14 décembre 2009

Le Prix Louis Delluc pour "UN PROPHETE" de Jacques Audiard

Bon, ce magnifique film français a peut-être loupé le prix du Meilleur film Européen  il y a quelques jours, mais il se ratrape aujourd'hui, en remportant le prestigieux prix "Louis Delluc 2009" surnommé le Goncourt du Cinéma! Le film de Jacques Audiard ex-aecqo avec  "Qu'un seul tienne, et les autres" suivront de Léa Fehner, dévance "Les herbes Folles, A l'origine" de Xavier Giannoli, "Non, ma Fille tu n'iras pas danser" de Christophe Honoré et "Je suis heureux que Ma mère Soit Vivante" du duo Claude et Nathan Miller..Ce qui frappe d'emblée c'est  la perversité en milieu carcéral qui est le thème principal des deux lauréats.

Le film pourrait représenter la France aux prochains Oscars pour lesquels Un Prophète est nominé dans la catégorie "Meilleur film en langue étrangère"

 

25 février 2007

Lady Chatterley Bis grand vainqueur aux Césars. Bande-annonce + Chronique

Copié/collé de ma chronique du 19/12 (16h51) où déjà Lady Chatterley avait ravi le jury du prix Louis Deluc

 

ladyBelle surprise de fin d'année. Lady Chatterley s'est vu décerner le prix Louis Deluc 2006., considéré par les pros comme le "Goncourt" du 7ème art.  Boudé par la plupart des festivals de cinéma, Venise et Cannes en tête, ce très beau film français, dépouillé du superflu, enfin reconnu. Ce prix récompense le meilleur film français de l'année, et assurément il l'est. Il a dévançé Flandres de Bruno Durmont, Jardins en Automne d'Otar Lossemani, Bled number one de Rabah-Ameur-Zaimeche, et Quand j'étais chanteur de Xaxier Giannoli.

Adapté du roman de D.H. Lawrence, le film de Pascale Ferran, enfin revenue sur le devant de la scène cinématographique, nous conte l'histoire de Constance qui coule des jours monotones, enfermée dans sa propre vie, son sens du devoir et son mariage, indifférente à tout et qui se vide peu à peu de ses forces. Sa rencontre au printemps avec Parkins, garde-chasse qui vit dans une cabane au fond des bois, sera le début d'une difficulté d'approvisionement, d'un lent éveil, à la sensualité pour elle, et d'un retour à la vie pour lui.
Mais une fois le contact établi, la route sera longue, qui les mènera tout deux vers l'amour véritable, car à l'échelle de leur relation, il leur faudra réinventer le monde.
Selon les membres du jury, Lady Chatterley est un "film d'une grande sensibilité, avec une émotion à l'état pur, et une façon savante de faire du cinéma". La réalisatrice Pascale Ferran quand à elle souligne "je suis touchée que ce film ait ai atteint le public en lui parlant à l'oreille, et j'éprouve une grande joie et un soulagement proportionnel à une peur rétrospective"

Confidences de Pascale Farran. J'ai découvert "L'Amant de Lady Chatterley "sur le tard. Certains aspects du livre m'enthousiasmèrent, mais il était inadaptable à mes yeux. Ou alors dans une adaptation si libre que je n'aurais pas eu l'audace d'y penser. Il faut dire que "L'amant de lady Chatterley" (troisième version) est assez verbeuse et que, sur ce terrain là du moins, le livre à mal vieilli. Comme si Lawrence, face au caractère éminnement subversif de son sujet et la censure qu'il anticipait, s'était senti obligé de thésoriser, par la voix ses personnages, la thèse de son roman: l'amour plus fort que toutes les barrières sociales. Puis j'ai appris qu'il existait deux versions précédentes et que la seconde était éditée chez gallimard sous le titre "Lady Chatterley et l'homme des bois"

Cette version là est plus simple, plus frontal vis-à-vis du sujet, moins tourmenté. Le livre est davantage centrré sur la relation entre Constance et Parkin, et les deux personnages eux-mêmes sont assez différents. Parkin par exemple est ici un homme simple qui aurait dû logiquement être mineur mais qui a choisi d'être garde-chasse pour échapper à la vie de groupe. Dans "l'Amant" c'est un ex-officier de l'armée des Indes qui a choisit de vivre en ermite. Mais sa culture et ses origines rendent moins scandaleuse sa relation avec Lady Chatterley. D'une certaine façon, ils sont du même monde, et peuvent donc commenter ensemble ce qui leur arrive. Dans ""Lady Chatterley et l'homme des bois", ils ne commentent pas, ils expérimentent. Ensuite, le récit, davantage encore que dans la dernière version, est littérallement envahi par la végétation. Et le règne végétal n'intervient pas seulement ici comme métaphore de l'élan vital qui fait se joindre les deux protagonistes, mais il les accompagne sans cesse dans leur transformation. C'est cela pour moi, la grande beauté de "Lady Chatterley et l'homme des bois": le récit d'un amour qui ne fait qu'un avec l'expérience concrète de la transformation

 

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  http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=49810.html