02 février 2013

Les Magritte consacrent Joachim Lafosse

magritte[1].jpgA perdre la raison" est le grand gagnant des "Magritte du cinéma" 2013. Le long métrage de Joachim Lafosse, librement inspiré de l'affaire Geneviève Lhermitte, a remporté 4 "Magritte": meilleur film, meilleure réalisation, meilleur montage et de la meilleure actrice pour Emilie Dequenne.

 N'ayant pu assister à cette soirée de gala, je vais donc vous la relayer bien calée au fond de ma couette. Le résultat n'est pas celui auquel je m'attendais...et les comédiens lauréats du prix second-rôle méritaient mieux....Soit,  en tant que petit "scriboulliard" du net ne faisant pas partie des 700 "pros" (??? qui sont-ils au fait?) du métier, je n'ai pas eu droit au châpitre. Si tel avait été le cas, il est certain que je n'aurait pas choisi les mêmes films...Décerner un second-rôle à Yolande Moreau, alors qu'elle vampirise l'écran dans chacune de ses apparitions, est un non-sens. Pourquoi n'est-elle pas reprise dans la catégorie-reine? Idem pour Bouli Lanners...Je dois sans doute ne rien comprendre aux arcanes du 7ème art belge et de tout ce qui se trame en coulisses.540481_416656405078416_1749563285_n.jpg.Alors, avant de continuer avec le palmarès, j'ouvre une parenthèse....qu'en sera-t'il l'année prochaine avec les superbes productions belges qui "croupissent" à l'ombre des longs-mètrages plébiscités parce que comme à Cannes, le président et son jury ont des préférences bien marquées????? Je parle ici du film "Le Monde nous Appartient" de Stephan Streker....Fera-t'il au pire, partie des prénominés? J'en doute, car il pourrait faire de l'ombre aux Frères Dardenne, de tous temps présentés comme les fers de lance du cinéma belge, alors que Bouli Lanners, Stephan Streker et Patrick Ridremont proposent une bien plus belle approche du cinéma dit social. Mais ça, c'est mon avis..A moins qu'avec Olivier Gourmet au générique, Streker pourrait malgré tout,  remporter quelques prix annèxes à gauche et à droite! (Prix du Public à Toronto 2012)

Le palmarès ici : http://www.rtl.be/info/belgique/societe/977851/-a-perdre-...

03 novembre 2012

Emilie Duquenne nominée aux European Film Award!

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        En dehors de ressentir une certaine fièrté de voir une de mes compatriotes parmi les grands, je m'intérroge quand même sur le pourquoi de l'engouement rencontré par le dernier Hanecke "Amour"....Cependant mes intérrogations resteront toujours sans réponse, étant donné que je n'ai pas vu le film....

La bande-annonce  m'en ayant assez donné pour savoir que ce genre de film m'aurait traumatisé pour de nombreux jours. Voir la déchéance que la maladie d'Alzheimer procure....très peu pour moi. En général, je vais au cinéma pour me détendre, essayer de passer un bon moment, et sortir de la salle obscure avec un moral meilleur que celui que j'ai en rentrant. Bien sûr, il en faut pour tous les goûts, et je pense que, et Trintignant, et Riva sont excellents...mais....je ne comprends pas que "Amour" soit repris dans de nombreux festivals. Ceci dit, chacun son truc, et je ne vous oblige pas à partager mes ressentis..

 

Les 2700 membres de l’EFA vont maintenant voter pour les gagnants qui seront annoncés lors de la cérémonie de remise des prix le 1er décembre à Malte.

La comédienne Helen Mirren reçevra un Award Spécial!

 

 

Passons donc à la liste des nominés, où comme abordé en préambule,

Emilie Dequenne cotoye Emmanuelle Riva (Amour) Nina Hoss (Barbara) Kate Winslet (Carnage) et Margarethe Tiesel (Paradise:Liebe). efa,european film zwards,malte,amour,michael hanecke,jean-louis trintignant,emmanuelle riva,emilie dequenne,a perdre la raison,carnage,kate winslet,jagten,madds mikkelsen,shame,actualité cinéma,ciné,gary oldman,tinker taylor soldier spy,thriller,drame,comédie,belgique,joachim lafosse,cannes,intouchables,omar sy,cinémaCependant, elle aura fort à faire aux côtés de Winslet et Riva....pour qui et même s' il faut saluer sa performance, ne serait rien d'autre que le couronnement d'une longue carrière. Lifetime Achievement façon Efa's!

 Du côté de la catégorie Meilleur film, les nominés sont

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AMOUR (Love)
Autriche/France/Allemagne, 127 min

ECRIT & REALISE PAR: Michael Haneke
PRODUIT PAR: Margaret Menegoz, Stefan Arndt, Veit Heiduschka & Michael Katz

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BARBARA
Allemagne, 105 min

ECRIT & REALISE PAR: Christian Petzold
PRODUIT PAR: Florian Koerner von Gustorf & Michael Weber

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CESARE DEVE MORIRE (Caesar Must Die)
Italy, 76 min

REALISE PAR: Paolo & Vittorio Taviani
ECRIT PAR: Paolo & Vittorio Taviani, en collaboration avec Fabio Cavalli
PRODUIT PAR: Grazia Volpi

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INTOUCHABLES (Untouchable)
France, 108 min

ECRIT & REALISE PAR: Olivier Nakache & Eric Toledano
PRODUIT PAR: Nicolas Duval Adassovsky, Yann Zenou & Laurent Zeitoun

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JAGTEN (The Hunt)
Danemark, 111 min

REALISE PAR: Thomas Vinterberg
ECRIT PAR: Thomas Vinterberg & Tobias Lindholm
PRODUIT PAR: Morten Kaufmann & Sisse Graum Jørgensen

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SHAME
UK, 96 min

REALISE PAR: Steve McQueen
ECRIT PAR: Steve McQueen & Abi Morgan
PRODUIT PAR: Iain Canning & Emile Sherman

 

vint.jpgEUROPEAN DIRECTOR 2012

Nuri Bilge Ceylan pour BİR ZAMANLAR ANADOLU'DA (Once Upon a Time in Anatolia)

Michael Haneke pour AMOUR (Love)

Steve McQueen pour SHAME

Paolo & Vittorio Taviani pour CESARE DEVE MORIRE (Caesar Must Die)

Thomas Vinterberg pour JAGTEN (The Hunt)

 

sans-titre.pngEUROPEAN ACTOR 2012

François Cluzet & Omar Sy dans INTOUCHABLES (Untouchable)

Michael Fassbender dans SHAME

Mads Mikkelsen dans JAGTEN (The Hunt)

Gary Oldman dans TINKER TAILOR SOLDIER SPY

Jean-Louis Trintignant dans AMOUR (Love)

sans titre.jpgEUROPEAN SCREENWRITER 2012

Michael Haneke pour AMOUR (Love)

Tobias Lindholm & Thomas Vinterberg pour JAGTEN (The Hunt)

Cristian Mungiu pour DUPĂ DEALURI (Beyond the Hills)

Olivier Nakache & Eric Toledano pour INTOUCHABLES (Untouchable)

Roman Polanski & Yasmina Reza pour CARNAGE

CARLO DI PALMA EUROPEAN CINEMATOGRAPHER AWARD 2012

Sean Bobbitt pour SHAME

Bruno Delbonnel pour FAUST

Darius Khondji pour AMOUR (Love)

Gökhan Tiryaki pour BİR ZAMANLAR ANADOLU’DA (Once Upon a Time in Anatolia)

Hoyte Van Hoytema pour TINKER TAILOR SOLDIER SPY

EUROPEAN EDITOR 2012

Janus Billeskov Jansen & Anne Østerud pour JAGTEN (The Hunt)

Roberto Perpignani pour CESARE DEVE MORIRE (Caesar Must Die)

Joe Walker pour SHAME

EUROPEAN PRODUCTION DESIGNER 2012

Maria Djurkovic pour TINKER TAILOR SOLDIER SPY

Niels Sejer pour EN KONGELIG AFFÆRE (A Royal Affair)

Elena Zhukova pour FAUST

EUROPEAN COMPOSER 2012

Cyrille Aufort & Gabriel Yared pour EN KONGELIG AFFÆRE (A Royal Affair)

François Couturier pour IO SONO LI (Shun Li and the Poet)

George Fenton pour THE ANGELS’ SHARE

Alberto Iglesias pour TINKER TAILOR SOLDIER SPY

 

25e EUROPEAN FILM AWARDS: Malte, 1er décembre 2012
En direct sur www.europeanfilmawards.eu

 

Les European Film Awards 2012 sont présentés par la European Film Academy e.V. et EFA Productions gGmbH avec le soutien du Ministère des Finances de l’Economie et des Investissements de Malte, la Malta Film Commission, le FFA German Federal Film Board, la German State Lottery Berlin, le Ministère Allemand de la Culture et des Médias, le programme Media de l’Union Européenne, le Medienboard Berlin-Brandenburg, Air Malta p.l.c., CinePostproduction et GLS. Official make-up partner of the European Film Awards 2012 is M∙A∙C.

 

 

11 septembre 2012

25è European Film awards 2013 Programme!

 

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Les 25è EUROPEAN FILM AWARDS: 47 films dans la sélection 2012 dont 5 (co)productions belges !

european film awards,europe,actualité cinéma,ciné,cinéma,marion cotillart,mathias schoenarts,intouchables,omar sy,carnage,roman polansky,amour,cannes,the angel's sgare,ken loach,joachim lafosse,michael haneckeLa European Film Academy et EFA Productions sont très heureux d’annoncer la liste des 47 films sélectionnés pour cette édition 2012 des European Film Awards ! Avec des productions issues de 31 pays, cette liste est une fois de plus la meilleure preuve de la grande richesse du cinéma européen.

 Dans les 20 pays qui comptent le plus de membres de l’EFA, ces membres ont directement sélectionné un film de leur pays. A ceci se rajoutent les films sélectionnés par un comité de sélection composé des membres de la direction de l’EFA et des experts indépendants Pierre-Henri Deleau (France), Marit Kapla (Suède), Stefan Kitanov (Bulgarie), Paz Lázaro (Espagne), Derek Malcolm (Royaume-Uni) et Elma Tataragic (Bosnie Herzégovine).

