30 août 2011
La journée de la Jupe sous la loupe!
Comme le hasard fait souvent bien les choses.
Alors que côté de la chaîne Culturelle ARTE, un film sur la mini-jupe et le swinging london de Mary Quant est programmé, au même moment à 20h15 , la chaîne belge RTBF porgramme "La Journée de la Jupe" le drame qui vit le retour d'Isabelle Adjani sur le devant de la scène...
"LA JOURNEE DE LA JUPEé est un film coup de poing, dont on ne sort pas intact, et surtout qui laisse de nombreuses interrogations.....mais surtout, nous ouvre les yeux sur la calvaire enduré par certain(e)s profs dans les établissements scolaires dits "à risques". Afin de vous aider à y voir plus clair, je reprends ici l'un des billets que j'avais écrits en 2009. Bon film... et surtout, accrochez vous à votre siège ou calez -vous bien au fond de votre canaté.. Vous allez en prendre plein les mirettes.
Le film de Jean Paul Lilienfeld a d'abord été réalisé pour la télévision, parce que ne trouvant pas de producteurs et de distributeurs assez "couillus" pour le grand écran. Ensuite, la chaîne culturelle allemande Arte ayant flairé le bon truc l'avait programmé en décembre dernier, suivi en mars, internet ayant joué son rôle d'abitre à la perfection, par notre chère chaîne RTBF nationale. Fort de ses 2.400.000 spectateurs (comment font-ils pour mesurer les audiences?) le film a été distribué dans 50 salles françaises seulement. Pourquoi 50 salles seulement? Bonne question, dont la réponse se trouve probablement dans le sujet traîté par le film. Thème sur le fil du rasoir, qui a du faire reculer pas mals d'exploitants de salles, qui aujourd'hui doivent s'en mordre les doigts sans doute! Ayant eu l'occasion de la voir en vision-presse je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. Programmé à partir du 15 juillet, sa sortie est une reconnaisance tardive pour un film, véritable pavé dans la marre du politiquement correct, et solide baffle dans la g.. des politiques qui "se voilent " si facilement la face, lorsqu'il leur faut quitter le fauteuil douillet de leur cabinet ministériel, pour descendre sur le terrain, et voir à quel point les enseignants ont du mal à excercer leur métier! La Journée de la Jupe est d'un réalisme confondant, bien loin du pathétique "Entre les Murs" ou j'avoue n'avoir toujours pas compris le succès, tellement ce film est plat à côté du coup de poing asséné par l'autre. A côté de la jupe, les murs me donnent l'impression de n'être qu'une longue fiction, très plate. En tout cas, je n'ai qu'un souhait, c'est que "La Journée de la Jupe" ne laissera personne indifférent, et ouvrira des débats. Avec encore Denis Podalydes et Jackie Beroyer (Ex Canal+)
Que dire encore? Avec une interprètation 5 étoiles d'Isabelle Adjani, épatante, criante de vérité, sans surjeu, sans mimiques inutiles, "La Journée de la Jupe" est le film à voir cette semaine. Bien sûr, il aura du mal à côté d'Harry Potter et consorts....mais rien ne vous empêche d'aller voir les deux. L'un pour le rêve, l'autre pour la réalité, une réalité bien en face, une réalité qui plus que probablement se joue tous les jours, à deux pas de chez vous!!!!!!!!! Interview réalisée par Arte lors de la programmation. (Merci de l'autoriser)
Interview d'Isabelle Adjani.
On connaît vos prises de position sur l’actualité – contre l’intégrisme et le racisme, pour l’Algérie et le Darfour, contre le voile à l’école et les tests ADN pour les candidats à l’immigration... Mais c’est la première fois qu’on retrouve ces préoccupations dans un film dont vous êtes l’héroïne. C’est ce qui vous a séduit dans La journée de la jupe ?
Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j’ai surtout été frappée en effet par la justesse du constat social. Qu’est-ce que l’éducation aujourd’hui ? Comment en est-on arrivé à cette impasse ? C’est quand même une des dernières institutions d’intégration, comment se fait-il qu’elle soit dans cet état-là ? Comment se fait-il que le système soit en pareil disfonctionnement et qu’on soit dans un tel malentendu ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces élèves ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces professeurs ? Pourquoi et comment a-t-on abdiqué devant les exigences de l’enseignement ? J’ai vraiment apprécié que le film ne cherche pas à moraliser socialement, civiquement, qu’il ne cherche pas à donner des leçons, ni à apporter des solutions mais juste – si on peut dire ! – à poser toutes les questions, à mettre les spectateurs en face d’une dure réalité…
Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée sur ce projet ?
Grâce à Smaïn que j’ai croisé un jour et qui m’a dit : « J ’ai lu un scénario formidable avec un très beau rôle de femme, il faudrait que tu le lises ». Parallèlement, des amis de Jean-Paul Lilienfeld m’en ont parlé et me l’ont fait passer. Je n’ai pas pris plus de dix minutes pour dire oui après l’avoir lu ! Lorsque j’ai rencontré Jean-Paul, il voulait faire « La journée de la jupe » pour le cinéma, mais il n’a pas trouvé le financement. Bien plus tard, il m’a téléphoné en me disant : « J ’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : le film se fait mais c’est pour la télé. » Je lui ai répondu : « Pas de souci. Je vous ai dit que je serai là quand il y aurait une possibilité de le faire, donc je suis toujours là ». Grâce à l’implication d’Arte auprès de ses producteurs de Mascaret Films, deux mois plus tard, on tournait…
Le film s’est tourné en mai 2009 dernier, presque en douce, loin de tout battage médiatique…
Personne ne savait que je tournais et… c’était très bien ! Travailler comme ça, loin de toute pression, c’était un vrai soulagement. On devrait d’ailleurs tous pouvoir s' autoriser à la fois le luxe et la modestie de travailler dans ces conditions-là de mise à nu. Le plus important était de faire exister l’authenticité des relations entre
ce prof et ses élèves. C’était capital pour la crédibilité du film, pour la justesse du ton. Eux, ils avaient répété pendant deux mois et savaient leur texte au rasoir. Moi, je ne les ai rencontrés que le premier jour du tournage et… ils m’ont tout de suite appelée Madame ! Parce que je me suis plantée devant eux comme une prof de français, pas comme une actrice. Je pense que la plupart ne savaient pas qui j’étais, peut-être que leurs parents savaient ou qu’ils avaient vu à la télé un de mes films… Finalement, c’était bien comme ça. On n’était que dans le travail. Je n’ai jamais essayé de me rapprocher d’eux autrement qu’à travers ce qu’on avait à faire ensemble. Je n’ai pas fait 2 minutes de démagogie, pas même une ! Pour moi c’était essentiel. C’était la moindre des choses que je devais leur donner en retour de leur implication qui était totale et pas si évidente… Vous imaginez la somme de sentiments, de sensations, de complexités, enfouie, refoulée, qui était en jeu pour ces garçons et ces filles. Ils sont à la fois tellement sur la défensive et tellement tendres. En même temps, ils vous regardent droit dans les yeux, ils savent de quoi on parle, il faut, comme ils disent que « ça parle réel ». Il y a une scène où je leur dis : « Il n’y a que l’école qui puisse vous permettre de vous en sortir », ils m’écoutaient, mais dans le genre : « Tu as intérêt à nous dire quelque chose qui sonne vrai ! Tu as intérêt à ce que ce soit vrai parce que nous on ne va pas faire semblant de t’écouter si tu ne nous intéresses pas ! » C’était très clair. Ils sont vraiment vibrants d’authenticité et de vérité. Ils avaient leur façon à eux de dire ensuite si ce que j’avais fait passer dans la scène les avait touchés, atteints, convaincus. Entre nous, il y avait ce qui compte le plus pour eux : le respect.
Imaginiez-vous lorsque vous étiez adolescente à Genevilliers que trente ans plus tard, on pourrait réclamer sans rire « une journée de la jupe », comme le fait votre personnage, pour protéger les jeunes filles des agressions de leurs copains de classe ?
