25 février 2012

Les Césars boudent Dujardin mais......

BAFTA-2012-Brochure-Cover-The-Artist.jpgsacrent The Artist avec 6 statuettes, et non des moindres....Meilleur film, Réalisateur, musique, son,

Autre grand vainqueur "L'Exercice de l'Etat" 3 Césars et un fabuleux exercice de cinéma entre Olivier Gourmet et Michel Blanc...Par contre Polisse est le grand perdant de la soirée, 2 prix seulement pour 12 nominations...et Intouchables, malgré le prix "téléphoné" pour Omar Sy. Je déplore le peu de cas fait à Torreton et Bouijila, l'un pour Présumé coupable, et l'autre pour Omar m'a tuer. Les deux méritaient mieux pour leur transformation physique. Dommage pour eux!

FILM

"The Artist," Michel Hazanavicius

CINEMATOGRAPHY

Guillaume Schiffman, "The Artist"

DIRECTOR

Michel Hazanavicius, "The Artist

ACTRESS

Berenice Bejo, "The Artist"

CINEMATOGRAPHY

Guillaume Schiffman, "The Artist"

MUSIC

Ludovic Bource, "The Artist".

ACTOR

Omar Sy, "Intouchables"

SUPPORTING ACTOR

Michel Blanc, "L'Exercice de l'Etat"

SUPPORTING ACTRESS

Carmen Maura, "Les femmes du 6ème étage"

NEWCOMER, ACTOR

Gregory Gadebois, "Angele et Tony"

NEWCOMER, ACTRESS

Naidra Ayadi, "Polisse"

Clotilde Hesme, "Angele et Tony"

FIRST FILM

Sylvain Estibal, "When Pigs Have Wings"

ORIGINAL SCREENPLAY (scénario)

Pierre Schoeller, "The Minister"

ADAPTED SCREENPLAY

Yasmina Reza, Roman Polanski, "Carnage"

FOREIGN FILM

"A Separation," Asghar Farhadi

ANIMATED FILM

"The Rabbi's Cat," Joann Sfar, Antoine Delesvaux

DOCUMENTARY FEATURE

"Tous au Larzac," Christian Rouaud

 

 

 

 

24 février 2012

L'Exercice de l'Etat! Un prix pour Michel Blanc Cesars Meilleur second rôle masculin...bravo!

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Le ministre des Transports, Bertrand Saint-Jean, est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d’État dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. À quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils ?... L’État dévore ceux qui le servent.

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Prix du Meilleur Scénario, Festival de Namur 2011

L'Exercice de l'Etat, Michel Blanc, Olivier Gourmet, L'Exercice de l'Etat, Michel Blanc, Olivier Gourmet,

 

 

L'Exercice de l'Etat, Michel Blanc, Olivier Gourmet, Un des meilleurs films français de cette année, avec The Artist et Polisse.

Des comédiens épatants qui portent cette histoire à bout de bras! Une mise en scène musclée, et Pierre Schoëller  très pointu dans sa retranscription des détails . Avec à la clé, un superbe état des lieux des coulisses politiques, ou comment les hommes qui y siègent, placent leurs pions afin de bien avançer au sein d' enjeux politiques. Olivier Gourmet joue un ministre plus vrai que nature, et avec une telle puissance qu'on est pris d'une énorme empathie, lorsqu'il est obligé de prendre des décisions qui vont à l'encontre des promesses faites aux citoyens. Il est tellement convaincant qu'on est presque d'accord avec lui, lorsqu'enfin il tranche pour assurer sa conservation.. Michel Blanc qu'on  attend certainement pas dans un tel costume, est un étonnant chef de cabinet. Tout en retenue, mais au combien efficace..Les dialogues incessants, le verbe, les réunions, les annonces, les démentis, les nominations, les serments, les engueulades...Tels sont les éléments qui relient ces deux hommes du début à la fin.... Quant à Zabou Breitman, elle ne fait pas que de la figuration derrière les deux hommes forts du scénario. Loin de là..Sans oublier,  Sylvain Deblé, un anonyme, n'ayant jamais mis un pied sur un tournage et casté sur le tas pour sa bonne tronche . Avec lui, L'Exercice de l'Etat rend ainsi hommage aux sans-voix, à ces exclus de la démocratie, en posant la question de savoir, pourquoi le politique éloigne- t'il chaque jour u peu plus le peuple de la vie démocratique? N'est-ce-pas là le plus grad paradoxe, et le plus grand drame, de nos sociétés moderne..d'où le personnage décalé du chômeur (Deblé)

Donc, un mot, un seul...Foncez!

