30 juin 2010

Io Sono l'Amore et The Tree. Deux superbes films!

Aujourd'hui 30 Juin 2010 était une journée particulière. Comme cela arrive de temps en temps, les maisons de distrtibution organisent une journée presse. Où les critiques cinéma pros, les journalistes et blogeurs, sont invités à un long marathon cinématographique. Et quand je dis marathon, je pense marathon! Il y avait 5 films au programme...

"The Tree" avec Charlotte Gainsbourg, "Babies" "Noir Ocean" de Marion Hänsel, "Copacabana" avec Isabelle Huppert, et  enfin Io Sono l'Amore" (I am In Love avec la troublante Tilda Swinton. Autant vous dire que j'ai du opérer un choix, car  loin de moi l'envie de passer toute une journée dans les salles obscures. J'ai donc opté pour Swinton que j'adore et Charlotte Gainsbourg que j'aprécie énormément. Pourquoi ce choix? Simplement parce que en dehors de "l'affection " que je porte à ces deux comédiennes, il se fait que j'avais déjà eu l'occasion de voir de longs extraits il y a quelques mois, Mes premières impressions avaient déjà été publiées ici, et aujourd'hui, elles n'ont pas changé d'un iota. Ce sont deux très beaux films, et tant Tilda que Charlotte portent véritablement le film à bout de bras.

 Avant d'aller plus loin, j'aimerai ajouter que ces journées presse ont ceci de particulier, c'est qu'elles permettent aux journalistes de déviser entre deux projections, ce qui n'est pas le cas aux visions-presse unique, et qu'il y a toujours un bon lunch à la clé.


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I Am Love que l'on peut appeler an operatic movie, survole à la manière de Visconti une famille milanaise aisée faisant partie de l'élite et des biens-nantis, dont le patriarche (Gabrielle Ferzetti) dans le château des recchi, riche famille d'industriels milanais,  s'apprête au grand dam de sa femme et de ses deux autres enfants, à cèder le relais à son fils Tancredi (Pipo Delbona) le mari d'Emma (Tilda swinton)et un de ses petit-fils Eduardo (Flavio Parcinti) lequel a pourtant bien d'autres projets...ouvrir un resto. Il voue une très grande "amitié" pour Antonio, un surdoué en cuisine qu'il va d'ailleurs présenter à sa mère. Cette rencontre déclenchera des passions longtemps réprimées et emmèneront Emma sur le chemin du retour à la vie.  I Am Love, où la politique de classe joue un rôle clé et alterne avec des moments de passion , la belle sérénité hyper-raffinée affichée par la sphère familiale  s'éffrite, et devient subitement la proie de pressions, petites et anodines en apparences. Ces transgressions aux règles établies dans la famille depuis des lustres, commencent à provoquer des troubles dans les moeurs et l'étiquette. Ce film n'est pas sans rappeler "Le Guépard" de Visconti, dont il reprend quelques thèmes, dont le moindre n'est pas, le luxe, la beauté, les privilèges de l'aristocratie, les coups bas. I Am Love propose encore de belles séquences cuisine à se pourlècher les babines, et n'est pas sans rappeler "Le festin De Babette". Bref, Io Sono l'Amore est un film entier, filmé en limite couleurs saturées, mais qui confèrent au long-mètrage de forts belles images de la nature dans ce qu'elle a de plus beau, de vastes étendues, des champs à perte de vue, et des fleurs partout. Quant à Tilda Swinton, on imagine avec peine qu'elle ne maitrise pas le russe et l'italien, tant elle le pratique à la perfection dans le film. Surtout que pour le rôle d'une expatriée Russe , elle doit même parler l'italien avec l'accent russe. Son jeu tout en nuances et retenue est tout simplement unique! Elle fait s'entrechoquer la modernité et la tradition d'une manière très subtile, et fait de  ce drame somptueux, ambitieux et complexe, une belle leçon de cinéma. Je soulignerai la façilité avec laquelle, elle passe de sa vie monotone et stéréotypée de mondaine blasée, à celle de "reborn" lorsqu'elle ressent les premiers émois de l'amour. Cette actrice un peu mystérieuse, née pour être à l'écran, sait tout faire, et ce film est à la mesure de son immense talent. De surcroit, elle peut tout se permettre, (à chaque fois je suis sous le charme)....même lorsqu'elle nous gratifie d'une scène de sexe torride...magnifiée il faut le dire par des images d'insectes butinant des fleurs et par la musique envoûtante de John Adams! Cette séquence offre un visuel grandiose sur l'arrière-pays de San Remo. A épingler: Alba Rohrwacher qui incarne de fort belle façon sa fille homosexuelle, laquelle au par son mode devie, va d'une manière inconsciente "aider" sa mère à s'affirmer elle aussi!  Portrait craché de Swinton.

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23 février 2010

I Am Love. Tilda Swinton sublime et mystérieuse!

