite au final par des écrivains tels que Greil Marcus et Paul Williams, et figure deux fois dans le film, dans sa version originale et dans une reprise grandiose de Sonic Youth. Personnellement, ce titre m’évoque le célèbre vers de Rimbaud – qui est cité d’ailleurs dans le film - : « Je suis un autre », ainsi que le thème de l’errance personnelle que le point de vue du film - un Dylan multiple - tente d’illustrer.

Comment avez-vous imaginé l’esthétique et la mise en scène propres aux différents chapitres du film ?

Fondamentalement, le film est imprégné des sixties qui est, selon moi, la décennie phare pour Dylan. C’est aussi une époque qui, plus que n’importe quelle autre, a produit son propre langage esthétique, et charrié autant d’opinions et de styles contrastés. Les sixties ont le cœur et le ciment artistiques du film, même si il y a eu d’autres influences. J’ai déjà évoqué le parti pris du western pour l’histoire de Billy. Celle de Woody se réfère à l’imagerie d’une pastorale américaine, à En route pour la gloire d’Hal Ashby [NDR : avec David Carradine, dans le rôle de Woody Guthrie, 1976], à Un homme dans la foule d’Elia Kazan, plus généralement à tous ces films de tradition libérale qui s’interrogeaient sur l’idée de représentation d’une Amérique authentique.
Les histoires de Jack et du pasteur John, je les ai conçues dans un style réaliste, informatif, à la manière d’un documentaire des années 80, qui se pencherait, avec une distance critique, sur un mythe folk des années 60. Ça me permettait, dans le film, de faire ressentir au spectateur l’absence physique de Jack, associée à une certaine nostalgie. Pour le chapitre concernant Jude, le choix du noir et blanc découle d’une référence au 8 1/2 de Fellini : ça me semblait parfait pour véhiculer à la fois la créativité de l’artiste et la furie surréaliste du monde qui l’entoure. Jude subit une attaque quasi hystérique contre sa musique, sa personne : les chansons, notamment de « Blonde on Blonde », et le style du film reflètent cette spirale dans laquelle s’enfonce Jude.
Dans le volet consacré à Robbie, il y a ce mélange d’histoire intime et de contexte politique avec le Vietnam : à cette époque, on a vu une inflation de films engagés, ou au contraire romantiques, pour contrebalancer la noirceur de la guerre. C’est ce que cette partie met en lumière, à travers le personnage de Claire : c’est une femme courageuse, au sens où elle cherche le moyen de s’exprimer, de vivre par elle-même.

A propos de Charlotte Gainsbourg, qu’est-ce qui vous a conduit vers elle ?

C’est la première des comédiennes à laquelle j’ai songé, avant tous les autres acteurs du film. Pendant l’écriture, lorsque je pensais à Claire, je pensais à Charlotte : je l’avais constamment en tête, après les films que j’avais vus d’elle, je voyais ses longs cheveux noirs, sa personnalité à la fois attachante et secrète.
J’ai adoré sa manière de jouer Claire, parce qu’elle en a fait une femme moderne qui, j’espère, aura des résonances auprès du public. Elle a réussi en quelques scènes à lui conférer une profondeur et un sens.


I'm_not_There_(3)Comment avez-vous choisi les autres comédiens, notamment Cate Blanchett ?

Je ne pourrais pas être davantage comblé par ces acteurs, et ça vaut pour les rôles principaux comme pour ceux que nous avons découverts à Montréal. En fait, j’ai choisi les meilleurs que je pouvais trouver. En ce qui concerne le rôle de Jude, il fallait qu’il soit joué par une femme. C’était, selon moi, la seule manière de représenter la beauté androgyne de Dylan en 1966, même si je pense que ce qui était dérangeant à l’époque l’est beaucoup moins aujourd’hui. Evidemment, il fallait une actrice de la trempe de Cate Blanchett pour conférer au personnage cette profondeur et cette subtilité qui sidèrent à la vision du film.

Quelle était la marge de manœuvre des acteurs dans leur interprétation ? Comment avez-vous préservé l’essence de ce qu’est pourvous Bob Dylan ?