 Dans les semaines qui viennent, les 2700 membres de la European Film Academy voteront pour les nominations dans les différentes sections. La liste complète des nominations sera annoncée le 3 novembre dans le cadre du Festival du Film Européen de Séville en Espagne.

 La cérémonie des 25è European Film Awards sera retransmise en direct via le site www.europeanfilmawards.eu – et aura lieu le 1er décembre à Malte.

 Plus d’information sur les films: http://europeanfilmawards.eu/en_EN/selection/films

 

LES FILMS NOMINES SONT:

 

A PERDRE LA RAISON

OUR CHILDREN

Belgium/France/Switzerland/Luxembourg, 111 min DIRECTED BY: Joachim Lafosse

 

AΔΙΚΟΣ ΚΟΣΜΟΣ (ADIKOS KOSMOS)

UNFAIR WORLD

Greece/Germany, 107 min

DIRECTED BY: Filippos Tsitos

 

AZ AJTÓ

THE DOOR

Hungary/Germany, 98 min DIRECTED BY: István Szabó

 

ALPEIS

ALPS

Greece, 93 min DIRECTED BY: Yorgos Lanthimos

 

AMOUR

LOVE Palme d'Or à Cannes

Austria/France/Germany, 127 min WRITTEN & DIRECTED BY: Michael Haneke

 

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UK/France/Belgium/Italy, 102 min DIRECTED BY: Ken Loach

 

AVALON

Sweden, 78 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Axel Petersén

 

BARBARA

Germany, 105 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Christian Petzold

 

BİR ZAMANLAR ANADOLU’DA

ONCE UPON A TIME IN ANATOLIA

Turkey, 157 min DIRECTED BY: Nuri Bilge Ceylan

 

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France/Germany/Poland/Spain, 80 min DIRECTED BY: Roman Polanski

 

CESARE DEVE MORIRE

CAESAR MUST DIE

Italy, 76 min  DIRECTED BY: Paolo & Vittorio Taviani

 

CIGÁN

GYPSY

Czech Republic/Slovakia, 107 min  DIRECTED BY: Martin Šulík

 

CSAK A SZÉL

JUST THE WIND Hungary/Germany/France, 86 min

 

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RUST AND BONE

France, 120 min  DIRECTED BY: Jacques Audiard

 

DIAZ: DON’T CLEAN UP THIS BLOOD

Italy/Romania/France, 120 min DIRECTED BY: Daniele Vica

 

DJECA

CHILDREN OF SARAJEVO

Bosnia & Herzegovina/Germany/France/Turkey, 90 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Aida Begić

 

DUPĂ DEALURI

BEYOND THE HILLS

Romania/France/Belgium, 150 min DIRECTED BY: Cristian Mungiu

 

L’ENFANT D’EN HAUT

SISTER

Switzerland/France, 97 min DIRECTED BY: Ursula Meier

 

FAUST

Russia, 134 min  DIRECTED BY: Alexander Sokurov

 

GRUPO 7

UNIT 7

Spain, 96 min  DIRECTED BY: Alberto Rodriguez

 

ההתחלפות(HAHITHALFUT)

THE EXCHANGE

Israel/Germany, 95 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Eran Kolirin

 

השוטר (HASHOTER)

POLICEMAN

Israel, 105 min WRITTEN & DIRECTED BY: Nadav Lapid

 

HASTA LA VISTA

COME AS YOU ARE

Belgium, 115 min DIRECTED BY: Geoffrey Enthoven

 

IN DARKNESS

Germany/Poland/Canada, 144 min  DIRECTED BY: Agnieszka Holland

 

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France, 108 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Olivier Nakache & Eric Toledano

 

IO SONO LI

SHUN LI AND THE POET

Italy, 96 min DIRECTED BY: Andrea Segre

 

IRON SKY

Finland/Germany/Australia, 93 min  DIRECTED BY: Timo Vuorensola

 

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THE HUNT

Denmark, 111 min  DIRECTED BY: Thomas Vinterberg

 

KAUWBOY

The Netherlands, 81 min  DIRECTED BY: Boudewijn Koole

 

КЕЦОВЕ (KETCOVE)

SNEAKERS

Bulgaria, 111 min. DIRECTED BY: Ivan Vladimirov & Valery Yordano

 

EN KONGELIG AFFÆRE

A ROYAL AFFAIR

Denmark, 132 min  DIRECTED BY: Nikolaj Arcel

 

KRIEGERIN

COMBAT GIRLS

Germany, 103 min  WRITTEN & DIRECTED BY: David Wnendt

 

PARADA

THE PARADE

Serbia, 115 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Srđjan Dragojević

 

PARADIES: LIEBE

PARADISE: LOVE

Austria/Germany/France, 120 min  -DIRECTED BY: Ulrich Seidl

 

POUPATA

FLOWER BUDS

Czech Republic, 91 min  -WRITTEN & DIRECTED BY: Zdeněk Jiráský

 

RÓŻA

ROSE

Poland, 94 min  DIRECTED BY: Wojciech Smarzowski

 

SHAME

UK, 96 min DIRECTED BY: Steve McQueen

 

SMRT ČOVEKA NA BALKANU

DEATH OF A MAN IN BALKANS

Serbia, 80 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Miroslav Momčilović

 

SØNNER AV NORGE

SONS OF NORWAY

Norway, 88 min DIRECTED BY: Jens Lien

 

SUEÑO Y SILENCIO

THE DREAM AND THE SILENCE

Spain/France, 110 min DIRECTED BY: Jaime Rosales

 

TABU

Portugal/Germany/Brazil/France, 118 min DIRECTED BY: Miguel Gomes

 

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France/UK/Germany, 128 min  DIRECTED BY: Tomas Alfredson

 

В ТУМАНΕ (V TUMANE)

IN THE FOG

Germany/Russia/Latvia/the Netherlands/Belarus, 127 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Sergei Loznitsa

 

LA VOZ DORMIDA

THE SLEEPING VOICE

Spain, 128 min  DIRECTED BY: Benito Zambrano

 

VUOSAARI

NAKED HARBOUR

Finland, 118 min  -DIRECTED BY: Aku Louhimies

 

Жената која ги избриша своите солзи (ZENATA KOJA GI IZBRISA SOLZITE)

THE WOMAN WHO BRUSHED OFF HER TEARS

FYR Macedonia/Belgium/Slovenia/Germany, 102 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Teona Strugar Mitevska

 

ЖИЛА-БЫЛА ОДНА БАБА (ZHILA-BYLA ODNA BABA)

ONCE UPON A TIME THERE LIVED A SIMPLE WOMAN

Russia, 150 min  WRITTEN & DIRECTED BY: Andrey Smirnov

 Les nominations seront annoncées le 3 novembre à Séville (Espagne). Les prix seront remis le 1er décembre Malte.

Lien vers la liste des nominés et leurs prix dans différents festivals.
A noter que Mads Mikkelsen en course avec "The Hunt" se verra récompensé d'une award spécial

 

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23 mai 2012

Joachim Lafosse et Emilie Desquenne applaudis à Cannes!

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"A perdre la raison" de Joachim Lafosse (Elève Libre) présenté en première mondiale à Cannes, section "Un Certain regard " a fait forte impression. Entouré d'une équipe composée de 23 personnes, Lafosse est apparu heureux et ému par l'excellent accueil soutien rencontré par son long-mètrage! Ce ne fut pas facile, car dès le début, il dut faire face au véto de deux protagonistes. A savoir le mari et le médecin..au coeur d'une relation triangulaire fort complèxe. Même s'il s'agit comme le dit Lafosse, d'une fiction, où il met en excergue la tragédie d'un couple au sein duquel règne un disfonctionnement psychologique, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec l'histoire de Geneviève Lhermitte, une femme dépressive devant l'altruisme exacerbé d'une troisième personne dans son couple, et qui sera accusée d'un quintuple infanticide en 2007.

Inspiré librement d'un fait divers ayant défrayé la chonique à Nivelles en 2007

 

cannes,croisette,france,genevieve lhermitte,drame,actualité cinéma,emiie dequenne,tahar rahim,niels arestrup,assassinat,infanticide,ciné,joachim lafosse,elève libre,un certain regardMini-pitch : Murielle et Mounir s'aiment passionnément. Depuis son enfance, le jeune homme vit chez le Docteur Pinget, qui lui assure une vie matérielle aisée. Quand Mounir et Murielle décident de se marier et d'avoir des enfants, la dépendance du couple envers le médecin devient excessive. Murielle se retrouve alors enfermée dans un climat affectif irrespirable, ce qui mène insidieusement la famille vers une issue tragique. 

Dans un film sobre, empreint d'une très grande simplicité, Joachim Lafosse dresse un portrait lugubre d'une lente descente aux enfers, tout en n'enpêchant pas le spectateur de ressentir une certaine empathie pour les héros!

Avec Tahar Rahim et Niels Arestrup tous deux vus dans "Un Prophète"

Brèves, le Docteur Schaar et M. Moqadem se réservent le droit d'entamer des poursuites pour le cas où le film ne les fasse apparaître sous une mauvaise lumière...cannes,croisette,france,genevieve lhermitte,drame,actualité cinéma,emiie dequenne,tahar rahim,niels arestrup,assassinat,infanticide,ciné,joachim lafosse,elève libre,un certain regard

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26 avril 2012

Cannes Après les films, place au jury, et à la participation belge!!

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Le plus important festival de cinéma au monde a son jury, lequel ma foi à fière allure....Quoique celui de l'année dernière avec Robert DeNiro, Uma Thurman et Jude Law.. me semblait plus solide.