Certainement pas ! Ça donne le sentiment d’assister à une sacrée régression ! C’est dément. Malheureusement, c’est peut-être là qu’on mesure toutes les conséquences des situations post-coloniales. Aujourd’hui, les adolescents des banlieues ne savent pas toujours qui ils sont ni d’où ils viennent, ils sont à la recherche de leurs racines – racines qu’on se garde bien autour d’eux de valoriser… Tout naturellement, ils cherchent à les retrouver, à revenir aux sources, fut-ce d’une manière radicale.
Propos recueillis par Jean-Pierre Lavoignat
site officiel : http://www.rezofilms.com/distribution/la-journee-de-la-jupe
19:58 Publié dans drames, | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, jacke beroyer, arte, television, rtbf, actualite, cine, cinema, news, infos, photo, photos, enseignement, ecole, racisme, integration, blog, blog de mich, isabelle adjani, denis podalydes, rezor film, jean pau |
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02 juillet 2009
Sans Rancune sous la loupe. Sortie Belge!

Comment j'ai "tué" Vapeur sans me faire attrapper! Rencontre avec le réalisateur belge Yvan Hanchar.
« Sans Rancune ! » est certes une fiction, mais entretient un fort lien avec mon adolescence, dont j’ai déformé, en quelque sorte, un fantasme et peut-être aussi celui de mon père...Mon grand-père disparu à la guerre, le sentiment urgent qu’il me fallait à tout prix sortir de l’adolescence et faire quelque chose de ma vie, ma difculté, comme chacun, à savoir quoi et comment, un prof de français génial, la recherche d’un modèle, sont les éléments qui m’ont aidé à construire l’intrigue du flm. Un jeune étudiant croit voir sous les traits de son professeur de français, surnommé « Vapeur », son père disparu à la guerre… ».Ainsi, Laurent Matagne est un peu de mon père, un peu de moi, un peu de vous : il accélère sa course vers la fn de l’âge ingrat, avec tous les sourires mais aussi toutes les émotions que cette période tragi-comique peut nous arracher. Pressé d’en fnir avec les incertitudes et les non-dits, il se cherche tout à la fois un père, une identité, une place dans la littérature… Cela aurait pu être le cinéma, la musique ou la gastronomie, seulement voilà, c’est Vapeur que la vie a mis sur son chemin. Vapeur est le surnom d’un professeur de français qui inspire autant de craintes que de fous rires, un homme qui manie avec humour le savoir et avec intransigeance la bêtise, un écrivain raté qui est devenu peu à peu comédien, pour le plus grand plaisir de ses classes, un personnage déroutant qui s’avance masqué.
Le jeune homme se lance donc à la poursuite hypothétique d’un père
et d’une vocation : deux (en)quêtes qui se croisent, s’infuencent,
et dont les solutions ne cessent de lui échapper.
Outre le choix complexe des deux acteurs principaux amenés
tant à se combattre qu’à s’admirer ; j’ai voulu mettre dans ce flm
beaucoup de légèreté et de drôlerie, même pour les personnages
secondaires, témoins amusés du chassé-croisé entre le maître
et l’élève. Dès l’écriture du scénario, certaines séquences de classe étaient comme des morceaux de bravoure pour le comédien censé interpréter Vapeur, à tel point que je me suis alors demandé :
« Mais comment va-t-il faire ? ». Tierry Lhermitte y est arrivé
au-delà de mes espérances, je ne sais toujours pas comment.