Tout au long de la phase de préparation du film, j’ai inondé les acteurs principaux d’une masse de support visuel concernant Dylan et de références esthétiques que j’avais moi-même dessinées pour chaque histoire. En plus, j’ai fait des compilations des chansons et interviews qui inspiraient leurs personnages. Je n’ai demandé à aucun d’eux d’imiter Dylan, mais plutôt de s’inspirer des intonations, looks et styles propres aux divers épisodes de sa vie. Il en résulte une galerie d’interprétations habitées de Dylan, sans compter que les coiffeurs, les maquilleurs et les costumiers ont collaboré étroitement avec les acteurs pour trouver l’apparence en adéquation avec les époques et les lieux.

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Quelle est votre chanson préférée de Dylan et pourquoi ?

Je n’ai pas UNE chanson phare. Mais le disque que je préfère reste « Blonde on Blonde »,le premier double album de la période rock :sa modernité baroque et ses accents de mélodrame urbain me stupéfient encore aujourd’hui.
Qu’est-ce que vous rêveriez d’entendre Dylan vous dire, après avoir vu le film?

J’aimerais surtout que le film le fasse rire. Et qu’il me dise: « I’m STILL not there » !

Il m'a été impossible de faire plus court. Il y a tellement de choses à dire sur ce film, que nous avons laissé parler Todd Haynes, et que je vous soumet son interview au complèt "brut de décoffrage" en vous disant en guise de conclusion :Allez voir"I'm not there" Primo pour son côté novateur, secundo pour l'idée, et tertio pour tous les acteurs, mais spécialement Cate Blanchett en Dylan Androgyne. Absolûment parfaite. Mich.

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 Avec l'aimable collaboration de Caro de Cinéart.





18 octobre 2007

Hilary Swank-Cate Blanchett-Marion Cotillard-Orson Welles-Einstein-

HilarySwank_MichealCaulf_WireImageHilary Swank va tourner dans un film biographique relatant le destin tragique de l'aviatrice Amelia Earhart,  disparue au dessus du pacifique en 1937, alors qu'elle tentait d'accomplir un vol solo autour du monde. Le Lindberg féminin en somme.  

Sources New-York Post (page 6)


 poster (2)L’actrice australienne Cate Blanchett, qui partage la direction artistique de la Sidney Theater Company avec son mari Andrew Upton va diriger sa première pièce adaptée du livre de Joan Didion The year of magical thinking. Le livre raconte l’année de deuil de la romancière après la mort soudaine de son mari, romancier et scénariste John Gregory Dunne.
Cate Balnchett  est également sur la scène dans une adaptation du cycle " The war of roses "de William Shakespeare, pièce qui a déjà fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Sean Connery.   Ce cycle réunit toutes les pièces du dramaturge traitant de la guerre civile anglaise comme Richard II, Henry IV, Henry V, Henry VI et Richard III.
A noter que l'actrice connaît bien l'Angleterre elizabethaine puisqu'elle a jouer la reine Elizabeth par deux fois dans Elisabeth et Elisabeth L'Âge d'Or , bientôt sur nos écrans.

Actualité: Cate Blanchett est à l'affiche du très attendu  'I'm Not There', de Todd Haynes. Faux biopic sur Bob Dylan, programmé au festival de Gand en Belgique..
Sources Show Bizz.


 cotillard
Edith Piaf au Panthéon d'Hollywood. Et Marion Cotillard n'y est pas étrangère. Déjà détentrice d'un César du Meilleur second rôle pour "Un long Dimanche de fiancailles" , elle est devenue une des grandes favorites dans la course à la statuette du  du Meilleur rôle féminin aux prochains Oscars 2008. Tout plaide en sa faveur, un Swann d'Or de Meilleur actrice au Festival du Film Romantique à Cabourg cette année, et bintôt le prix de l'Actrice de l'année pour son époustouflante interprètation dans "La Môme" au prochain festival du Film d'Hollywood (chronique ) de Los Angeles qui démarre mercredi prochain. En dépit du fait que  c'est "Persepolis" de Marjan Satrapi, qui eu la préférence pour défendre les couleurs françauses, dans la catégorie "Meilleur film en langue étrangère" on voit mal la statuette échapper à Marion Cotillard pour cette fabuleuse " Môme" qui je crois, va plus que probablement mettre à l'ombre le mauvais choix des français. (Tout profit piur Ben X notre petit films flamand???? qui sait). Ah j'oubliais, il va falloir surveiller de près cette comédienne qui accumule les distinctions, elle est aussi Révélation de l'Année au Festival International du Film de Palm Springs qui se tiendra en janvier prochain.
Sources Variety et Comme au cinéma.