La Croisette et son imposant cortège de célébrités verra le cinéaste Nanni Moretti présider un jury composé de Diane Kruger (Inglorious Basterds,Benjamin Gates, Les Adieux à la Reine) Jean Paul Gauthier (costumes de nombreux films), Ewan McGregor (The Ghost Writer, Beginners, Moulin Rouge, Star Wars)  Alexander Payne (Sideways, The Descendants) Emmanuelle Devos (Le Fils de l'Autre) Hiam Abbass (Munich, La Sources des Femmes)+++Elle dirigera  l'un des segments du film Jerusalem, I Love you) Andrea Arnold (Fish Tank-Les Hauts de Hurleventet  et Raoul Peck (Lumumba, et ex Ministre de la Culture en Haiti) . Panel qui devra départager les 22 longs mètrages sélectionnés..afin de décerner la Palme d'Or au soir du 27 mai! C'est le film "Moonrise Kingdom" qui ouvrira le bal, tandis que ultime hommage à Claude Miller....le festival se terminera avec la projection de son dernier opus, que le réalisateur venait de finir de monter..."Thérèse Desqueyroux"...Mais Cannes, c'est aussi depuis une quinzaine d'année, la reconnaissance du cinéma belge par les pros...lequel sera largement représenté cette année avec 5 films francophones. Joachim Lafosse (Elève Libre Cannes 2008) avec A en Perdre la Raison (sur l'affaire Lhermitte budget 4.200.000) Ernest et Ernestine de Stéphane Aubier et Vincent Patar (Panique au Village) Hors Les Murs premier long mètrage de David lambert, , budget 2.200.000,  mais encore "La Tête la première" ...première réalisation produite sur Fonds Porpre de Amélie Van Elmbt, et enfin L'Estae di Giacomo d'Alessandro Comodin. Par contre, pas de films des Frères Dardenne à proprement parlé, mais  ces derniers y seront quand même bien représentés par "De Rouille et d'Os" de Jacques Audiart Budget 15.500.000 Euros, The Angel's Share de Ken Loach, et Beyond The Hills de Cristian Mingiu....trois réalisations dans lesquelles les frangins multi-palmés sont investit. En ce qui concerne les artistes belges qui fouleront le Tapis-Rouge, on cite Emilie Dequenne, Jéremie Renier, Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners, Yolande Moreau, Serge Larivière.

Sources Conférence de Presse de Wallonie-Bruxelles-Image le 24 avril tenue  à Bruxelles (avec MichCiné sur place!)

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22 septembre 2010

Canet, Birkin, Timsit, Stromae ... Philippe et Claire au Fiff!!!!!!

fiff logo.JPGLa conférence de Presse du Fiff est terminée depuis ce midi, et le temps de rentrer, je poste en vitesse cette dernière nouvelle. La grève des transports en commun prévue en France ce jeudi,  empêchant Guillaume Canet d'être en Belgique pour faire la promotion de son dernier opus "Les Petits Mouchoirs" comme prévu de longue date (j'étais sur la liste des interviewers pfft)  les organisateurs du Fiff ont pris la balle au bond...et ils ont contacté le réalisateur afin qu'il soit l'un des invités de marque dans la ville de la Citadelle.  Ce film où la belle Marion Cotillard donne la réplique à Canet (son compagnon à la ville) étant programmé à Namur le 2 et le 4 octobre, la présence de Canet et Lelouche aux côtés de Jane Birkin le coup de coeur, donnerait effectivement un certain cachet à l'évènement. Ce film, qui évoque avec sensibilité et humour le destin d'une bande d'amis bouleversés par l'accident tragique survenu à l'un d'entre eux (Jean Dujardin), est la première réalisation de Guillaume Canet depuis le multicésarisé "Ne le dis à personne". S'ilpouvait enmener Cotillard dans ses bagages, ce serait vraiment chouette. Mais ne rêvons pas!
Mais le fiff, ce ne sont pas que des invités, il y a aussi la compètition, les ateliers, les leçons de cinéma, et les soirées clips, afin de fêter dignement le 25ème anniversaire du Festival.

Cette année, il y a la projection d "Illegal" le  nouveau film d'Olivier Masset-Depasse (Cages) au Gala d'ouverture, à laquelle assisteront le prince Philippe et la la princesse Claire.

Le Gala de clôture fera la part belle a film  "le Nom des Gens" de Michel leclerc.

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Tout au long de la semaine, ce seront 150 films, dont 72 longs-métrages, qui seront projetés, devant un  jury présidé par Joachim Lafosse ,(ça rend heureux et Nue propriété) avec entre autre le duo Patar-Aubié à qui l'ont doit le comique "Panique au Village"  Cette année, une thème se détache, la plupart des longs-mètrages proposent des personnages féminins très forts  avec en toile de fond,  les relations familiales, et les conflits intergénérationnels. Quant à Jane Birkin, la muse des années 60-80, elle ira à la rencontre du public le mardi 5 octobre au Caméo. Ne tardez pas à prendre contact avec le Fiff, si vous voulez en être... Les places seront (chères) gratuites, mais il n'y en aura pas pour tout le monde...
Bref, 15 films dont deux documentaire seront en competition officielle pour l'obtention d'un Bayard d'or d'une valeur de 25.000 euros.

 

stromae.jpgAh, j'allais l'oublier. STROMAE dont le titre "Alors on danse" est sur toutes les lèvres sera également de la partie.  Date encore à confirmer...Qu'on se le dise!! Parallèlement au cinéma proprement dit, le festival innove cette année, avec une soirée clips!

Mais encore Patrick Timsit, Virginie Efira, Sonia Rolland (Miss France 2006) Louise Portal, Philippe Nahon, Bouli Lanners (un pillier celui-là), Jan Decleir (Ahlzeimer) Zabou Breitman, Xavier Dolan, le groupe Ghinzu, et Louise Portal, parmi les plus connus. A vos agendas...

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Stromae

 

Et pour en savoir plus, un clic sur www.fiff.be

23 juin 2008

Le Festival de Flagey. C'est pour bientôt!

FlageyAffiche2008Pour sa sixième édition, le Festival du Film Européen de Bruxelles s'offre un nouveau look ! Après cinq années de succès, le festival renforce sa visibilité au travers d'un logo innovateur, identifiant clairement la manifestation sur le plan international, et conforte ainsi l'identité culturelle de la ville de Bruxelles.

Plus que jamais, le Festival du Film Européen de Bruxelles confirme sa volonté de découvreur de talents. Chaque année, durant neuf jours, le Festival parcourt les quatre coins de l'Europe, à l'affût des cinéastes de demain qui, par leur fougue et leur enthousiasme nous font partager leur passion du cinéma: du drame intimiste à la comédie absurde, en passant par le cinéma engagé ou la comédie sentimentale.

La Compétition Officielle mettra en concurrence quatorze films européens en lice pour le Prix Iris du Meilleur Film et le Prix de la Meilleure Interprétation. Dans ce même esprit, le Festival instaure une nouvelle section dédiée au cinéma belge, appelée 'Belgian Talents'  Poursuivant sa fructueuse collaboration avec la Cinémathèque Royale de Belgique, le Festival étend ses horizons aux cinq continents. La Compétition Age d'Or – Cinédécouvertes présente une programmation de 21 films issus du monde entier. Ensemble, les deux événements offriront ainsi près d'une soixantaine de films. Qu'ils soient européens pour le Festival ou mondiaux pour Cinédécouvertes, tous relèvent d'une originalité et d'une qualité exceptionnelle.

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Cette nouvelle édition s'inscrit dans un événement de taille : l'ouverture tant attendue de la Place Flagey ! Pour marquer le coup, la Région de Bruxelles-Capitale et la Commune d'Ixelles se sont associées pour une explosion de festivités durant le Festival du Film Européen de Bruxelles. Au programme : des projections exceptionnelles, des concerts, des spectacles de rue et nombre d'animations accessibles à tous éblouiront cette superbe place en fête.

Comme chaque année, le Festival offre au public des séances de cinéma en plein air. Plus de 700 personnes sont attendues chaque soir pour redécouvrir les premiers pas de cinéastes européens, aujourd'hui largement reconnus. Préparez-vous à vivre des instants inoubliables dès la tombée de la nuit ! Et c’est gratuit !!!!!!!!!!!!!!!!!

La Compétition Officielle comprend exclusivement des premières et deuxièmes européennes en avant-première, petites perles de jeunes talents à suivre. Au cours de ses précédentes éditions, le Festival du Film Européen de Bruxelles a permis de découvrir des réalisateurs aussi talentueux que Joachim Lafosse (Folie privée, Ca rend heureux), Dagur Kari (Noi Albinoi, Dark Horse), Anne Feinsilber (Requiem for Billy the Kid), Srdjan Vuletic (Summer in the Golden Valley) qui présentera son nouveau film cette année au festival, Cristian Nemescu (California Dreamin'), Gyorgy Palfi (Taxidermia), Barthelemy Grossmann (13m²), Agnes Kocsis (Fresh air), ou encore Kornél Mundruczó (Pleasant Days, Johanna) encensé cette année à Cannes où son nouveau film, Delta, était en Compétition Officielle. blib blob

Prix de la Compétition Officielle :- Prix Iris du Meilleur Film

10.000 euros offerts par la Région de Bruxelles-Capital


BLACK ICE (Musta Jaä) de Petri Kotwica Finlande /Allemagne BLIND LOVES (Slepe Lasky) de Juraj Lehotsky Slovaquie 2008 -ERIK NIETZSCHE : THE EARLY YEARS - PART 1 de Jacob Thuesen (Danemark -EVERYBODY DIES BUT ME (Vse umrut a ja ostanus / Ils mourront tous sauf moi) de Valeria Gaï Guermanika Russie -THE FRIEND (Der Freund) de Micha Lewinsky Suisse -HE HEART IS A DARK FOREST (Das Herz ist ein dunkler Wald) de Nicolette Krebitz Allemagne -HEART OF FIRE (Feuerherz) de Luigi Falorni Allemagne/Autriche - AM FROM TITOV VELES (Jas sum od Titov Veles /Je suis de Titov Veles) de Teona Strugar Mitevska Macédoine/France/Belgique/Slovénie min.)-INVOLUNTARY (De Ofrivilliga / Involontaire) de Ruben Östlund Suède 2008 -LO MEJOR DE MI de Roser Aguilar (Espagne -NIRVANA d'Igor Voloshin Russie 2008 -HE STRANGER IN ME (Das Fremde in mir /L'étranger en moi) d'Emily Atef Allemagne -VERSAILLES de Pierre Schoeller France 2008 -WITH YOUR PERMISSION Til døden os skiller) de Paprika Steen Danemark/Suède

Révélations

57000KM ENTRE NOUS de Delphine Kreuter France -CORRECTION (Diorthosi) de Thanos Anastopoulos Grèce 2007 –JETSAM de Simon Welsford Grande-Bretagne -NOUVEAU MONDE de Mathieu Lalande, Thibault Mombellet, Morgan S. Dalibert France -ROAD SPAIN de Jordi Vidal Espagne-WHERE THE GRASS IS GREENER (Nur ein Sommer) de Tamara Staudt (-Allemagne

