20 septembre 2011

Ma semaine cinématographique....

vilmroll.gifA l'époque où j'entrepris de créer ce blog, il était dans mes intentions de n'y publier que ce que j'aimais. De ne m'intéresser qu'aux films qui me plaisaient, et d'essayer de vous faire partager ce pouvoir de fascination que peut excercer un film sur les gens. Cinq années plus tard, l'envie est toujours là, mais avec des petites améliorations....En effet, je ne pouvais me douter, à l'époque, que je deviendrais une familière de tous les studios privés, et que j'aurais la notoriété qui est mienne sur le net (sans prétention aucune) aujourd'hui....Donc, il a fallu que je ratisse plus large et visionne à peu près tout ce que l'on me proposait ou presque...Ce qui m'a permis en quelques années, de découvrir de petites perles venues des pays asiatiques, comme de supers bons longs-mètrages issus des pays baltes, et même quelques films allemands et flamands bien de chez nous, sans oublier les films belges en langue française, films pour lesquels en tant que spêctateur lamba je n'aurais sans doute pas déboursé un kopeck. Grâce aux relations nouées entretemps, j'ai pu aborder des sujets dont on est amené à discuter chez soi, enfin vous, eux, les autres, et pas forçemment ce que j'aime.. Le cinéma étant tellement diversifié qu'il y a toujours un film qui plaira à l'un d'entre nous!

Ce blog est donc le fruit d'une idylle entre une jeune gamine de 8 ans, et le 7ème Art,  lorsqu'elle le découvrit dans les années 50, grâce à sa tante qui tenait la caisse du cinéma Victory Rue Neuve à Bruxelles, et qui l'a laissa entrer en catimini... Pourtant, alors que je remplit quotidiennement ma page actus, sorties et rencontres,  il m'arrive encore d'être "attendrie" devant une belle histoire.....celle qui remue les tripes.

Tiens, pas plus tard que vendredi dernier, j'ai vu Tilda Swinton, magistrale encore une fois dans "We need To Talk About Kevin....Du grand travail de comédie de la part de l'actrice galloise, également productrice de ce film présenté à Cannes.. Ensuite, j'ai été séduite par l'histoire de Latif Yaya, qui pendant longtemps a servi de sosie, malgré lui,  pour l'un des fils de saddam Hussein, dont les excès sanguinaires multiples feraient passer son illustre (?) père pour un enfant de choeur...Il s'agit de "The Devil's Double", et ici aussi, je salue la performance hallucinante de Dominic Cooper qui joue les deux rôles. Bluffant! Ensuite, j'ai été aménée à voir "Les Géants" le dernier Bouli Lanners,  (deux fois primé à Cannes) toujours égal à lui même avec des films très poëtiques tournés dans de très beaux décors,  pour suivre avec  "La Fee" du duo Doinique Abel et Fiona Gordon....une fable magnifiée par des scènes oniriques dont le duo a le secret..Ensuite, coup de frein à ce bel élan "Rondo"  avec Jean-Pierre Marielle. Bon, je suis restée jusqu'à la fin par obligation, vu que je rencontre le comédien la semaine prochaine........Mais, que vais-je lui demander? Sans remettre en cause sa prestation, le film est complètement raté. Mal monté, mal filmé, plein de clichés et très redondant....Cela ne va pas être facile..Heureusement il y a eu....un fabuleux Jean Dujardin dans The Artist,  de Michel Hazanavicius...film qui contrairement au précédent m'a semblé trop court.... Dujardin est aussi bon en plans serrés avec ce qu'exprime son visage qu'en plan large avec ce qu'exprime son corps.. Peu d'acteurs peuvent se réclamer êtres bons dans les deux régistres.. Jean a ceci de particulier, celui d'avoir un visage "intemporel", qui peut-être très époque, mais aussi très contemporain. Il sait tout faire et peux travailler sans filet. Hormis les nombreuses scènes comiques, si je devais n'en retenir qu'une, ce serait celle de la fin...le duo de claquettes entre Dujardin et Berenice Bejo...Superbe, et bien digne de ce cinéma là...le muet. Qui, on ne peut le nier,  a tout apporté au 7ème art (c'est mon avis) ....et,  ce sera "la fleur au fusil" que je vais interviewer "Brice de Nice" la semaine prochaine. Je pense que je vais passer un super bon moment en sa compagnie. Et si je faisais une interview muette. ce serait drôle non?