Filmographie sélective. Ces derniers rôles.

Death Instinct (2008)
Ennemi public n° 1, L' (2007)
Môme, La (2007) .... Edith Piaf
A Good Year (2006) .... Fanny Chenal
Fair Play (2006) .... Nicole
Dikkenek (2006) .... Nadine
Toi et moi (2006) .... Lena
Boîte noire, La (2005) .... Isabelle Kruger/Alice
Sauf le respect que je vous dois (2005) .... Lisa
Mary (2005) .... Gretchen Mol
Ma vie en l'air (2005) .... Alice
Edy (2005) .... Céline/La chanteuse du rêve
Cavalcade (2005) .... Alizee
Un long dimanche de fiançailles (2004) .... Tina Lombardi


citizen-kaneLe seul Oscar jamais remporté par Orson Welles, celui du meilleur scénario pour son chef d'oeuvre "Citizen Kane", sera vendu aux enchères le 11 décembre prochain à New York, a annoncé mardi la maison d'enchères Sotheby's. Il est estimé entre 800 000 dollars et 1,2 million de dollars.  La statuette dorée, dont on pensait qu'elle avait été perdue par Orson Welles lui-même, a refait surface en 1994 et au terme d'une longue bataille juridique a été remise à ses héritiers. Elle a été acquise en 2003 par la fondation Dax, une organisation caritative basée à Los Angeles. Les recettes de la vente serviront à financer ses actions dans le monde entier.

"Citizen Kane" d'Orson Welles, l'histoire d'un magnat de la presse incarné par lui-même et inspiré manifestement de la vie de William Randolph Hearst, a été élu le meilleur film de l'histoire par l'Institut du film américain en 2007 et l'Institut du film britannique en 2002.  Si «Citizen Kane» demeure indélogeable, le top 10 a connu quelques changements avec l'arrivée de nouveaux venus dont le film "Raging Bull"de Martin Scorsese qui est passé de la 24ème à la 4ème position et "Vertigo»" d'Alfred Hitchcock qui a fait un bond de la 61ème à la 9ème position. The Godfather de Francis Ford Coppola monte d'un rang et déclasse "Casablanca" en deuxième position alors que ce dernier est rétrogradé en troisième position. Les films «The Graduate» et «On The Waterfront» ont été exclus du top 10.

Parmi les autres bonds spectaculaires mentionnons celui du film "City Lights de Charlie Chaplin qui est passé de la 76ème à la 11ème position et le classique western "The Searchers" de John Ford qui saute de la 96ème à la 12ème position.

Parmi les nouveaux films lancés entre 1996 et 2006 qui ont faits le top 100 mentionnons «The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring  (50ème position), Saving Private Ryan (71ème position), Titanic (83ème position) et The Sixth Sense (89ème position).

Le top 100 a été choisi par un jury composé de 1 500 participants dont des cinéastes, des acteurs, des scénaristes, des critiques et autres membres de l'industrie du cinéma. 
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Voici le top 20 de l'American Film Institute


1. Citizen Kane, 1941.  2. The Godfather, 1972.

3. Casablanca, 1942.  4. Raging Bull, 1980.

5. Singin' in the Rain, 1952. 6. Gone With the Wind, 1939.

7. Lawrence of Arabia, 1962.  8. Schindler's List, 1993.

9. Vertigo, 1958.  10. The Wizard of Oz, 1939.

11. City Lights, 1931.  12. The Searchers, 1956.

13. Star Wars, 1977.  14. Psycho, 1960.

15. 2001: A Space Odyssey, 1968.  16. Sunset Blvd. , 1950.