Avants-premières:
DESMOND ET LA CREATURE DU MARAIS (Desmond & träskpatraskfällan / Desmond en het moerasmonster) de Magnus Carlsson (Suède 2006 – 68 min.)  FERMAT'S ROOM (La habitación de Fermat) de Luis Piedrahita & Rodrigo Sopeña (Espagne 2007 – 90 min.) IT'S HARD TO BE NICE (Tesko je biti fin) de Srdjan Vuletic (Bosnie-Herzégovine/ Allemagne/Grande-Bretagne/Serbie/Montenegro/Slovénie  2007 – 102 min.)MELODRAMA HABIBI (Une chanson dans la tête) de Hany Tamba (France 2008 – 98 min.) Imagine - film d'ouverture LA NOCHE DE GIRASOLES (La nuit des tournesols) de Jorge Sánchez-Cabezudo (Espagne /France /Portugal 2006 – 123 min.) TRICKS (Sztuczki) d'Andrzej Jakimowski (Pologne 2007 – 96 min.) BFD - film de clôture

Belgian Talents

BEN X de Nic Bathazar (Belgique 2007 – 93 min.) DAGEN ZONDER LIEF de Felix van Groeningen (Belgique 2007 – 100 min.) NuePropriete04 NUE PROPRIETE de Joachim Lafosse (Belgique/France/Luxembourg 2006 – 90 min.)  ULTRANOVA de Bouli Lanners (Belgique/France 2005 – 83 min.)

CaliforniaDreamin'_01Special Night Screening (Grand Prix Iris du Festival 2007)

CALIFORNIA DREAMIN' (endless) de Cristian Nemescu (Roumanie 2006 – 155 min.) BFD

projection
Séances en plein air

DeuxJours..2 DAYS IN PARIS (2 jours à Paris) de Julie Delpy (France 2007 – 93 min.) Imagine

Control01CONTROL d'Anton Corbijn (UK 2007 – 119 min.) Paradiso

DARK BLUE ALMOST BLACK (Azul Oscuro Casi Negro) de Daniel Sánchez Arévalo (Espagne 2006 – 105 min.) Cinéart

DELICATESSEN de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (France 1991 – 99 min.) Cinéart

GIRL WITH A PEARL EARRING (La jeune fille à la perle) de Peter Webber (UK 2003 – 100 min.) Alternative Films

LE HUITIEME JOUR de Jaco Van Dormael (Belgique /France /UK 1996 – 118 min.) UPI

Pauline&Paulette05PAULINE & PAULETTE de Lieven Debrauwer (Belgique 2000 – 78 min.) Cinéart

Snatch07posterSNATCH de Guy Ritchie (UK 2000 – 104 min.) Sony Pictures.

 Après Dominique Deruddere & Bouli Lanners en 2005, Fabrice du Welz & Fien Troch en 2006, et Kris Cuppens & Marie Kremer en 2007, c'est l'actrice flamande Marie Vinck qui assurera la présence belge au sein du jury. Elle sera entourée de l'actrice française alyson biostarAlysson Paradis, soeur de.......et  l'actrice espagnole Natalia Verbeke que l'on a vu dans "La Méthode" et du réalisateur français Bruno Merle.

 

20 juin 2008

Productions belges suite et sans doute pas fin!!!!!!

Au lendemain de la moisson cannoise, certains films belges se sont particulièrement bien vendus :

 

 Le Silence de Lorna  des frères Dardenne (produit par Les Films du Fleuve) est vendu dans 35 pays : Allemagne, Autriche, Norvège, Espagne, Portugal, Corée du Sud, Hong-Kong, USA, Pérou, Equateur et Bolivie, Colombie et Mexique, Israël, Suisse, Suède, Grèce et Chypre, Turquie, Angleterre et Iles britanniques, "Yougoslavie", Hongrie, Roumanie, Russie, Japon, Canada, Argentine, Chili et Paraguay,  Brésil, Benelux, France, Italie.

 

 Rumba  de Dominique Abel, Fionna Gordon et Bruno Romy (Courage Mon Amour) a trouvé acquéreur dans 20 pays : Grande-Bretagne, Allemagne, Suisse, Pologne, Ex-Yougoslavie, Japon, Corée, Argentine et Cône Sud (Chili, Paraguay, Uruguay), Portugal, Bulgarie, Roumanie, Taiwan, Inde, Canada, USA, Benelux, France. Cinq autres pays sont encore en négociation.

 

 Home  de Ursula Meier (Need Productions) sera distribué dans une vingtaine de pays : Inde, Pakistan, Bangladesh, Sri Lanka, Bouthan et Nepal, Grèce et Chypre, Italie, Ex-Yougoslavie, Royaume-Uni, Irlande et Malte, Roumanie, Hongrie, République Tchèque et Slovaque, Pologne, Suisse, France, Belgique. Six autres pays sont en cours de négociation.

 

27670-eldorado_278x136Eldorado  de Bouli Lanners (Versus Production) est vendu dans 5 pays à savoir : Italie, Allemagne, Autriche, Benelux, France mais en négociation dans 10 autres. Que je sache le Benelux englobe la Belgique, Le Luxembourg et Nederland quand même, donc cela fait 7 pays et non 5 en attendant mieux!

 

 Elève Libre  de Joachim Lafosse (Versus Production) est vendu dans 6 pays : Portugal, Canada, Hong Kong, Suisse, Benelux, France, et en négociation dans 6 autres.

 

 Le Sel de la Mer  d’Annemarie Jacir (co-produit par Tarantula) est vendu dans 24 pays : Inde, Emirats, Qatar, Koweit, Bahrein, Oman, Liban, Iraq, Jordanie, Syrie, Mauritanie, Soudan, Egypte, Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Djibouti, Yémen, Comores, Somalie, France, Benelux, Suisse. Six autres pays sont en négociation

Dans les coulisses des productions belges...

Le programme MEDIA a annoncé l’octroi d’une aide de 1.393.184 € pour soutenir la production de 31 longs métrages européens suite à l’appel à propositions i2i Audiovisuel (EACEA/29/07, échéance du 14 janvier 2008). Pour rappel, l’objectif du soutien "i2i Audiovisuel" est de faciliter l’accès aux financements bancaires et financiers en subventionnant partiellement le coût des garanties exigées par les établissements bancaires et financiers et/ou du crédit de financement.

 

Parmi les projets aidés figurent pas moins de 8 (co)productions belges :

 

- La chanteuse de tango, de Diego Martínez Vignatti, produit par Tarantula (49.999 €)

- Elève libre, de Joachim Lafosse, produit par Versus Productions (50.000 €) et bientôt dans nos salles.

- Home, de Ursula Meier, coproduit par Need Productions et Box Productions (CH) (50.000 €)

- Le silence de Lorna, de Luc et Jean Pierre Dardenne, produit par Les Films du Fleuve (39.846 €) Prix du meilleur scénario au dernier Cannes, mais pas de sortie avant septembre chez nous!!!

-jcvd JCVD, de Mabrouk El Mechri, coproduit par Artemis et Gaumont (50.000 €) fiction???? qui cartonne, comme l'autre production belge Eldorado

- La véritable histoire du Chat Botté, de Pascal Hérold, coproduit par Herold Family (FR) et Cotoon (50.000 €)

- Ne te retourne pas, de Marina de Van , coproduit par Agat Films (FR), Samsa Films (LU) et Entre Chien et Loup (BE) (50.000 €)

- La différence c’est que c’est pas pareil, de Pascal Laethier, coproduit par Banana Films, Libris Films et Tarantula (50.000 €)

  Figurent également dans la sélection Enter the Void de Gaspar Noé (Fidélité Films), Mammoth de Lukas Moodysson (Memfils Film Rights), The Palermo Shooting de Wim Wenders (Wenders Images), Comme les autres / Baby Love de Vincent Garenq (Nord Ouest Productions)… 

Une constatation, les aides ne sont pas énormes dans nos contrées, alors réjouissons-nous lorsque nos "petites" productions belge récoltent des prix. A l'échelle mondiale, le mérite n'en est que plus grand...

01 février 2007

Joachim Lafosse (Nue Propriété) Primé en France avec Ca rend Heureux!

dyn003_small150_600_900_jpeg_c7Alors que "Nue Propriété" avec les frères Renier, et Isabelle Huppert, vient de sortir sur nos écrans, "Ca rend heureux" a remporté le Grand Prix du Jury" au Festival Premier Plan d'Angers. Le jury, présidé par Abderrahame Sissako, avec Déborah François (La tourneuse de pages - L'Enfant) la réalisatrice Josée dayan, Gilbert Melki , a choisi de distinguer le premier Européen d'un réalisateur très prometteur. Pour rappel, sélectionné au dernier Festival de Locarno, Ca rend heureux avait déjà remporté le "Prix du public" au dernier Festival du Film Eiropéen à Bruxelles, en septembre dernier (Flagey film Festival)
 
Sans le chômage et la Communauté française, Joachim Lafosse n'aurait pu écrire ses deux premiers longs mètrages qui furent tournés en vidéo, sans moyens, et le Tax shelter n'’était pas encore inaccessible lorsqu'il a lance lancé le projet Ca rend heureux, faute de notoriété.  Malgré cela, son désir de cinéma n’a jamais cessé de grandir. Bien au contraire. Il est heureux de ses choix, en découvrant que ce qui importe avant tout pour faire des films, c’est du désir et de la détermination. Il a toujours refusé d’accepter cette fatalité qui veut que la précarité de la profession engendre une morosité et une culpabilité qui empêcheraient les auteurs de cinéma de créer.

En réalisant Folie Privée et maintenant Ca rend heureux, il est allé à la rencontre de partenaires de travail solidaires, qui lui ont fait pleinement prendre conscience qu’on ne peut être fertile tout seul.

C’est en faisant la file au bureau de pointage de sa commune de Saint-Gilles que l'idée lui est venue  de raconter "Ca rend heureux" l' histoire d’un cinéaste au chômage, qui propose à ses copains de file, donc chômeur comme lui,  de faire un film en ne comptant que sur eux-mêmes, , quitte à mettre les mains dans le cambouis, en se solidarisant, dans une entreprise commune qui les fait exister.