En tout cas, merci. À travers cette comédie, j’ai cherché à rendre la complexité des départs dans l’existence : nous balançons toute notre vie entre de bonnes et mauvaises intuitions, de bonnes ou mauvaises aspirations, entre le rire et les larmes… nous vivons. (YVES HANCHAR)
Et moi j'ajouterai que Sans Rancune apporte ce petit brin de fraîcheur qui manque tellement dans les grosses productions, ce petit côté naturel qui sied à ce genre de comédie que l'on pourrait presque qualifier de comédie familiale. Sans Rancune, qui narre la quète de ses racines, pourrait s'appliquer à de nombreuses personnes, pour lesquelles, connaître son passé, d'où elles viennent et pourquoi la situation est telle qu'elle est, est si importante. La recherche de ses proches "disparus", la recherche de ses racines, le déni de "deuil" et les désillusions suivies de grandes joies. J''ajouterai encore que les jeunes acteurs sont excellents, avec une mention particulière à Milan Mauger, jeune premier qui me fait penser à Uliel par son physique. Quant à Thierry Lhermitte, dans un rôle excessivement difficile, en regard des dialogues ciblés grammaire française, il est impressionnant de justesse. Dans la peau du prof, il s’amuse avec ses élèves tout en étant autoritaire. Il a su éviter le piège d'être une caricature du personnage haut en couleurs, qui se laisse embarquer par un manque de vérité. Un grand comédien que ses précédentes apparitions dans la série des Bronzés ne permettaient pas de perçevoir. Une agréable surprise en tout cas. Tourné en grande partie dan s un magnifique domaine de Grez-d'oiseau, le film repose entièrement sur des dialogues décapants, de très bonnes leçons de francais. Même si chez certains, le film pourrait ne pas laisser un souvenir impérissable, ils auront au moins appris quelques chose. Zeugma par exemple. Savez-vous ce que c'est? Et bien, moi non! Jusqu'à ce jour. Les latinistes eux le savent, mais sont-ils si nombreux? Projeté dimanche dernier, dans le cadre du festival du film de Flagey, en présence de l'équipe, certaines scènes ont été tournée au "paquebot" Flagey dans l'ancienne Maison de la Radio, et sur la place Sainte-Croix. Juste retour au sources pour tous.

Entretien avec Thierry Lhermitte.
Vous êtes un des rares comédiens à travailler sans agent, vous gérez seul votre carrière, comment choisissez-vous vos flms ? Au plaisir que je prends à la lecture d’un scénario, à mon intérêt pour l’histoire et surtout à la façon dont elle est racontée, est-ce que j’ai envie de tourner les pages et de connaître la suite ? Mon attention se porte ensuite sur mon personnage, est-ce que je vais pouvoir le jouer ?
Et il y avait tout cela dans « Sans Rancune ! » ? Absolument, cette histoire était extrêmement bien écrite, originale, intrigante. J’ai lu le scénario avec un intérêt soutenu jusqu’à la dernière page. La complexité de mon personnage, ce prof de français surnommé « Vapeur », les questions que l’on se pose sur sa véritable identité renforcent l’intrigue. Là, je peux vous dire que j’avais un vrai plaisir à tourner les pages du scénario, ce qui n’est pas toujours le cas ! Il y a dans « Sans Rancune ! » des parfums de flms qui m’ont bien plu, Le Cercle des poètes disparus », « Les Choristes », « Entre les Murs »… (et Die Welle- La vague pour les scènes du début n.d.l.r.)
« Sans Rancune ! » aborde diférents thèmes à travers un récit d’apprentissage, la quête d’un père par un adolescent, l’émergence d’une vocation, la transmission d’une passion entre un homme et un jeune homme
En quoi ces thèmes vous ont-ils touché ?
Tout simplement parce que ce sont des thèmes qui touchent tout le monde. Il y a aussi cette réfexion entre la vie réelle et la vie inventée, entre la réalité et l’écriture. Est-ce que l’imagination, la création vaut plus que la vie ? Le point important dans ce flm, qui ajoute à la crédibilité du sujet et à l’émotion du spectateur, c’est que le réalisateur a vécu une situation quasiment identique à celle de mon personnage. Et le plus étonnant, c’est qu’il a appris cela après avoir écrit le scénario !
Vapeur, votre personnage, est un curieux professeur de français aux méthodes peu orthodoxes ! Un personnage pittoresque en effet. Un professeur comme on en rêve éventuellement. Qui peut déstabiliser et être irritant parfois.