17. The Graduate, 1967.  18. The General, 1927.

19. On the Waterfront, 1954.  20. It's a Wonderful Life, 1946.

Dommage qu'à l'instar Des Temps Modernes" de Charlie Chaplin (11), son autre pièce maîtresse "The Dictator" que l'on vient de revoir sur Arte cette semaine, ne soit pas repris dans les 20 premiers.

Sources AFI Academy .



307 Lionsgate développeraun film biographique sur les années de formation d'Albert Einstein, physicien théoricien, mathématicien et icône du 20ème siècle.
La compagnie a acquis les droits sur la vie du scientifique ainsi que sur la biographie «Einstein: His Life and Universe» écrite par Walter Isaacson, l'ancien biographe et le seul à avoir eu accès aux archives privées d'Einstein. Le film sera produit par Alan et Gabe Polsky.
Einstein a légué sa correspondance et ses papiers à l'Université Hébraïque de Jérusalem qui en a permis l'accès aux producteurs par le biais de l'Agence Roger Richman. Les producteurs affirment que le film se concentrera sur la vie d'Einstein de l'âge de 20 à 40 ans, le film se terminant à l'époque où le scientifique remporta le prix Nobel de physique.

16 septembre 2007

London Film Festival. Programme.

lostUn festival se termine, un autre ouvre ses portes. Londres va dérouler son tapis-rouge pour un programme haut de gamme. Il faut néanmoins déplorer le retrait du film de Ben Affleck "Gone Baby Gone" que les organisateurs ont jugé trop près d'une certaine réalité, à savoir le cas Maddie (la petite "disparue" du Portugal)

Gala d'ouverture Eastern Promises de David Cronenberg.

Vainqueur hier au Toronto Film Festival...à la désaprobation générale.


Gala de clôture Darjeeling Limited de Wes Anderson.

 

Voici la liste non exhaustive des films projetés.

133_81197Caramel

Saving Grace

California Dreamin' de Criistian Nemescu, décédé quelques heures avant le montage final, dans un accident de voiture en 2006. Depuis lors, le film est projeté dans le monde entier, dans une version non-finie, ce qui ne l'empêche pas d'être encensé. J'ai eu la chance de voir

 californiaCalifornia Dreamin avec Armand Assante dans le premier rôle, et je puis vous dire que, c'est un des meilleurs films vus cette année. Grand Pirx du jury au Festival de Cannes "Un certain regard"

Redacted de Brian DePalma

City of Men

Chaos

lions for lambs
Tom Cruise, Meryl Streep et Robert Redford  Lions For Lambs, de Robert  Redford


Halle Berry et Benicio Del Toro  Things We Lost in the Fire.

 Brad Pitt et Casey Affleck  The Assassination of Jesse James.

Ellen Page, Jennifer Garner et Jason Batemen  Juno,

beemovieJerry Seinfeld Bee Movie

Emile Hirsch dans  Into The Wild, de Sean Penn

Mark Ruffalo et Joaquin Phoenix  Reservation Road

image1Chiwetel Ejiofor et Don Cheadle  Talk To Me

Cate Blanchett, Heath Ledger, Richard Gere, Ben Whishaw et Christian Bale, incarnant tous  Bob Dylan, dans I'm Not There de Todd Hayes 

Ang Lee Lust, Caution avec Tony Leung . Le film récompensé à Venise

Michael Moore et sa polémique médicale dans  Sicko

Julian Schnabel The Diving Bell and the Butterfly

planet terror presentationRobert Rodriguez  Planet Terror

Christian Bale dans le film de Werner Herzog Rescue Dawn

 Enchantment l'auto-parodie de Disney

John Cusack  et Grace Is Gone.

A Programme des Films on the square:

http://www.bfi.org.uk/whatson/lff/film_programme/film_squ...

Programme New British Cinema:

http://www.bfi.org.uk/whatson/lff/film_programme/new_brit...

Programme "The French revolutions:

http://www.bfi.org.uk/whatson/lff/film_programme/french_r...