 

 

20 septembre 2011

Ma semaine cinématographique....

vilmroll.gifA l'époque où j'entrepris de créer ce blog, il était dans mes intentions de n'y publier que ce que j'aimais. De ne m'intéresser qu'aux films qui me plaisaient, et d'essayer de vous faire partager ce pouvoir de fascination que peut excercer un film sur les gens. Cinq années plus tard, l'envie est toujours là, mais avec des petites améliorations....En effet, je ne pouvais me douter, à l'époque, que je deviendrais une familière de tous les studios privés, et que j'aurais la notoriété qui est mienne sur le net (sans prétention aucune) aujourd'hui....Donc, il a fallu que je ratisse plus large et visionne à peu près tout ce que l'on me proposait ou presque...Ce qui m'a permis en quelques années, de découvrir de petites perles venues des pays asiatiques, comme de supers bons longs-mètrages issus des pays baltes, et même quelques films allemands et flamands bien de chez nous, sans oublier les films belges en langue française, films pour lesquels en tant que spêctateur lamba je n'aurais sans doute pas déboursé un kopeck. Grâce aux relations nouées entretemps, j'ai pu aborder des sujets dont on est amené à discuter chez soi, enfin vous, eux, les autres, et pas forçemment ce que j'aime.. Le cinéma étant tellement diversifié qu'il y a toujours un film qui plaira à l'un d'entre nous!

Ce blog est donc le fruit d'une idylle entre une jeune gamine de 8 ans, et le 7ème Art,  lorsqu'elle le découvrit dans les années 50, grâce à sa tante qui tenait la caisse du cinéma Victory Rue Neuve à Bruxelles, et qui l'a laissa entrer en catimini... Pourtant, alors que je remplit quotidiennement ma page actus, sorties et rencontres,  il m'arrive encore d'être "attendrie" devant une belle histoire.....celle qui remue les tripes.

Tiens, pas plus tard que vendredi dernier, j'ai vu Tilda Swinton, magistrale encore une fois dans "We need To Talk About Kevin....Du grand travail de comédie de la part de l'actrice galloise, également productrice de ce film présenté à Cannes.. Ensuite, j'ai été séduite par l'histoire de Latif Yaya, qui pendant longtemps a servi de sosie, malgré lui,  pour l'un des fils de saddam Hussein, dont les excès sanguinaires multiples feraient passer son illustre (?) père pour un enfant de choeur...Il s'agit de "The Devil's Double", et ici aussi, je salue la performance hallucinante de Dominic Cooper qui joue les deux rôles. Bluffant! Ensuite, j'ai été aménée à voir "Les Géants" le dernier Bouli Lanners,  (deux fois primé à Cannes) toujours égal à lui même avec des films très poëtiques tournés dans de très beaux décors,  pour suivre avec  "La Fee" du duo Doinique Abel et Fiona Gordon....une fable magnifiée par des scènes oniriques dont le duo a le secret..Ensuite, coup de frein à ce bel élan "Rondo"  avec Jean-Pierre Marielle. Bon, je suis restée jusqu'à la fin par obligation, vu que je rencontre le comédien la semaine prochaine........Mais, que vais-je lui demander? Sans remettre en cause sa prestation, le film est complètement raté. Mal monté, mal filmé, plein de clichés et très redondant....Cela ne va pas être facile..Heureusement il y a eu....un fabuleux Jean Dujardin dans The Artist,  de Michel Hazanavicius...film qui contrairement au précédent m'a semblé trop court.... Dujardin est aussi bon en plans serrés avec ce qu'exprime son visage qu'en plan large avec ce qu'exprime son corps.. Peu d'acteurs peuvent se réclamer êtres bons dans les deux régistres.. Jean a ceci de particulier, celui d'avoir un visage "intemporel", qui peut-être très époque, mais aussi très contemporain. Il sait tout faire et peux travailler sans filet. Hormis les nombreuses scènes comiques, si je devais n'en retenir qu'une, ce serait celle de la fin...le duo de claquettes entre Dujardin et Berenice Bejo...Superbe, et bien digne de ce cinéma là...le muet. Qui, on ne peut le nier,  a tout apporté au 7ème art (c'est mon avis) ....et,  ce sera "la fleur au fusil" que je vais interviewer "Brice de Nice" la semaine prochaine. Je pense que je vais passer un super bon moment en sa compagnie. Et si je faisais une interview muette. ce serait drôle non?