Bon pour rester dans les productions françaises, qui ne sont pas toutes du même accabit que "La Croisière" le navet des navets 2011, j'ai bien aimé  "Présumé coupable" Un must avec Philippe Torreton complètement investi dans son personnage au point de perdre une vingtaine de kgs pour ressembler au "héros" du film, lorsque celui-ci entame une longue grève de la fin....Contrairement à Omar m'a Tuer" Ici on sait que la justice à fait une erreur monumentale, et que le prévenu, même en ayant perdu ses biens, ses enfants, sa femme et son honneur sera déclaré innocent à la fin du deuxième procès...et ce, malgré la hargne du Juge d'instruction qui du début à la façon instruit à charge et ne change pas d'attitude même lorsque ses erreurs sont portées à la connaissance du public....Un très bon film...Pour "Omar m'a Tuer" par contre, j'émets quelques réserves, en ce sens que Kad Merad  derrière la caméra, prend trop parti pour un camp plutôt que l'autre. Et même si la prestation de Sami Bouajila   est à la hauteur, on reste quand même un peu sur sa faim, l'éclairage de Merad ne permet pas de faire la lumière sur la culpabilité ou non du jardinier...ou alors, c'est la justice qui rechigne à faire marche-arrière...Toujours dans le cinéma Hexagone, épinglons "L'Exercice de l'Etat" , qui après "La Conquète" de bonne facture, plonge à nouveau le spectateur dans les coulisses de la politique française, avec ses vices, ses travers, ses passe-droits (enfin en Belgique aussi). Le duo OLivier Gourmet -Michel Blanc passe à merveille, l'un dans la peau d'un ministre des transports farouchement opposé à la privatisation du rails français et plus particulièrement des gares, et qui échappera de peu au prix fort à payer quand les ordres viennent du "père" (Le Président) l'autre dans celui de l'attaché de cabinet, tout en retenue, avec le devoirs de réserve qui sied à son emploi, mais magistralement interprèté, par un comédien, enfin sorti des comédies de bas-étages... Du tout grand cinéma de composition. J'ai adoré...Restons en France, et plus particulièrement au sein d'un commissariat de quartier, avec le très bon "Polisse" de Maiwenn. J'avoue là, avoir été très très agréablement surprise, tant par la mise en scène, que par le montage, mais aussi et surtout par les comédiens, Joey Starr en tête, loin du macho  violent qu'il est dans la vraie vie....Starr offre un visage très humain...Reconnaissons donc à Maiwenn qui déjà avec Le Bal Des Actrices montrait qu'elle a sa place parmi les réalisateurs, d'avoir pu tirer tout le bon jus de l'ivraie chez le rappeur...Je n'oublie (surtout) pas de vous dire que, si il y a un film d'espionnage à voir, c'est  "The Debt" (L'affaire Singer en sous-titre) de John Madden avec Helen Mirren.. La chasse au "boucher de Birkenau" vue sous l'angle de trois "héros" qui trente ans après se voient démystifiés par un concours de circonstances qu'il n'avaient pas prévu. Miren comme toujours est magnifique, mais je ne peux oublier de mettre en excergue la très très bonne prestation de Jesper Christensen, parfait dans la peau du boucher-Gynécologue, et Jessica Chastain vue dans "The Tree of Life"....bref..un Polar- Thriller d'excellente facture...Et in fine pour la fin......La Guerre des Boutons d'Yan Samuel.....Là, y pas à dire "si j'avais su, j'aurai po v'nu"....j'y suis allée , et je ne l'ai pas regretté!. Samuel propose un très bon remake du film d'Yves Robert....même si la phrase culte de Tigibus ne figure pas dans le film (Danielle delorme, la veuve d'Yves Robert en détient les droits)  Il n'y a pas de temps morts, on ne s'ennuie jamais, et on rit souvent très souvent, tellement les enfants, non- comédiens, mais issus des champs, sonts craquants. Voilà j'ai fait le tour de quelques productions sorties ou à venir.....si vous suivez mes conseils, vous ne vous embêterez pas, dans le cas contraire, tant pis, je vous aurai prévenus.