Programme Cinéma Europa:

http://www.bfi.org.uk/whatson/lff/film_programme/cinema_e....

Festival de Toronto Eastern Promises vainqueur!

torontoEastern Promises " de David Cronenberg,   film sanglant sur la mafia russe mettant en vedette Viggo Mortensen et Naomie Watts a remporté samedi le prix du public au Festival international de films de Toronto.

easternun clic sur: http://www.focusfeatures.com/easternpromises/


"Juno", également projeté au prochain London Film festival, du cinéaste d'origine montréalaise Jason Reitman, a terminé deuxième au scrutin, tandis que "Body of War", l'émouvant documentaire sur la guerre en Irak de Phil Donohue, terminait au troisième rang.

Palmarès assez surprenant, parce d'une part, le film de Croneberg avait essuyé des critiques négatives de la part de la presse,  il y a quelques mois, arguant que la barre avait été placée très haut avec son précédent long-métrage "A History of Violence", et qu'il y avait aussi 2 films avec Keira Kneightley en avant-première "Atonement et Silk",  "Redacted" de Brian DePalma et "Battle for Hadinda" de Nick Bloomfield, qui même s'il traîtaient du même sujet, la guerre en Iraq, n'en montrent pas moins deux faces opposées,"Cassandra's Dream" de Woody Allen, "Control" de Corbijn, film que l'on retrouve dans tous les festivals, et...."I'm Not There" faux-vrai biopic sur Bob Dylan.

Le long métrage de Stéphane Lafleur, "Continental, un film sans fusil", a remporté le prix CityTV de la relève, remis au meilleur premier long métrage canadien, tandis que le prix de la Ville de Toronto pour le meilleur long métrage canadien a été remis à "My Winnipeg", de Guy Maddin.

Le film, qui raconte la vision personnelle de M. Maddin sur sa ville natale, sera d'ailleurs prochainement distribué aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Les journalistes affectés à la couverture du festival remettent chaque année le prix Diesel Discovery. Cette année, ils ont choisi la coproduction canado-britannico-mexicaine "Cochochi".

Le prix de l'innovation artistique a été remis à "Encarnacion", du réalisateur argentin Anahi Berneri, et le prix Fripresci, le prix de la critique internationale, a quant à lui été remis à "La Zona", de Rodrigo Pia.

Sources Toronto news.

13 septembre 2007

I'm Not there. Un faux-vrai biopic sur Dylan fascinant!

 imnotthereposter_thumbnailI'm Not There la dernière réalisation de Todd Haynes, un biopic sur Bob Dylan restera sans conteste dans les annales comme l'une des expériences cinématographiques les plus abouties....Parce que le réalisateur  ayant très bien compris qu'une Icône de la trempe de Dylan ne pouvait pas être proposée en termes de biopic simple, a demandé à son co-scénariste Oren Moverman de scinder Dylan en 7 parties, afin d' être interprètées par six acteur différents, lesquels sont censés représenter ltel un kaleidoscope, les différentes facettes de Dylan durant sa longue carrière.

 

 

I'm_not_There_(3)Le résultat est un faux-vrai-biopic fragmenté en différents segments et différentes couches de dialogues. Et comme le sujet principal du film Dylan le mystérieux,  cette façon de faire ne répond à aucune question sur l'artiste. . I'M not there ressemble à un documentaire  plein de compassion, présentée sous forme fictionnelle. Mais ceci malheureusement est aussi le défaut majeur du film, il nous taquinne avec ce que Dylan aurait dit, aurait chanté, aurait pensé, mais sous une forme fictionnelle dans laquelle, on a du mal à rentrer. Et, malgré la fascination qu'excercent Cate Blanchett, Heath ledger, Christian Bale, le public est en droit d'exiger la réalité ou supposée réalité.....(Le docu de Martin Scorcese No Direction Home à titre de comparaison) En dépit du prix d'interprètation remporté par Cate Blanchett au dernier festival de Venise, les producteurs ont décidé de ne commercialiser le biopic que dans un nombre restreint de salles, en tablant sur un buzz, un bouche-à-oreilles, et les louanges et nombreuses bonnes critiques récoltées dans les différents festivals....Pourquoi? Tout simplement, parce que ce film est déjà une gageure en soi, et qu'il doit servir de test, parce qu'il contient un grand segment musical, et que les dialogues n'auront peut-être pas besoin de sous-titres. Ici, je parle en termes américains, pour la traduction des chansons uniquement. Il va de soi, enfin je l'espère que les Européens auront de toute façon droit à une version sous-titrée.