Je le pensais aussi, mais en fait, tous ses élèves l’adorent,
même Boulette. On le voit dans la scène où Boulette dit à son ami
Laurent, « Tu sais, Vapeur avait fait pareil avec moi l’année dernière,
il m’avait envoyé aux vaches moi aussi… » En fait les élèves apprécient ses méthodes surprenantes. Pour assister à ses cours, les élèves doivent laisser leurs cartables, leurs livres et leurs cahiers à la porte de la classe. Pendant les cours, ils n’écrivent pas, ils écoutent. Vapeur leur prie de jeter certains mots par la fenêtre, comme « limite » ou « piège », des mots qui entravent la liberté de penser ! Vapeur fait davantage appel à leur intelligence qu’à leur mémoire. Il s’adresse à l’individu. Il met en garde ses élèves contre un esprit moutonnier qui conduit les hommes à servir de chair à canon, des propos plutôt surprenants de la part d’un héros de la guerre !
Sa méthode s’apparente à ce que l’on appelait « faire ses humanités », une formation pour permettre à l’élève de devenir soi-même et à l’armer pour la vie.
Oui, c’est de l’éducation plus que de l’enseignement. Ce devait être formidablement plaisant pour un élève de se former dans ce genre
d’école où fnalement la liberté est le principal enseignement.
Comment souhaitiez-vous aborder ce rôle ?
Le personnage était tellement bien écrit que je n’ai pas cherché à apporter des effets extérieurs. J’essaie de me pénétrer du personnage en lisant et relisant inlassablement les dialogues, jusqu’à ce qu’il y ait quelque chose qui se dégage et me guide. Je dis le texte en entier une fois par jour pendant un mois et demi, à haute voix, grammaticalement, sujet-verbe-complément. Au bout d’un moment, quand vous l’avez dit 300 fois, le texte devient vos mots, vous n’y pensez plus. Vapeur est un genre de type qui fait son cinéma tout le temps, il joue, il ment… Donc il faut faire attention, le spectateur ne doit pas uniquement entendre sa musique. C’est la vérité du personnage qu’il vient chercher… même s’il remue beaucoup d’air.



Il y a tout de même un défi pour un comédien à jouer sincèrement un personnage qui ment.
Tout à fait, c’est toujours le problème. Dans la vie, j’arrive à croire un menteur précisément parce qu’il ment admirablement, sinon, le doute s’installe très vite et je me dis « Mais qu’est-ce qu’il me raconte là ? »
Ce qui m’intéresse dans le métier d’acteur, c’est de créer chaque fois un monde auquel je crois. On ne doit rien laisser paraître quand on joue un personnage qui a un secret.
C’est ce que fait votre personnage, il vivait dans l’illusion,
dans une image idéalisée de lui-même, celle d’être un grand écrivain,
et fnalement, lorsqu’il a compris qu’il n’en avait pas le talent, il est
devenu prof.
C’est ce que lui dit cyniquement un de ses collègues en citant Bernard Shaw, « Celui qui peut, agit ; celui qui ne peut pas, enseigne ».
Quand il a réalisé son échec, cet homme a tiré un trait sur ses ambitions littéraires, il a abandonné sa famille, il s’est tiré et il est reparti de zéro.
Cela arrive à quantité de gens de se dire, « J’en ai marre de ma vie,
et si je me barrais pour faire autre chose dans un pays où personne ne me connaît ? ».
Ne pouvant pas être un écrivain à la hauteur de son ambition, cet homme change de nom, d’identité. C’est presque un meurtre symbolique de lui-même.
Oui bien sûr, et il l’exprime. La scène où la mère de Laurent vient chercher son fls au collège est bouleversante. Marianne Basler est remarquable dans cette séquence où elle saisit la façon dont cet homme est capable de mentir. J’ai connu des gens qui ont vécu des histoires de ce genre. Un copain m’a raconté que son père s’était tiré quand il avait six ans. Pendant de longues années, cet ami a tout fait pour retrouver son père dans l’idée de lui faire payer cet abandon, même de lui casser la gueule. Il a fni par le rencontrer, son père tenait un bistrot. Mon ami m’a dit, « En me voyant, mon père est parti dans l’arrière-salle, quand il est revenu, je crois qu’il avait pleuré… Alors je me suis tiré sans dire un mot, et je ne suis plus jamais revenu. »
Quelles sont les qualités d’Yves Hanchar ?