Les protagonistes de ce récit, dont les principaux jouent leur propres rôles, n’ont plus voulu attendre qu’une solution toute faite leur tombe du ciel. Ca rend heureux, c’est l’histoire de chômeurs ordinaires qui refusent la fatalité A cet égard, le réalisateur  n'a nullement voulu faire un film nombriliste pour initiés du cinéma. Cette histoire aurait tout aussi bien pu se passer dans le cadre d’une autre profession, comme celle de jeunes apprentis qui ouvrent une boulangerie ou un garage.

Et je peux vous dire que ce film rend "vraiment heureux".

"La nuit américaine" de Truffaut avait déjà abordé le sujet:  un film dans un film par moment,  mais  avec "Ca rend heureux"  le réalisateur apporte un petit plus par rapport à son illuste prédécesseur,.....c'est un film dans un film du début à la fin, au point qu'on ne sait pas toujours où se situe la frontière avec le scénario et le film en préparation...Le long-métrage de Lafosse brouille les  pistes à dessein, et amène le spectateur à se poser des questions sur le degré de fiction  (le réalisateur utilise légalement les affiches de son précédent long-métrage Folie Privée)
Bref, j'ai aimé, le jeu simple des comédiens amateurs, la fraîcheur, la spontaneité, l'approche très sensible sans plans inutiles. Et lorsque le mot fin arrive, on est un peu déçu que ce soit déjà fini, d'autant que cela se termine par une interprêtation chorale de toute la troupe, de l'une des plus belles chansons du répertoire flamand "Geluking zijn"  de la regrettée Ann Christy. Magnifique fin.

P.s. J'ai repris ma chronique de l'année dernière.

J.L Copyrights Mich Claes

 

J.L copyrigths Mich Claes

23 janvier 2007

Sorties 24/1 Blood Diamond, Pars vite et reviens tard,- Nue Propriété - Bobby, L'Illusioniste -Les Ambitieux- Ping Pong

parsvitedyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Après "Ne le dis à Personne, et "Le serpent", le cinéma français quitte enfin son style franchouillard" à la c....pour nous proposer un troisième polar de très grande facture. Exit les "Brice de Nice" et autres "camping", même si ce fûrent d'énormes succès, le genre finira par s'éssoufler devant le "nouveau " cinéma français....pour notre plus grand plaisir!
but_syno_on[1]Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n'aime pas le Printemps. il se méfie des montées de sève, des désirs d'évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours....Et il a raison. Sa fiancée, Camille, prend du recul, et sn absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin. Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheure, si on ne la résout pas.D'étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et  des mots inquiétants, mystérieux sont lâchés à la criée sur les marchés. Et puis arrive ce qu'Adamsberg redoutait: un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste, mais avec une variante..il semble que quelqu'un contrôle la maladie, et laporte où il veut....et puis un deuxième mort, un troisième...Avec un excellent Olivier Gourmet, bien entouré de José Garcia et Nicolas Cazalé dans un film de Regis Wargnier. Avec la participation de Michel Serrault..  

LesAmbitieuxdyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576De Catherine Corsini, avec Karin Viard et Eric Caravaco. Un jeune libraire de province à écrit un roman, désirant se faire éditer, il monte à Paris pour rencontrer une éditrice dont il tombe amouraux. Utilisant des documents concernant le père naturel de la dame pour écrire son second livre, il se heurte l'incompréhension, aux malentendus  et à la vengeance. Je n'ai pas vu, donc synopsis court.

pingpong
dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576De Mathias Luthardt. Avec Sebastian Urzendowsky et Marion Mitterhammmer.
but_syno_on[1] .Paul, 16 ans, débarque chez son oncle sans y avoir été invité. Ayant perdu récemment son père, il est çà la recherche d'un monde idéal et s'immisce dans cette famille apparemment parfaite. Après l'avoir rejeté, Anne, sa tante, se rapproche peu à peu de lui, Paul est attiré par elle, ce n'est que trop tard qu'il réalise qu'il est sous contrôle, complètement à sa merci.
Le soleil brille. Une femme parle à son chien. Son fils répète au piano. Le temps s'est arrêté. Dans le jardin, le chantier d'une piscine à l'abandon. C'est comme ça que tout a commencé. Très sobrement sans fioritures. Une idylle où quelque chose ne tourne pas rond. Le réalisateur a étudié de plus près ce microcosme et l'a décoritiqué pour en faire un film couronné du Prix Rtbf du meilleur film au Festival du Film de Bruxelles à Flagey en 2006.
Cinéma Arenberg - Bruxelles, Ugc Cartoon's - Anvers, Plaza Art - Mons.

affiche120x160_Def
dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Tourné non loin de Grez-Doiceau, en Brabant wallon, où Lafosse a laissé quelques souvenirs d'enfance, "Nue propriété" s'ouvre sur un trio inédit. Une femme  vit avec en guise de fils jumeaux deux espèces de Tanguy. De grands dadais, qui n'ont d'adultes que l'apparence physique. Dans la tête, ils Ont à peine 12 13 ans.  Ils ne font rien de leur vie. Restent affalés devant la télévision. Prennent leur bain ensemble. Passent des heures sur des jeux vidéo. Et, surtout, chambrent cette jeune maman qui rêve d'un peu d'oxygène, et qui voit en cachette un « Flamoutche » attentionné, à qui vient un jour l'idée de prendre le large, avec la mère, et de faire en sorte que cette dernière vende  la maison..
Dès cet instant le film bascule pour les assistés vers une angoisse obsessionnelle : la maison, c'est la prolongation de l'enfance. C'est le refuge dressé contre les responsabilités, d'autant que le père a refait sa vie ailleurs depuis longtemps. Et c'est l'idée scandaleuse que, tout à coup, le cordon ombilical pourrait être irrémédiablement coupé. Le film tourné la plupart du temps, en plans-séquences fixes a plein de qualités, d'abord celles d'aborder un thème très actuel, très vécu, ensuite celui du choix des acteurs. 'Isabelle Huppert, une mère tout en retenue, mais qui " explose " enfin de compte, par manque d'oxygène, et dans Le rôle des jumeaux, on serait tenté de dire que Jérémie (Le fils rebelle) et Yannick (l'introverti) Renier sont criants de vérité et d'infantilisme. Ils font presque de l'ombre à la Huppert. Mais ce sont dans la vie aussi deux frères, réunis ici pour la première fois devant la caméra, et le talentueux vampire qui sommeille en Joachim Lafosse (qui a lui-même un frère jumeau) est en vérité parvenu à tirer le meilleur de ces complices de sang,
Puérils jusqu'à la pathologie, ces deux-là passent leur temps à se chamailler. Comme des enfants, leurs jeux s'interrompent souvent par des crises de larmes. On sait que les jeux d'enfants dérapent, et lorsque les morceaux tombent, il faut du temps avant de pouvoir les recoller. Sauf qu'ici, les derniers morceaux seront irrémédiablement cassés.
fiif 2006 015On sent combien Lafosse, a dû mettre de lui, dans cette aventure, entamée il y a déjà six ans et pour laquelle il a longtemps ramé, entre autres à la recherche de producteurs. C'était son premier projet de long-métrage. Ce n'est aujourd'hui que le troisième à voir le jour, après "Ca rend heureux" et "Folie Privée"
"Nue Propriété", c'est la description de l'éclatement d'une cellule familiale, IL suffit d'une onde choc pour que tout l'édifice s'écroule, pour que les liens qui unissent Pacale à ses fils, laissent apparaître toutes leurs violences. Le film est le récit de l'explosion d'un monde clos, où la violence est la consèquence d'un divorce inachevé, où la rivalité gemmelaire des fils est le miroir de la rivalité parentale irrésolue.
Nue propriété" a été très applaudi au dernier Festival de Venise.
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975-NuePropriete_05


bobby

dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576
Emilio Estevez n'avait que 6 ans, et il se souvient encore de cette nuit de 1968, où la télé a retransmis l'assassinat de Robert.F.Kennedy. Il se rua dans la chambre de son père, Martin Sheen, ardent supporter du sénateur, pour lui faire part de la tragique nouvelle. Plus tard, son père l'emmena à l'Ambassador hôtel, où Kennedy avait prononcé ses dernières paroles. Estevez: "Je me souviens que nous avons mon père et moi, arpenté ces grands halls la main dans la main, tandis que mon père m'expliquait la perte que venait de subir l'amérique".
Plus tard, Estevez verra dans cet assassinat, le coup d'arrêt au grand élan d'idéalisme et d'optimisme qui avait motivé la génération précédente. Kennedy avait laissé bien peu d'héritiers prêts à reprendre Le flambeau, et à aborder franchementl le problème de l'Amérique. Emilio : "A compter du 5 juin 1968, nous avons commencé à cèder au cynisme et à la résignation, cela explique en Ggrande partie ce que nous sommes devenus aujourd'hui"
Bien plus tard, une séance de photos dans l'enceinte de l'Ambassador rappelle un jour à Estevez cet émouvant pélérinage, et ravive tous les souvenirs personnels. Il décide dans la foulée de consacrer un film à cette nuit noire. Il tenait à tout prix à commémorer l'esprit de Bobby. Mais plutôt que d'essayer de retrouver ceux qui passèrent cette nuit là par l'hôtel, et solliciter le droit de raconter leur histoire, Estevez choisit de mèler fiction et réalité historique, au lieu de se focaliser sur Bobby et son tueur Sirhan Sirhan, qui avaient déjà faits l'objets de nombreux ouvrages et documentaires fouillés. Il décide de créer un groupe de personnages hétéroclites, don't les vies seraient marquées en profondeur par les tragiques évènements se déroulant pratiquement sous leurs yeux.. Un micrcosme très spécial dans un décors unique; le légendaire Ambassador Hôtel sur Wilshire Bld à L.A., construit en 1921 qui a souvent accueillit le Gotha d'Hollywood.
Son Cabaret le "Coconut Groove" avait été un haut lieu de la vie nocture de L.A.; et Le Palace au 500 chambres à  régulièrement hébergé les plus grands noms de la politique américaine, et plus spécialement les presidents.
Devenu vêtuste,  l'hôtel était sur Le point d'être détruit, lorsque Emilio Estevez obtint in-extrémis une dispense du Los. Angeles Unified School District (qui avait pour mission de construire une école sur Le site), lui permettant une semaine de tournage dans l'enceinte de l'hôtel, où les marteaux-piqueurs avaient déjà commencé la destruction.....Mettant à profit, ce bref sursis, il a pu capter dans l'urgence, la façade, les nombreux couloirs et halls, mais aussi la cafétaria. Un seul problème majeur surgit alors; "Nous pensions faire circuler la caméra de chambre en chambre, dans un mouvement de fluide et en continu, l'architecture de l'hôtel aurait tissé un lien narratif entre toutes les histoires. Nous n'imaginions pas un seu instant qu'il nous faudrait filmer façon "puzzle" et composer notre Ambassador à nous à partir d'une multitude d'établissements dispersés à L.A."
Super film au casting plus que cinq étoiles, où personne cependant ne vole la vedette. Toutes les grosses pointures ont le même "temps d'antenne".
A épingler: une très belle composition de Demi Moore, qui avit déjà tourné avec Emilio dans "Wisdom" du temps où ils faisaient partie de la "Brat-pack, du nom donné à la nouvelle génération d'acteurs, et enfin un rôle intéressant pour Sharon Stone bien loin de son dernier navet "Basic instinct" cité aux Razzies..sous l'autre titre  "Basicly It's Stinks too"..comme l'un des plus mauvais fil de 2006. Ce qui n'est pas le cas de Bobby. Une perle qui devrait soulever les consciences.
dyn001_original_60_11_gif_2543688_e13d73e1789e67a3e560cbdda276bbd3[1] sans hésitation.
 