Bons films..

 

Avouez que c'est un beau programme non? 

14 septembre 2011

Si j'avais su....je serai pô v'nu!. La Guerre de boutons a bien lieue...et j'ai vu...

  • gdb bis.jpgDeux films pour le prix d'un! A croire que le titre a inspiré les deux réalisateurs...et les prods respectives. Ils se font la guerre en bonne et due forme....Ici la vision de Yan Samuel, avec Eric Elmosnino(Gainsbarre) Fred Testot (Omar et Fred) Mathilde Seigner (Camping) et Alain Chabat. Plus tard je vous proposerai la version de Christophe Baratier..avec Laettita Casta, Kad Merad, Gerard Jugnot, Guillaume Canet. Cependant c'est la version d'Yvan Samuel qui me botte le plus. Même si, et surtout si.... certains critiques, avançent des noms plus bankable chez Barratier...Bof...je n'aime pas trop Jugnot....et Kad Merad, je trouve qu'on le voit trop. (Trop de Merad pourrait tuer le Merad.).

  • Sans doute, et La Guerre des Boutons 1" a déjà une longueur d'avance sur La Nouvelle guerre des Boutons...où selon moi, cela sent plus le fric qu' un réel plaisir de tourner un film avec des gosses...Et Tigibus de la deuxième version est moins craquant que ecelui de Samuel...En tout cas, celui qui ressemble le plus à l'original...

  • gibus.jpgQue faut-il en penser? Moi?? rien, puisque je n'ai pas eu à faire un choix...les deux visions-presse se suivent Et  Martin Lartigue  (Ptit Gibus)  il en pense quoi lui? Ben, "si j'avais su, j'aurai po'vnu"  sans doute..??? Cependant, cette réplique culte ne figurera dans aucune des deux versions. Danielle Delorme détentrice des  droits s'y oppose.

  • Donc il vous faudra choisir selon le casting, le un ou le deux.....ou revoir l'original. Mais moi, je vais essayer de vous influencer à aller voir celui-ci..Pourquoi??

  •  

    A première vue,  la version De Samuel que j'ai vue la semaine dernière est la plus attachante... avec l'arrivée de quelques personnages supplémentaires par rapport à l'oeuvre originale de Louis Bergaux et réalisé  par Yves Robert ...Mathilde Seigner la maman, un peu austère, mais qui au fond d'elle même sait que son fils vaut plus que de travailler à la ferme et ce parfois au détriment de sa scolarité. Mathilde signe ici, une très belle perfoamnce, tout en retenue, et elle est la seule qui reste sérieuse du début à la fin, alors que dans la vie, elle est tout le contraire... et la petite gamine qui pète le feu...Par contre, celle de Baratier me semble plus sérieuse..parce que situé pendant la guerre en 1944, alors qu'au contraire, Samuel respecte l'original....à savoir, 1960, un village dans le sud de la France.

    L'intrigue est des plus simple.....Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l'intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l'honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s'il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l'aide de Lanterne - une fille ! - la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d'ingéniosité.