Il vous emmène dans le monde un peu particulier de son imagination.
Les thèmes de chacun de ses flms sont très originaux. Il y a dans le
flm cette citation de Radiguet, qui fnalement pourrait très bien le
défnir, « L’original est celui qui essaie de faire comme tout le monde
et qui n’y arrive pas ».

16:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : yves hanchar, gred d oiseau, wavre, belgique, orphelinat, enseignement, pyramide films, flagey, thierry lhermitte, france, photo, photos, insolite, blog, blog de mich, blog, news, infos, drame, comedie, actualite, actualite, cine, cinema, cine, cinema |
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12 juin 2009
Isabelle Adjani superbe avec Albert!
(photo DontMiss.com) Après une apparition étincellante sur la Croisette de Cannes, les critiques plus que positives émises par l'ensemble de la presse cinématographique pour son rôle de prof déboussollée dans "La Journée de la Jupe" Isabelle Adjani est apparue superbe, rayonnante et radieuse aux côtés d'Albert Prince du rôcher de Monaco, où la Diva rehaussait de sa présence le Festival télé de Monte-Carlo. Et non seulement elle a irradié le rocher, mais elle s'est également vu remettre le prix de la Meilleure Actrice pour ledit film par le prince en personne, trop content d'être là! Ce film, je le rappelle a d'abord été réalisé pour la télévision, parce que ne trouvant pas de producteurs et de distributeurs assez "couillus" pour le grand écran. Ensuite, la chaîne culturelle allemande Arte ayant flairé le bon truc l'avait programmé en décembre dernier, suivi en mars, internet ayant joué son rôle d'abitre à la perfection, par notre chère chaîne RTBF nationale. Fort de ses 2.000.000 spectateurs (comment font-ils pour mesurer les audiences?) le film est à présent distribué dans 50 salles françaises et le sera très bientôt en Belgique. Pourquoi 50 salles seulement? Bonne question, dont la réponse se trouve probablement dans le sujet traîté par le film. Thème sur le fil du rasoir, qui a du faire reculer pas mals d'exploitants de salles, qui aujourd'hui doivent s'en mordre les doigts sans doute! Ayant eu l'occasion de la voir en vision-presse le mois dernier, je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. La Journée de la Jupe" est un solide pavé dans la marre du "politiquement correct" et une solide baffe envers les politiques qui se "voilent" la face, lorsqu'il s'agit d'aller voir sur pièces, les difficultés qu'ont certains profs pour excecer leur métier. La Jupe, est d'un réalisme confondant, bien loin du pathétique "Entre les Murs" le film plat par excellence, qui donne plus l'illusion d'être une fiction à côté de l'interprètation exceptionnelle d' Adjani ...qui y est épatante, et criante de vérité! Pas de surjeu, pas de mimiques, une composition digne de l'Actor's Studio et au final, un retour gagnant!
Emportée par mon élan, j'allais oublier de vous donner le palmarès du festival. Mais bon, j'ai été à ce point marquée par "La Jupe" que je suis un peu distraite une fois que j'aborde le sujet...
Meilleure Série tv dramatique : "House"
Meilleure Série TV Comédie : "Desperate Housewives"
Meilleur Réalisateur pour un film de télévision : Rowan Joffe pour "The Shooting of Thomas Hurndall -Meilleur Film de Télévision :"The Shooting of Thomas Hurndall"
Meilleur Acteur dans un film de télévision : Masakazu Tamura pour "Ah, You’re Really Gone Now"
Meilleure Actrice dans un film de télévision : Julie Walters (Mamma Mia. Billy Elliot. Franchise Harry Potter)) pour "A Short Stay in Switzerland" et Isabelle Adjani pour "La journée de la jupe"
Meilleure Actrice dans une comédie : Valérie Bonneton dans "Fais pas ci, fais pas ça"
Meilleur Acteur dans une comédie : Bruno Salomone dans "Fais pas ci, fais pas ça"
Meilleure Actrice dans une série dramatique : Christina Hendricks dans "Mad Men"
Meilleur Acteur dans une série dramatique : Jon Hamm dans "Mad Men"
Meilleure Mini-Série : "The Wolves"
Meilleur Soap Operas : "Amour, gloire et beauté"
18:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : adjani, albert de monaco, cannes, france, drame, la journee de la jupe, actor s studio, drame, enseignement, rocher, monaco, croisette, belgique, racisme, diva, news, infos, blog, blog de mich, photo, photos, insolite, actualite, cine, cinema, cine, cinema, actualite cinema, actualite cinema, violence, insultes |
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20 octobre 2008
Yolande Moreau. Exceptionnelle dans Seraphine. Un César???Dossier complèt.