23 février 2010!
IosonolamoreposterI Am Love , que l'on peut appeler an operatic movie, survole à la manière de Visconti une famille milanaise aisée faisant partie de l'élite et des biens-nantis,  dont le patriarche (Gabrielle Ferzetti) s'apprête, au grand dam de sa femme (Tilda Swinton)et de ses deux atres enfants,  à cèder le relais à son fils Tancredi (Pipo Delbona)  et un de ses petit-fils Eduardo (Flavio Parcinti) lequel a pourtant d'autres projets...ouvrir un resto.  I Am Love, où la politique de classe joue un rôle clé et alterne avec des moments de passion , la belle sérénité hyper-raffinée affichée par la sphère familiale  s'éffrite, et devient subitement la proie de pressions, petites et anodines en apparences, et que ces transgressions aux règles établies dans la famille depuis des lustres, commencent à provoquer des troubles dans les moeurs et l'étiquette. Ce film n'est pas sans rappeler "Le Guépard" de Visconti, dont il reprend quelques thème, dont le moindre n'est pas, le luxe, la beauté, les privilèges de l'aristocratie, les coups bas.

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I Am Love, un film dans lequel la modernité et la tradition s'entrechoquent...mais c'est aussi, un
 drame somptueux, ambitieux et complexe, avec une formidable Tilda Swinton qui parle aisément l'italien et le russe, des costumes créés par Jill sander, et une bande-son de John Adams, pas les premiers venus non plus!

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23 août 2009

Easy Virtue sous la loupe!

easy virtue poster ineeasy virtue poster threeLes années vingt ont vécu, place aux folles années trente. John Whittaker un jeune anglais tombe éperdûment amoureux de Larita, une américaine sexy, glamour, un rien en "avance" sur son époque, et qui plus est, championne de courses automobile, univers assez fermé à la gent féminine de l'époque. Le coup de foudre est réciproque, et le couple se marie très rapidement. Cependant, lors du retour de John, sa mère éprouve instantanémment une allergie épidermique envers la jeune épousée. Larita dans un premier temps, essaye par tous les moyens de correspondre à l'image que sa belle-mère aimerait se faire d'elle, mais échoue lamentablement sur toutes les "mines" déposées subtilement par cette dernière. Belle-mère qui "refuse" de reconnaître, le mode de vie et les manières de Larita, jugeant que l'Amérique c'est loin et inéxistant à ses yeux. Cependant, très rapidement mis au parfum des pratiques pas très catholiques de la maîtresse des lieux, Larita change son fusil d'épaule, et répond du tac au tac, mais avec élégance, déclenchant une grosse "tempête" dans la château!  Une "bataille teintée d'ironie s'installe entre les deux fortes femmes de la maison, car les soeurs de John ont depuis longtemps abandonné l'idée d'êtres les égales de leur mère.  A chaque moment, un pètard peut exploser, et le duel sur fond de piques et flèches empoisonnées sera la toile de fond de leur "coexistance" non-pacifique!  Mrs Whittaker manipule Larita à chaque fois que la situation devint propice à une descente en flamme, tandis que Larita d'une manière très culottée, et avec un calme olympien, attend le moment opportun pour lancer sa banderille, à la limite de la bienséance, provoquant un tollé parmi les relations de la chatelaine. Elle parvient avec une facilité déconcertante, à dynamiter de l'intérieur la haute bourgeoisie à laquelle elle ne veut absolûment pas adhérer. Peu à peu, le jeu mis en place par sa mère, commence sérieusement à ébranler John, qui ira jusqu'à tenir tête tant à sa mère, et à ses soeurs..Et c'est lors d'un énième afrontement que  John découvre le passé pas très glorieux de sa femme...Laquelle, s'étant pourtant bien rangée depuis, quittera la grande demeure dans laquelle elle suffoque tant!

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EASY VIRTUE le somptueux et délicieux roman de Noel Coward écrit en 1924,  magnifiquement été adapté pour le grand écran par le réalisateur Australien Stephane Eliott (Priscilla,)  été tourné entièrement en Angleterre en février 2008 pendant sept semaines, dans les magnifiques demeures de Flintham à Nottinghma, Englefield House près de Reading,  et Wimpole Hall au Cambridgshire.  (Il éxiste une version muette du film réalisée par Alfred Hitchcock en 28)

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Avec Easy Virtue, le réalisateur casse en bloc, la parfaite hypocrisie qui prévalait dans la "haute" de l'époque, et démonte avec humour, les standards Victoriens, devenus obsolètes après la première guerre mondiale, qui tout en régissant l'ordre et la bienséance dans les familles d'aristocrates, n'en  détruisaient pas moins, tous ceux qu'ils ne pouvaient pas contrôler. Au final, cela donne une délicieuse étude de moeurs, de revanche, de culpabilité, alors qu'à l'horizon, pendant que le château de cartes s'éffondre, se profile la fantastique ère du swng et du jazz....qui changera complètement la manière de vivre des américains.