Bobby
photo5avec William. Macy, Elijah Wood, Lindsay Lohan, Harry Belafonte, Anthony Hopkins, Helen Hunt, Laurence Fishburne, Christian Slater, Sharon Stone, Demi Moore etc etc...


illusionnist3dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Achetez Le Popcorn. Installez-vous. Savourez le mystère. Le scénario de Neil Burger nous parle du pouvoir de fascination qu'execerce Le magicien qu'incarne Edward Norton avec son spectacle, au point d'atiser la jalousie du Prince Leopold (Rufus Schwell) auquel sa notoriété fait de l'ombre.  Fiancé à Sophie,avec laquelle il espère conclure une union intéressante, il ne supporte pas l'intérêt qu' Eisenheim porte envers elle. Il va donc enjoindrele commissaire Uhl (Paul Giacometti) de tout mettre en oeuvre afin d'une part de discréditer le magicien auprès du public, et de le mettre sous les verrous coûte que coûte. Cependant, le commissaire pris entre sa passion pour la magie et le magicien, et son devoir, aura toute les peines du monde à trouver le juste milieu... Ce long métrage pourrait devenir l'un des meilleurs films de ce début d'année parmi la pléthore de fictions proposées. L'intrigue romantique n'est que le prétexte qui renforce ce puzzle savamment ficelé, et il valorise ceux qui ont de l'imagination. Et croyez-moi, suivre l'intrigue est un excercice particulièrement plaisant. Il est fort agéable de se perdre dans les beautés viennoises, encorez accrues par la très belle partition de Philip Glass, sur une photohraphie soft-Focus mariant un sens accru et authentique de sensibilité et de style, avec d'élégantes transitions. Comme is la bobine défilait au temps du cinéma muet! Avec intélligence, peu de mots et une musique envoutante, The Illusionist est un film parfait à tous points de vue. Et même si tout a déjà été dit et écrit, je dois aussi souligner l'immense recherche méticuleuse effectuée par Neil Burger. Sa façon de présenter l'intrigue sous forme de progression ininterrompue de l'histoire est déjà une performance en soi, sans oublier de mentionner qu'il parvient à captiver son public en attirant l'attention sur ceux qui mentent en vous regardant droit dans les yeux. Envoûtant!!!!!

dyn005_small150_800_600_jpeg_2543688_a7805bdc4e33a0a94248b7844355ee12[1]dyn006_original_32_32_gif_2543688_2d4bd58a3512542508250b92bb16e0ec[1] Blood Diamond. Chronique super complète, un peu plus loin, en bas sur cette page. A mi chemin entre "Indiana Jones" et "Killing Fields"...A VOIR! Asolûment! Et même si le monde des diamantaires prétend le contraire, (voir le précédent post), ci-joint le lien d'un site qui vous en dira plus long que tous les beaux discours.....
 
 
+ le site offciel du film : http://blooddiamondmovie.warnerbros.com/
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Sorties 24/1 Blood Diamond, Pars vite et reviens tard,- Nue Propriété - Bobby, L'Illusioniste -Les Ambitieux- Ping Pong

parsvitedyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Après "Ne le dis à Personne, et "Le serpent", le cinéma français quitte enfin son style franchouillard" à la c....pour nous proposer un troisième polar de très grande facture. Exit les "Brice de Nice" et autres "camping", même si ce fûrent d'énormes succès, le genre finira par s'éssoufler devant le "nouveau " cinéma français....pour notre plus grand plaisir!
but_syno_on[1]Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n'aime pas le Printemps. il se méfie des montées de sève, des désirs d'évasion, du déferlement des pulsions, tous ces signaux qui sonnent le retour des beaux jours....Et il a raison. Sa fiancée, Camille, prend du recul, et sn absence coupe les ailes du commissaire, au moment où il en aurait le plus besoin. Quelque chose vient de tomber sur la capitale, une énigme porteuse de malédiction, qui pourrait bien virer au malheure, si on ne la résout pas.D'étranges signaux se répandent sur les portes des immeubles de Paris, et  des mots inquiétants, mystérieux sont lâchés à la criée sur les marchés. Et puis arrive ce qu'Adamsberg redoutait: un premier mort, le corps noirci, le visage figé dans une grimace de terreur, les signes de la peste, mais avec une variante..il semble que quelqu'un contrôle la maladie, et laporte où il veut....et puis un deuxième mort, un troisième...Avec un excellent Olivier Gourmet, bien entouré de José Garcia et Nicolas Cazalé dans un film de Regis Wargnier. Avec la participation de Michel Serrault..  

LesAmbitieuxdyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576De Catherine Corsini, avec Karin Viard et Eric Caravaco. Un jeune libraire de province à écrit un roman, désirant se faire éditer, il monte à Paris pour rencontrer une éditrice dont il tombe amouraux. Utilisant des documents concernant le père naturel de la dame pour écrire son second livre, il se heurte l'incompréhension, aux malentendus  et à la vengeance. Je n'ai pas vu, donc synopsis court.

pingpong
dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576De Mathias Luthardt. Avec Sebastian Urzendowsky et Marion Mitterhammmer.
but_syno_on[1] .Paul, 16 ans, débarque chez son oncle sans y avoir été invité. Ayant perdu récemment son père, il est çà la recherche d'un monde idéal et s'immisce dans cette famille apparemment parfaite. Après l'avoir rejeté, Anne, sa tante, se rapproche peu à peu de lui, Paul est attiré par elle, ce n'est que trop tard qu'il réalise qu'il est sous contrôle, complètement à sa merci.
Le soleil brille. Une femme parle à son chien. Son fils répète au piano. Le temps s'est arrêté. Dans le jardin, le chantier d'une piscine à l'abandon. C'est comme ça que tout a commencé. Très sobrement sans fioritures. Une idylle où quelque chose ne tourne pas rond. Le réalisateur a étudié de plus près ce microcosme et l'a décoritiqué pour en faire un film couronné du Prix Rtbf du meilleur film au Festival du Film de Bruxelles à Flagey en 2006.
Cinéma Arenberg - Bruxelles, Ugc Cartoon's - Anvers, Plaza Art - Mons.

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dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Tourné non loin de Grez-Doiceau, en Brabant wallon, où Lafosse a laissé quelques souvenirs d'enfance, "Nue propriété" s'ouvre sur un trio inédit. Une femme  vit avec en guise de fils jumeaux deux espèces de Tanguy. De grands dadais, qui n'ont d'adultes que l'apparence physique. Dans la tête, ils Ont à peine 12 13 ans.  Ils ne font rien de leur vie. Restent affalés devant la télévision. Prennent leur bain ensemble. Passent des heures sur des jeux vidéo. Et, surtout, chambrent cette jeune maman qui rêve d'un peu d'oxygène, et qui voit en cachette un « Flamoutche » attentionné, à qui vient un jour l'idée de prendre le large, avec la mère, et de faire en sorte que cette dernière vende  la maison..
Dès cet instant le film bascule pour les assistés vers une angoisse obsessionnelle : la maison, c'est la prolongation de l'enfance. C'est le refuge dressé contre les responsabilités, d'autant que le père a refait sa vie ailleurs depuis longtemps. Et c'est l'idée scandaleuse que, tout à coup, le cordon ombilical pourrait être irrémédiablement coupé. Le film tourné la plupart du temps, en plans-séquences fixes a plein de qualités, d'abord celles d'aborder un thème très actuel, très vécu, ensuite celui du choix des acteurs. 'Isabelle Huppert, une mère tout en retenue, mais qui " explose " enfin de compte, par manque d'oxygène, et dans Le rôle des jumeaux, on serait tenté de dire que Jérémie (Le fils rebelle) et Yannick (l'introverti) Renier sont criants de vérité et d'infantilisme. Ils font presque de l'ombre à la Huppert. Mais ce sont dans la vie aussi deux frères, réunis ici pour la première fois devant la caméra, et le talentueux vampire qui sommeille en Joachim Lafosse (qui a lui-même un frère jumeau) est en vérité parvenu à tirer le meilleur de ces complices de sang,
Puérils jusqu'à la pathologie, ces deux-là passent leur temps à se chamailler. Comme des enfants, leurs jeux s'interrompent souvent par des crises de larmes. On sait que les jeux d'enfants dérapent, et lorsque les morceaux tombent, il faut du temps avant de pouvoir les recoller. Sauf qu'ici, les derniers morceaux seront irrémédiablement cassés.
fiif 2006 015On sent combien Lafosse, a dû mettre de lui, dans cette aventure, entamée il y a déjà six ans et pour laquelle il a longtemps ramé, entre autres à la recherche de producteurs. C'était son premier projet de long-métrage. Ce n'est aujourd'hui que le troisième à voir le jour, après "Ca rend heureux" et "Folie Privée"
"Nue Propriété", c'est la description de l'éclatement d'une cellule familiale, IL suffit d'une onde choc pour que tout l'édifice s'écroule, pour que les liens qui unissent Pacale à ses fils, laissent apparaître toutes leurs violences. Le film est le récit de l'explosion d'un monde clos, où la violence est la consèquence d'un divorce inachevé, où la rivalité gemmelaire des fils est le miroir de la rivalité parentale irrésolue.
Nue propriété" a été très applaudi au dernier Festival de Venise.
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bobby