En 1912, le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, bourgeois dans un petit village, premier acheteur de Picasso et découvreur du douanier Rousseau, loue un appartement à Senlis pour écrire et se reposer de sa vie parisienne. Il prend à son service, une femme de ménage, Séraphine, 48 ans qui se tue au turbin, et qui dérange le village. Il est vrai que grimper au arbres et parler aux osieaux à de quoi interpeller...et quand elle ne parle pas à la sainte Vierge à l'église, elle se baigne nue dans la rivière...Vraiment un cas cette Séraphine! Seulement dans son petit monde à elle, Séraphine a encore un secret...Elle aime peindre, mais pas de manière conventionelle..Elle utilise de la boue, du sang et de l'huile pour peindre des fruits, des fleurs, des oiseaux sur des planches en bois...Lorsque quelque temps plus tard, le collectionneur-marchand d'Art remarque chez des notables locaux une petite toile peinte sur bois, sa stupéfaction sera grande d'apprendre que l'auteur n'est autre que Séraphine. S'instaure alors une relation improbable entre le marchand d'art visionnaire et l'humble femme de ménage dont tout le monde se moque, et qui se méfiera dans un premier temps de son patron aussi, ayant du mal a accepter qu'un notable puisse aimer son boulot! Cependant ce dernier va tout faire pour l'aider, avant que la grande guerre ne vienne freiner ce bel élan, et plonger Séraphine dans le plus grand dénuement. Cette histoire vraie va certainement provoquer quelques larmes chez les cinéphiles, tellement la manière de filmer du réalisateur appelle au calme. Quel beau regard sur les campagnes avec toutes les palettes de couleurs. Mais surtout qu'elle interprètation exceptionnelle de Yolande Moreau tout en humilité. Son jeu est absolûment parfait! 
Après "Quand la Mer Monte" , film pour lequel elle obtint deux César (s) Meilleur Premier film- Meilleure actrice, et "Villa Marguerite" pour la télévision, téléfilm avec lequel elle à remporté le Prix d'interprètation au festival de Fiction télé cette année, notre Yolande Moreau nationale (et oui, elle est belge) démontre encore une fois toute l'étendue de son talent. A tel point que, son nom revient souvent dans la liste des probables nominé(e)s aux Césars 2009.


http://www.museemaillol.com/index2.html
Et pour les institutions dans l'Enseignement, il existe également un dossier pédagogique sur la peinture.
http://www.seraphine-lefilm.com/enseignants.html
• Synopsis du film
• Repères biographiques et chronologiques
• La peinture de Séraphine, sa "révélation" à l'art
• Wilhelm Uhde, premier collectionneur des "naïfs"
• La naissance de l'art moderne
• Ces peintres qu'on dit "naïfs"
• Des femmes peintres
• De l'écrit à l'écran : exemple de travail de mise en scène à partir d'un court extrait du scénario
Chers Amateurs d’Art,
Le dossier d’Accompagnement Pédagogique téléchargeable vous permettra de mieux connaître l’œuvre et le personnage de Séraphine de Senlis. Il est à votre disposition pour toute utilisation personnelle ou professionnelle
14:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : seraphine, peinture, drame, art, yolande moreau, cesar, quand la mer monte, pedagogie, enseignement, musee, maillol, villa marguerite, willem udhe, picasso, actu, actu cine, actualite, actualite, actualite cinema, actualite cinema, cine, cinema, cine |
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