cb1Bref, passons au pitch. Les Sept différentes incarnations du Dieu Dylan sont présentées dans des histoires plus ou moins chronologiques, avec pléthore de flash-back et interactions  (on appelle cela un film choral aujourd'hui) En premier lieu, on fait la connaissance de Dylan sous les traîts de Woody (Marcus Carl Franklin), un jeune noir de 11 ans, qui guitare sous le bras, jive comme personne et fait de superbes imitations de son idole Woody Guthrie. L'étape suivante, on fait la connaissance de Arthur, un poète comme Rimbaud (Ben Whishaw) qui apporte une réponse fugitive aux nombreuses questions posées par la commission McCarthy sur les supposés travaux subversifs de Dylan.... Ensuite nous arrive Robbie (Heath Ledger), dont le passage de l'ado plein d'idéalisme vers le désappointement, passera par son mariage avec une jeune française (Charlotte Gainsbourg) dont il aura deux enfants, avant de divorcer quelques années plus tard....Que dire ensuite de la performance hors normes et complètement androgyne de Cate Blanchett? Peu, puisqu'il n'y a pratiquement rien à ajouter à sa crédibilité. Elle incarne  un chanteur folk des années 60, cloué au pilori par ses fans et les médias, pour avoir abndonné le style protests songs qui fit sa renommée. Et enfin, Christian Bale qui incarne deux Dylan pour le prix d'un.....Jack, un chanteur contestataire englué dans la scène folk de Greenwich Village, et John, un pasteur qui est censé représenter le renouveau de Dylan dans les années 80.I'm_not_There_(2) Finalement, le plus symbolique des Dylan, reste Billy (Richard Gere)
sorte de Billy The Kid devenu adulte qui a échappé aux balles de Pat Garrett, et qui va s'installer dans une cité calme appelée Riddle Shadow Valley, une petite ville retro 19eme siècle, transformée d'une manière anachronique version 20ème. Cela semble confus et incompréhensible. Je vous l'accorde. Moi même je ne retrouve pas mes jeunes dans ce melting-pot. Alors il n'y a qu'à suivre les conseils proposés par Haynes, lors de la conférence de presse de Venise : laissez le film vous envahir et rêvez". Néanmoins, ce pose la question de savoir si certains curieux, non au courant du sujet, vont bien saisir le message, surtout que le film comporte une longue séquence de la tournée anglaise ratée de 1966. Paradoxalement cette séquence est l'une des plus fortes, alors que la scène dépeint une période où Dylan était très fragile, mais ne l'a pas empêché d'écrire ses plus belles oeuvres. Aux autres, ceux qui connaissent, le film, à coup sûr plaira, pour les nombreuses et belles images en noir et blanc, les larges paysages d'automne, et les clins-d'oeil au réalisateur des Sixties Richard Lester , le tout assaissonné de nombreux avatars de Dylan..... Sans oublier la musique, qui à elle seule justifie le fait qu'il faut aller voir ce faux-vrai-biopic. La sélection revisitée par des artistes contemporains, est magnifique, même s'il faut déplorer l'absence de Like a Rolling Stone et Blowing, rattrapés par une version sublime et bootleg de Moonshiner....., .

Sources dossiers perso et Boston News.

09 septembre 2007

Venise Palmarès!

mostra

- "La Graine et le mulet", chaleureux portrait d'une famille métissée d'un milieu modeste et fine chronique sociale signée par le franco-tunisien Abdellatif Kechiche, (47)  a remporté samedi le prix spécial du jury à la clôture de la 64e Mostra. Prix remis par la réalisatrice française Catherine Breillat.