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Emilio Estevez n'avait que 6 ans, et il se souvient encore de cette nuit de 1968, où la télé a retransmis l'assassinat de Robert.F.Kennedy. Il se rua dans la chambre de son père, Martin Sheen, ardent supporter du sénateur, pour lui faire part de la tragique nouvelle. Plus tard, son père l'emmena à l'Ambassador hôtel, où Kennedy avait prononcé ses dernières paroles. Estevez: "Je me souviens que nous avons mon père et moi, arpenté ces grands halls la main dans la main, tandis que mon père m'expliquait la perte que venait de subir l'amérique".
Plus tard, Estevez verra dans cet assassinat, le coup d'arrêt au grand élan d'idéalisme et d'optimisme qui avait motivé la génération précédente. Kennedy avait laissé bien peu d'héritiers prêts à reprendre Le flambeau, et à aborder franchementl le problème de l'Amérique. Emilio : "A compter du 5 juin 1968, nous avons commencé à cèder au cynisme et à la résignation, cela explique en Ggrande partie ce que nous sommes devenus aujourd'hui"
Bien plus tard, une séance de photos dans l'enceinte de l'Ambassador rappelle un jour à Estevez cet émouvant pélérinage, et ravive tous les souvenirs personnels. Il décide dans la foulée de consacrer un film à cette nuit noire. Il tenait à tout prix à commémorer l'esprit de Bobby. Mais plutôt que d'essayer de retrouver ceux qui passèrent cette nuit là par l'hôtel, et solliciter le droit de raconter leur histoire, Estevez choisit de mèler fiction et réalité historique, au lieu de se focaliser sur Bobby et son tueur Sirhan Sirhan, qui avaient déjà faits l'objets de nombreux ouvrages et documentaires fouillés. Il décide de créer un groupe de personnages hétéroclites, don't les vies seraient marquées en profondeur par les tragiques évènements se déroulant pratiquement sous leurs yeux.. Un micrcosme très spécial dans un décors unique; le légendaire Ambassador Hôtel sur Wilshire Bld à L.A., construit en 1921 qui a souvent accueillit le Gotha d'Hollywood.
Son Cabaret le "Coconut Groove" avait été un haut lieu de la vie nocture de L.A.; et Le Palace au 500 chambres à  régulièrement hébergé les plus grands noms de la politique américaine, et plus spécialement les presidents.
Devenu vêtuste,  l'hôtel était sur Le point d'être détruit, lorsque Emilio Estevez obtint in-extrémis une dispense du Los. Angeles Unified School District (qui avait pour mission de construire une école sur Le site), lui permettant une semaine de tournage dans l'enceinte de l'hôtel, où les marteaux-piqueurs avaient déjà commencé la destruction.....Mettant à profit, ce bref sursis, il a pu capter dans l'urgence, la façade, les nombreux couloirs et halls, mais aussi la cafétaria. Un seul problème majeur surgit alors; "Nous pensions faire circuler la caméra de chambre en chambre, dans un mouvement de fluide et en continu, l'architecture de l'hôtel aurait tissé un lien narratif entre toutes les histoires. Nous n'imaginions pas un seu instant qu'il nous faudrait filmer façon "puzzle" et composer notre Ambassador à nous à partir d'une multitude d'établissements dispersés à L.A."
Super film au casting plus que cinq étoiles, où personne cependant ne vole la vedette. Toutes les grosses pointures ont le même "temps d'antenne".
A épingler: une très belle composition de Demi Moore, qui avit déjà tourné avec Emilio dans "Wisdom" du temps où ils faisaient partie de la "Brat-pack, du nom donné à la nouvelle génération d'acteurs, et enfin un rôle intéressant pour Sharon Stone bien loin de son dernier navet "Basic instinct" cité aux Razzies..sous l'autre titre  "Basicly It's Stinks too"..comme l'un des plus mauvais fil de 2006. Ce qui n'est pas le cas de Bobby. Une perle qui devrait soulever les consciences.
dyn001_original_60_11_gif_2543688_e13d73e1789e67a3e560cbdda276bbd3[1] sans hésitation.
 

Bobby
photo5avec William. Macy, Elijah Wood, Lindsay Lohan, Harry Belafonte, Anthony Hopkins, Helen Hunt, Laurence Fishburne, Christian Slater, Sharon Stone, Demi Moore etc etc...


illusionnist3dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Achetez Le Popcorn. Installez-vous. Savourez le mystère. Le scénario de Neil Burger nous parle du pouvoir de fascination qu'execerce Le magicien qu'incarne Edward Norton avec son spectacle, au point d'atiser la jalousie du Prince Leopold (Rufus Schwell) auquel sa notoriété fait de l'ombre.  Fiancé à Sophie,avec laquelle il espère conclure une union intéressante, il ne supporte pas l'intérêt qu' Eisenheim porte envers elle. Il va donc enjoindrele commissaire Uhl (Paul Giacometti) de tout mettre en oeuvre afin d'une part de discréditer le magicien auprès du public, et de le mettre sous les verrous coûte que coûte. Cependant, le commissaire pris entre sa passion pour la magie et le magicien, et son devoir, aura toute les peines du monde à trouver le juste milieu... Ce long métrage pourrait devenir l'un des meilleurs films de ce début d'année parmi la pléthore de fictions proposées. L'intrigue romantique n'est que le prétexte qui renforce ce puzzle savamment ficelé, et il valorise ceux qui ont de l'imagination. Et croyez-moi, suivre l'intrigue est un excercice particulièrement plaisant. Il est fort agéable de se perdre dans les beautés viennoises, encorez accrues par la très belle partition de Philip Glass, sur une photohraphie soft-Focus mariant un sens accru et authentique de sensibilité et de style, avec d'élégantes transitions. Comme is la bobine défilait au temps du cinéma muet! Avec intélligence, peu de mots et une musique envoutante, The Illusionist est un film parfait à tous points de vue. Et même si tout a déjà été dit et écrit, je dois aussi souligner l'immense recherche méticuleuse effectuée par Neil Burger. Sa façon de présenter l'intrigue sous forme de progression ininterrompue de l'histoire est déjà une performance en soi, sans oublier de mentionner qu'il parvient à captiver son public en attirant l'attention sur ceux qui mentent en vous regardant droit dans les yeux. Envoûtant!!!!!

dyn005_small150_800_600_jpeg_2543688_a7805bdc4e33a0a94248b7844355ee12[1]dyn006_original_32_32_gif_2543688_2d4bd58a3512542508250b92bb16e0ec[1] Blood Diamond. Chronique super complète, un peu plus loin, en bas sur cette page. A mi chemin entre "Indiana Jones" et "Killing Fields"...A VOIR! Asolûment! Et même si le monde des diamantaires prétend le contraire, (voir le précédent post), ci-joint le lien d'un site qui vous en dira plus long que tous les beaux discours.....
 
 
+ le site offciel du film : http://blooddiamondmovie.warnerbros.com/
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15 décembre 2006

Nue Propriété" de Joachim Lafosse

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Tourné non loin de Grez-Doiceau, en Brabant wallon, où Lafosse a laissé quelques souvenirs d'enfance, "Nue propriété" s'ouvre sur un trio inédit. Une femme (Isabelle Huppert) vit avec en guise de fils jumeaux deux espèces de Tanguy. De grands dadais, qui n'ont d'adultes que l'apparence physique. Dans la tête, ils ont à peine 12 13 ans. 

Ils ne font rien de leur vie. Restent affalés devant la télévision. Prennent leur bain ensemble. Passent des heures sur des jeux vidéo. Et, surtout, chambrent cette jeune maman qui rêve d'un peu d'oxygène, et qui voit en cachette un « Flamoutche » attentionné (Kris Cuppens), à qui vient un jour l'idée de prendre le large, avec la mère, et de faire en sorte que cette dernière vende  la maison..

Dès cet instant le film bascule pour les assistés vers une angoisse obsessionnelle : la maison, c'est la prolongation de l'enfance. C'est le refuge dressé contre les responsabilités, d'autant que le père (Patrick Descamps) a refait sa vie ailleurs depuis longtemps. Et c'est l'idée scandaleuse que, tout à coup, le cordon ombilical pourrait être irrémédiablement coupé. Le film tourné en plus des plans-séquences fixes a plein de qualités, d'abord celles d'aborder un thème très actuel, très vécu, ensuite celui du choix des acteurs. 'Isabelle Huppert, une mère tout en retenue, mais qui " explose " enfin de compte, par manque d'oxygène, et dans le rôle des jumeaux, on serait tenté de dire que Jérémie (Le fils rebelle) et Yannick (l'introverti) Renier sont criants de vérité et d'infantilisme. Ils font presque de l'ombre à la Huppert. Mais ce sont dans la vie aussi deux frères, réunis ici pour la première fois devant la caméra, et le talentueux vampire qui sommeille en Joachim Lafosse (qui a lui-même un frère jumeau) est en vérité parvenu à tirer le meilleur de ces complices de sang,

Puérils jusqu'à la pathologie, ces deux-là passent leur temps à se chamailler. Comme des enfants, leurs jeux s'interrompent souvent par des crises de larmes. On sait que les jeux d'enfants dérapent, et lorsque les morceaux tombent, il faut du temps avant de pouvoir les recoller. sauf qu'ici, les derniers morceaux seront irrémédiablement cassés.

On sent combien Lafosse, a dû mettre de lui, dans cette aventure, entamée il y a déjà six ans et pour laquelle il a longtemps ramé, entre autres à la recherche de producteurs. C'était son premier projet de long-métrage. Ce n'est aujourd'hui que le troisième à voir le jour, après "Ca rend heureux" et "Folie Privée"

"Nue Propriété", c'est la description de l'éclatement d'une cellule familiale, il suffit d'une onde choc pour que tout l'édifice s'écroule, pour que les liens qui unissent Pacale à ses fils, laissent apparaître toutes leurs violences. Le film est le récit de l'explosion d'un monde clos, où la violence est la consèquence d'un divorce inachevé, où la rivalité gemmelaire des fils est le miroir de la rivalité parentale irrésolue.