Bon pour rester dans les productions françaises, qui ne sont pas toutes du même accabit que "La Croisière" le navet des navets 2011, j'ai bien aimé  "Présumé coupable" Un must avec Philippe Torreton complètement investi dans son personnage au point de perdre une vingtaine de kgs pour ressembler au "héros" du film, lorsque celui-ci entame une longue grève de la fin....Contrairement à Omar m'a Tuer" Ici on sait que la justice à fait une erreur monumentale, et que le prévenu, même en ayant perdu ses biens, ses enfants, sa femme et son honneur sera déclaré innocent à la fin du deuxième procès...et ce, malgré la hargne du Juge d'instruction qui du début à la façon instruit à charge et ne change pas d'attitude même lorsque ses erreurs sont portées à la connaissance du public....Un très bon film...Pour "Omar m'a Tuer" par contre, j'émets quelques réserves, en ce sens que Kad Merad  derrière la caméra, prend trop parti pour un camp plutôt que l'autre. Et même si la prestation de Sami Bouajila   est à la hauteur, on reste quand même un peu sur sa faim, l'éclairage de Merad ne permet pas de faire la lumière sur la culpabilité ou non du jardinier...ou alors, c'est la justice qui rechigne à faire marche-arrière...Toujours dans le cinéma Hexagone, épinglons "L'Exercice de l'Etat" , qui après "La Conquète" de bonne facture, plonge à nouveau le spectateur dans les coulisses de la politique française, avec ses vices, ses travers, ses passe-droits (enfin en Belgique aussi). Le duo OLivier Gourmet -Michel Blanc passe à merveille, l'un dans la peau d'un ministre des transports farouchement opposé à la privatisation du rails français et plus particulièrement des gares, et qui échappera de peu au prix fort à payer quand les ordres viennent du "père" (Le Président) l'autre dans celui de l'attaché de cabinet, tout en retenue, avec le devoirs de réserve qui sied à son emploi, mais magistralement interprèté, par un comédien, enfin sorti des comédies de bas-étages... Du tout grand cinéma de composition. J'ai adoré...Restons en France, et plus particulièrement au sein d'un commissariat de quartier, avec le très bon "Polisse" de Maiwenn. J'avoue là, avoir été très très agréablement surprise, tant par la mise en scène, que par le montage, mais aussi et surtout par les comédiens, Joey Starr en tête, loin du macho  violent qu'il est dans la vraie vie....Starr offre un visage très humain...Reconnaissons donc à Maiwenn qui déjà avec Le Bal Des Actrices montrait qu'elle a sa place parmi les réalisateurs, d'avoir pu tirer tout le bon jus de l'ivraie chez le rappeur...Je n'oublie (surtout) pas de vous dire que, si il y a un film d'espionnage à voir, c'est  "The Debt" (L'affaire Singer en sous-titre) de John Madden avec Helen Mirren.. La chasse au "boucher de Birkenau" vue sous l'angle de trois "héros" qui trente ans après se voient démystifiés par un concours de circonstances qu'il n'avaient pas prévu. Miren comme toujours est magnifique, mais je ne peux oublier de mettre en excergue la très très bonne prestation de Jesper Christensen, parfait dans la peau du boucher-Gynécologue, et Jessica Chastain vue dans "The Tree of Life"....bref..un Polar- Thriller d'excellente facture...Et in fine pour la fin......La Guerre des Boutons d'Yan Samuel.....Là, y pas à dire "si j'avais su, j'aurai po v'nu"....j'y suis allée , et je ne l'ai pas regretté!. Samuel propose un très bon remake du film d'Yves Robert....même si la phrase culte de Tigibus ne figure pas dans le film (Danielle delorme, la veuve d'Yves Robert en détient les droits)  Il n'y a pas de temps morts, on ne s'ennuie jamais, et on rit souvent très souvent, tellement les enfants, non- comédiens, mais issus des champs, sonts craquants. Voilà j'ai fait le tour de quelques productions sorties ou à venir.....si vous suivez mes conseils, vous ne vous embêterez pas, dans le cas contraire, tant pis, je vous aurai prévenus.

Bons films..

 

Avouez que c'est un beau programme non?