    Mais il n'est pas facile d'être une armée de petits hommes sans se faire attraper par Papa et Maman ! Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret? Cependant, si les enfants affichent profil bas parfois, les adultes ne sont pas en reste, et ça, Yvan Samuel le met très bien en images. J'en veux pour preuve la truculente scène entre les deux profs (Chabat et Elmosnino) pas mieux que leurs élèves finalement. Au travers de ces joutes verbales au ras des paquerettes, on sent que le réalisateur met l'accent sur l'enfance des grands, qui somme toute n'est pas si différentes de celle de la bande de garnements qu'ils sont sensés éduquer...A ce titre, hormis la scène précédente, les invectives lors du match de foot qui réunit les deux villages est très drôle. A ce propos Yvan a, pour le plaisir des yeux, également réjouté la scène du duel des ricochets, qui ne figure pas dans l'original. Une belle alchimie se dégage des deux comédiens a cet instant.....Bref, j'ai adoré, et les enfants sont d'un naturel désarmant...casté parmi les jeunes qui peuplent les campagnes, parce qu'il fallait qu'ils soient aptes à grimper aux arbres, mener les vaches aux champs imiter le cri des oiseaux, tendre des pièges et à se fondre dans la nature d'une façon naturelle...Tigibus incarné par  Tristan Vichard est génial, tandis que Lebrac  (Vincent Bres) est un chef autoritaire non dénué de sentiment. Quant à Lanterne incarnée par Salomé Lemire...je ne sais où les casteurs l'ont dénichée, mais elle insuffle une très grand force dans son personnage, sans oublier de reprendre ses "habits " de fille quand il le faut. J'ai particulièrement aimé la scène où elle danse devant sa fenêtre devant un Lebrac sibjugé.......elle se fond dans ce monde de mecs d'une façon étonnante. Par moment, elle me rappelle la gamine qui jouait dans Tomboy..Tous ces enfants arrivaient sur le plateau en oubliant complètement que c'est un métier, leur naturel est stupéfiant. Enfin, je n'oublie pas Fred Testo , la moitié du duo de comique SAV, impérial en curé du village, essayant de mettre de l'odre parmi ses jeunes ouailles, mais qui souvent est dépassé par les évènements...Bref, tout ce petit monde propose sous la baguette de Yvan Samuel, une comédie tendre, familiale, drôle souvent , poignante parfois, et traîte avec finesse, les thèms de l'indépendance, de la solidarité, des petites batailles de l'enfance, et celui du passage à l'âge adulte. Un film avec la repésentaion d'une bande gamin en liberté vue dans "La Guerre des Boutons" fait rêver, car cela n'existe plus aujourd'hui. Et si quand même, ce serait pour des Nike ou des Ipad, mais la manière ne serait pas la même pour y arriver....A cette époque, les parents pouvaient laisser leurs enfants partir toute la journée sans avoir à s'inquièter. IN fine, je pense que Yvan Samuel et sa Guerre, est le film qui pourra plaire le plus, car ce réalisateur père de 5 enfants, a déjà réalisé JEUX D'ENFANTS..Donc, je crois qu'il en connaît un bon bout non??
  •  Un film à voir sans modération...
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11 août 2011

La Guerre des Boutons version Christophe Baratier Toutes les affiches

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Mars 1944. Alors que la planète est secouée par les soubresauts de la guerre mondiale, dans un petit coin d’une campagne française se joue une guerre de gosses… Car, depuis toujours, les gamins des villages voisins de Longeverne et Velrans s'affrontent sans merci. Mais, cette fois, leur guerre va prendre une tournure inattendue : tous les petits prisonniers se voient délestés des boutons de leurs vêtements, en sorte qu’ils repartent presque dénudés, vaincus et humiliés. Ce conflit porte désormais un nom : la « guerre des boutons ». Et le village qui aura récolté le plus de boutons sera déclaré vainqueur… En marge de ce conflit, Violette, une jeune fille d'origine juive, fait battre le cœur de Lebrac, le chef des Longeverne. La véritable origine de Violette sera-t-elle dénoncée et découverte ?

Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad, Gérard Jugnot
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Réalisé par
Christophe Barratier
 
D'après l'oeuvre de Louis Pergaud
Produit par
TF1 FILMS, LA PETITE REINE, MARS FILMS, STUDIO 37

 

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Site web

guerre des boutons.jpgLNGB_120x176_GD GIBUS.JPGLNGB_120x176_LACRIQUE.JPGLNGB_120x176_LASTEC.JPGLNGB_120x176_LEBRAC.JPGBon voilà. Vous avez découvert les deux versions.

Reste plus qu'à savoir laquelle aura le plus de succès, sachant que celle de Samuel sortira une semaine avant celle de Baratier.