"Nue propriété" a été très applaudi au dernier Festival de Venise.

 

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Photos dossier presse Cinéart.

Précédentes chroniques sur Lafosse les 30/8 et 26/9 ou tapez Joachim Lafosse dans blogbar à droite.

Photos Festival du film francophone de Namur 2006.
LAfosse, Jeremie et Yannick Renier. copyrights Micheline Claesfiif 2006 015fiif 2006 016fiif 2006 017

 

 

 

 

Interview Lafosse

Personnellement, j’ai été confronté pendant un laps de temps assez court à cette situation où j’avais le sentiment, dans ma famille, d’avoir un pouvoir qui n’était pas le mien. Une logique de vie n’était pas respectée: je me retrouvais dans la situation de pouvoir empêcher ma mère de vivre la vie qu’elle avait envie de vivre. C’est ce qui m’a donné l’idée d’Ècrire l’histoire de ces deux frères qui se comportent avec leur mère comme s’ils étaient eux-mêmes ses parents. Et elle se retrouve dans la situation Ètrange de devoir demander l’autorisation de s’émanciper.

Cette mise à nu d’une expérience personnelle fut-elle facile?

Avec l’écriture, se crée une distance. Je ne retranscris d’ailleurs jamais ce qui m’est réellement arrivé. C’est pour cela que j’aime ce film. En partant d’une scène traumatisante, je travaille autour. J’interroge ce qui est arrivé. La dramatisation et la fiction font leur effet. 

Comment avez-vous pensé aux frères Renier?

J’ai connu Yannick avant que Jérémie ne fasse ´"La promesse". J’avais vu Yannick travailler dans la classe de Frédéric Dussenne, pour qui j’ai été assistant à la mise en scène au théâtre. J’ai toujours trouvé que Yannick avait quelques chose, et puis Jérémie a eu du succès au cinéma, et j'ai en envie de les réunir. Ce que je ne savais pas, c’est qu’il me faudrait sept ans pour faire le film. Mais dès le début de l’Ècriture, je leur ai proposé d’y participer. Je cherchais une crédibilité de jeu à travers ces deux frères réels.

Isabelle Huppert étant arrivée tard sur le projet, le rôle de la mère était déjàbien construit. Pour vous quelle touche personnelle son jeu d’actrice a-t-il apporté au film?

La difficulté du choix d’Isabelle Huppert était de conserver la justesse du triangle constitué par la mère et ses deux fils. La justesse, c’est ce qu’il y a de plus impressionnant dans son jeu. Elle a un rapport assez spontané à la sÈquence. Les réflexions qu’elle a avant de s’y plonger sont très intéressantes. Peu d’acteurs peuvent tenir un plan-séquence fixe de cinq minutes et quand ils se retrouvent à Èvoluer dans ce style de plan, ils ont intérêt à être mobiles, ludiques et inventifs. Je pense que chacun des trois acteurs possède ces qualités. Ce qui est passionnant avec Isabelle Huppert c’est qu’elle est intuitive et réflechie.

Est-ce qu’entre les prémices du projet et sa concrétisation, le personnage de Pascale, la mère, a Èvolué?

Ce fut une des grandes questions du scénario: est-ce que la mère est le personnage principal ou pas? On est passé par toutes les étapes, y compris jusqu’au montage. Ce film est la description d’un système familial et dans ce système, il n’y a pas une personne qui est plus importante que l’autre. Il suffirait de s’éloigner du système pour que le conflit cesse. Pour faire prendre conscience au spectateur de la perversité de leurs relations, il fallait que je puisse m’attarder sur chaque personnage avec le même investissement. A mes yeux, les trois personnages sont importants.

Et le quatrième protagoniste, c’est la maison.

C’est aussi un questionnement sur le matérialisme. J’ai assisté à des bagarres autour du partage d’une maison. Un lieu n’est intéressant que s’il s’y fabrique quelque chose. Il devient dangereux dès lors qu’il devient un terrain de concurrence. ´"Nue propriété" est une réflexion sur la jouissance que l’on peut avoir à la propriété Finalement, faire du cinéma, c’est aussi jouir d’un tas de choses sans en être propriétaire.

Parlons de votre choix d’utiliser des plans-séquence fixes.

Je voulais que chacun des personnages soit obligé, s’il veut s’éloigner, de quitter le cadre. Le cadre est comme une maison que les personnages n’arrivent pas à quitter. Je trouvais cela cohérent par rapport au sujet du film. Un autre sujet du film est l’incapacité à laisser de la place au tiers. Je voulais montrer à travers ces plans fixes que lorsqu’il n’y a que deux personnages, Ca fonctionne bien mais à l’arrivée d’un tiers, le dysfonctionnement engendre le conflit. C’était aussi un plaisir de laisser une place aux acteurs et à leur travail.

Il est frappant de constater que chaque fois que vous tournez une scène de repas, c’est un moment de tension.

Manger est une des choses qu’on fait le plus dans la vie. A la lecture du scénario, beaucoup de gens trouvaient d’ailleurs qu’il y avait trop de scènes de repas. Mais la nourriture, c’est la libido, c’est la pulsion de vie. Et quand je vois les deux frères qui n’arrêtent pas de manger et la mère qui n’arrête pas de les nourrir, c’est aussi une image significative de ce qui se passe au sein de cette famille.(*)

D'après Cinéart.

(*)En effet, dans cette fiction, les acteurs passent beaucoup de temps à table, et chose étonnante, alors que dans la plupart des films, pour ne pas dire dans tous,  où des scènes de repas sont incluses, les acteurs mangent peu, et ne prennent que de petits bouts de nourriture....parce que les scènes ne sont pas mises en boite du premier coup.  Ici au contraire, les assiettes sont super pleines, et les frères s'en donnent à coeur-joie et vident presque tous les plats. On entend même le craquement de la salade. Mais me direz-vous, pourquoi ce détail? Simplement parce que, tout au long du film, j'ai eu l'impression que, pour rendre les scènes autour de la table familiale plus réalistes, la réalisateur a certainement empêché les deux frères d'aller à la cantine du set, entre deux prises. Soit, ce n'est qu'une petite boutade, mais il est vrai que tout au long du film, cela m'a fait sourire. Surtout Yannick qui a continuellement un pot de yaourt entre les mains. Cela me rappelle un peu Brad Pitt qui mange dans presque tous ses films....

26 septembre 2006

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Après avoir présenté "Nue Propriété" avec Jeremy Renier, et Isabelle Huppert, au festival de Venise, où ce long-métrage à reçu un acceuil plus que chaleureux, Joachim Lafosse nous vient ici en Belgique avec un film très bien ficelé et surtout très agréable à regarder. "Ca rend heureux"

Sans le chômage et la Communauté française, Joachim Lafosse n'aurait pu écrire ses deux premiers longs mètrages qui furent tournés en vidéo, sans moyens, et le Tax shelter n'’était pas encore inaccessible lorsqu'il a lance lancé le projet Ca rend heureux, faute de notoriété.  Malgré cela, son désir de cinéma n’a jamais cessé de grandir. Bien au contraire. Il est heureux de ses choix, en découvrant que ce qui importe avant tout pour faire des films, c’est du désir et de la détermination. Il a toujours refusé d’accepter cette fatalité qui veut que la précarité de la profession engendre une morosité et une culpabilité qui empêcheraient les auteurs de cinéma de créer.

En réalisant Folie Privée et maintenant Ca rend heureux, il est allé à la rencontre de partenaires de travail solidaires, qui lui ont fait pleinement prendre conscience qu’on ne peut être fertile tout seul.

C’est en faisant la file au bureau de pointage de sa commune de Saint-Gilles que l'idée lui est venue  de raconter "Ca rend heureux" l' histoire d’un cinéaste au chômage, qui propose à ses copains de file, donc chômeur comme lui,  de faire un film en ne comptant que sur eux-mêmes, , quitte à mettre les mains dans le cambouis, en se solidarisant, dans une entreprise commune qui les fait exister.

Les protagonistes de ce récit, dont les principaux jouent leur propres rôles, n’ont plus voulu attendre qu’une solution toute faite leur tombe du ciel. Ca rend heureux, c’est l’histoire de chômeurs ordinaires qui refusent la fatalité A cet égard, le réalisateur  n'a nullement voulu faire un film nombriliste pour initiés du cinéma. Cette histoire aurait tout aussi bien pu se passer dans le cadre d’une autre profession, comme celle de jeunes apprentis qui ouvrent une boulangerie ou un garage.

Et je peux vous dire que ce film rend "vraiment heureux".

"La nuit américaine" de Truffaut avait déjà abordé le sujet:  un film dans un film par moment,  mais  avec "Ca rend heureux"  le réalisateur apporte un petit plus par rapport à son illuste prédécesseur,.....c'est un film dans un film du début à la fin, au point qu'on ne sait pas toujours où se situe la frontière avec le scénario et le film en préparation...Le long-métrage de Lafosse brouille les  pistes à dessein, et amène le spectateur à se poser des questions sur le degré de fiction  (le réalisateur utilise légalement les affiches de son précédent long-métrage Folie Privée)
Bref, j'ai aimé, le jeu simple des comédiens amateurs, la fraîcheur, la spontaneité, l'approche très sensibles sans plans inutiles. Et lorsque le mot fin arrive, on est un peu déçu que ce soit déjà fini, d'autant que cela se termine par une interprêtation chorale de toute la troupe, de l'une des plus belles chansons du répertoire flamand "Geluking zijn"  de la regrettée Ann Christy, qui leur sert de toile de fond. Magnifique fin.

 

 

dyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Brèves Joachim Lafossedivers 021dyn002_small150_320_480_jpeg_2543688_816e38c2ef32faf04bf2354c41cca790
Né en 1975 à Bruxelles. Diplômé de l'Iad, son film de fin d'étude Tribu rencontre un franc succès dans de nombreux festivals. Scénariste, réalisateur, auteur et metteur en scène de théâtre. Premier long-métrage de fiction : Folie privée.

 

Photos perso Mich Claes.