"Nous avons été profondément touchés par l'accueil chaleureux reçu par le film et c'est cette chaleur humaine qui nourrit mon désir cinématographique", a ajouté le réalisateur vêtu de noir. Né en Tunisie en 1960, Kechiche a émigré en France et débuté sa carrière comme acteur au théâtre puis au cinéma, où il a été remarqué dans "Le thé à la menthe" d'Abdelkrim Bahloul, portrait d'un jeune Algérien vivant à Paris une dure vie d'exilé. Son troisième film, "La graine et le mulet"   porte un regard chaleureux sur une modeste famille franco-arabe .

 

Sources photos Site Pathé. Le terme espace presse ne fonctionne pas.2

graine2_240x320Synopsis: Sète, le port.
Monsieur Beiji, la soixantaine fatiguée, se traîne sur le chantier naval du port dans un emploi devenu pénible au fil des années. Père de famille divorcé, s’attachant à rester proche des siens, malgré une histoire familiale de ruptures et de tensions que l’on sent prêtes à se raviver, et que les difficultés financières ne font qu’exacerber, il traverse une période délicate de sa vie où tout semble contribuer à lui faire éprouver un sentiment d’inutilité. Une impression d’échec qui lui pèse depuis quelque temps, et dont il ne songe qu’à sortir en créant sa propre affaire : un restaurant. Seulement, rien n’est moins sûr, car son salaire insuffisant et irrégulier, est loin de lui offrir les moyens de son ambition. Ce qui ne l’empêche pas d’en rêver, d’en parler, en famille notamment. Une famille qui va peu à peu se souder autour d’un projet, devenu pour tous le symbole d’une quête de vie meilleure. Grâce à leur sens de la débrouille, et aux efforts déployés, leur rêve va bientôt voir le jour…Ou, presque…

Sources libé!



jjamesBrad Pitt à reçu le prix du meilleur acteur pour "The assassination of Jesse James by coward Robert Ford," d'Andrew dominik, Ang Lee Le Lion d'Or pour Lust Caution.
rzcb

La comédienne australienne Cate Blanchett a reçu la Coupe Volpi de la meilleure actrice pour son rôle d'un Bob Dylan androgyne dans "I'm not

there" (sous-titre- Suppositions on a film concerning Bob Dylan) de Todd Haynes. .cb1

Née le 14 mai 1969 à Melbourne, Cate Blanchett est l'une des plus talentueuses actrices de Hollywood où elle enchaîne les films avec les meilleurs metteurs en scène, de Steven Soderbergh ("The Good German") à Alejandro González Inárritu ("Babel"), en passant par Wes Anderson ("La Vie aquatique") ou Richard Eyre ("Chronique d'un scandale").L'actrice, absente pour cause de tournage à Los Angeles, a fait lire un message de remerciement à la tribune

Le réalisateur taïwanais Ang Lee a remporté le Lion d'or du meilleur film de la 64e Mostra de Venise avec son thriller érotique "Lust caution". Il s'agit de son deuxième prix au festival italien, deux ans après "Le secret de Brokeback mountain". "Vous êtes les sept Samouraïs pour moi, merci pour votre aide, c'est un grand honneur", a déclaré Ang Lee en se tournant vers les sept cinéastes qui composent le jury, après avoir reçu son prix des mains du directeur de la Mostra, Marco Müller. "Lust caution" relate une histoire d'espionnage et de sexe dans le Shanghai des années 1940, tirée d'une nouvelle éponyme d'Eileen Chang.

L'Américain Brian De Palma, 67 ans, a remporté pour sa part le Lion d'argent de la meilleure réalisation. Il a été récompensé pour sa vraie-fausse fiction sur la guerre en Irak: "Redacted". Le film éclaire crûment les "dommages collatéraux" causés par l'occupation militaire américaine en Irak en s'inspirant de la mort d'Abeer Qasim Hamza, violée et assassinée à quatorze ans par des soldats américains en mars 2006, dans la ville de Mahmoudiya.

Tout ceci sera plus détaillé demain par manque de temps à cette heure tardive.

Sources dossiers pros perso, et Libé, Canoé.