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Dans les rôles principaux, Jessica Beal (The Illusionist, I Now Pronounce You Chuck and Larry)  Colin Firth (Mamma Mia, Bridget Jones’Diary, Love Actually, The Girl with the Pearl Earring) le mari de Mr Whittaker; Kristin Scott Thomas (The Other Boleyn Girl, The English Patient, Gosford Park, Four Weddings and a FuneralI, Il y a longtemps que je t'aime, Partir) , la stoïque mais légèrement neurotique maîtresse de maison. Sans oublier Ben Barnes ((Stardust, The Chronicles of Narnia: Prince Caspian) John. A côté de cela, on ne peut passer sous silence Kris Marshal  (Death At a Funeral, Love Actually) magistral interprète de Furber, le Butler de la famille Whittaker...Tout ce petit monde m'a agréablement surpris, et même si au départ, étant fan de la sublime K.S.Thomas, je m'étais rendue à la vision-presse pour ses "beaux-yeux", je dois reconnaître que j'ai passé un très agréable moment en compagnie des Whittaker, que pas un seul instant, je me suis ennuyée, alors que les aristos, ce n'est pas ma tasse thé. Et cela, je le dois au réalisateur, qui avec art, maitrise et talent fait passer la "pilule", celle d'un monde que je n'aime pas. Il le fait tellement bien, qu' au plus j'avançais dans le film, au plus
 je ressentais une réelle empathie pour un clan qui se déchire, alors qu'il à tout pour être heureux. Dès la fin de la projection, je me suis dit: "à partir de maintenant, ne t'arrêtes plus au synopsis, ni aux artistesqui remplissent le générique, de la sorte,  tu découvriras d'autres petites pépite"

easy-virtue bielVoilà, je vous quitte sur cette bonne parole Promis-juré, je ne me ferais plus jamais une opinion avant d'avoir vu un film...MichCiné

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 Sources dossiers persos, vision-presse.

 

 

 

 

20 août 2007

J'ai vu La Fille coupée en deux de Claude Chabrol

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Claude Chabrol, comme à son habitude délivre  un film jubilatoire, au style et à la finesse psychologique. L'histoire d'une jeune femme prise en deux "feux" entre deux "amours" . La Fille coupée en deux" contient tous les signes et indices des thrillers à la Chabrol, quoiqu'il serait plus approprié de définir ce film plutôt comme un mélodrame sur fond de satire sociale.  Superbement interprèté par la divine Ludivine Sagnier et le non moins solide François Berléand.  (Les Choristes) Synopsis: L'héroïne, présentatrice météo indépendante  porte un nom prédestiné Camille Deneige,  cependant, elle est a cent lieues d'être aussi pure que le blanc manteau. Elle fait la rencontre de Charles Saint-Denis, un écrivain à succès, mais un peu sur le retour, marié à Genevieve, dont il certes épris, mais que cela n'empêche pas d'aller de temps en temps voir ailleurs, notamment avec son éditrice (Mathilda May). Camille tombe raide amoureuse de l'écrivain, lequel va dès lors l'initier aux plaisirs (pervers) de l'amour, d'une part dans son pied-à-terre bien discrèt et puis lors de rencontres avec la 'haute" dans un club sélect. Cependant, il ne va tarder à la quitter, et elle ira voir  du côté d'un fils à papa pharmacien aisé,  imbu de sa personne et complètement allumé depuis le décès accidentel de son frère dans sa jeunesse. Refusant de grandir Paul Gaudens (Benoit Magimel) se conduit comme un enfant gâté, poursuivant de ses assiduités Camille qui va l'épouser en entrer dans le cercle familial sans vraiment y être la bienvenue. Les nombreuses crises de jalousie de Paul vont créer des tensions insoutenables, surtout lorsque Camille croisera encore quelquefois la route de Charles. On le voit, une fois de plus, Chabrol nous entraîne dans le monde de la bourgeoisie, tout en dépeignant d'une manière subtile les penchants pervers de Saint-Denis. Les quelques scènes intimes sont à peine efleurées. Mais ce qu'il faut surtout retenir du dernier Chabrol, c'est son étude sur la popularité et de ses effets nocifs sur le comportement humain, tout en gardant un comportement respectable en société.  

lafille26Mathilde May féline à souhait, est magnifique en supporting-ac, et contraste d'avec Sagnier, l'ingénue, mais non moins énergique premier rôle.  Quant à Magimel, pas crédible, déçoit une fois de plus....et sa gestuelle efféminée, fatigue.

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Faisant référence aux cabotinages que l'on retrouvait fréquemment dans les ouvrages littéraires du 18ème siècle, Chabrol nous montre, la descente aux enfers d'une certaine jeunesse, débauchée et ruinée, par des libertins blasés. Voyez sur le journal, le clin d'oeil au film Thank you for smoking. lafille01

Détail; la fin justifie pleinement le titre du film, mais chut!

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