21 mai 2011

Bouli Lanners et Les Géants primés à Cannes

bouli.jpgOn l'aime bien notre "petit" Bouli du côté de la croisette. Petit dis-je, oui sans doute de par la taille, mais pas de par le talent. Après Ultranova primé à Berlin en 2005, et Eldorado, primé à Cannes en 2008, Les GEANTS son dernier opus a été ultime honneur, projeté lors du Gala de Clôture de la Quinzaine des réalisateurs, et je suis contente d'annonçer que notre Bouli a remporté le Section parallèle à la sélection officielle du Festival de Cannes créée en 1969 et organisée par la SRF (Société des réalisateurs de films). Le film a été choisi par la SACD, société française des auteurs et compositeurs dramatiques, dont la commission cinéma est présidée par le réalisateur Bertrand Tarvernier. Le jury a été touché par "la cocasserie tendre et mélancolique déjà présente dans son précédent film Eldorado.

 Tourné en Belgique et au Luxembourg, LES GÉANTS  (Versus Productions) met en scène trois garçons en quête de liberté.

 
bouli geant.JPGMini-synopsis: C’est l’été, Zak et Seth se retrouvent seuls et sans argent dans leur maison de campagne. Les deux frères s’attendent encore une fois à passer des vacances de merde. Mais cette année là, ils rencontrent Danny, un autre ado du coin.  Ensemble, à un âge où tout est possible, ils vont commencer la grande et périlleuse aventure de leur vie. Les rôles principaux sont tenus par Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen et Paul Bartel. Elément essentiel dans l’œuvre de Bouli Lanners, la musique a été composée par Bram Vanparys (Bony King of Nowhere).

 Pour Jacques-Henri et Olivier Bronckart, véritables habitués de la Croisette, cette sélection cannoise marque une nouvelle consécration. En 2008, Versus Production y présentait déjà ÉLÈVE LIBRE de Joachim Lafosse et ELDORADO de Bouli Lanners (où il a été triplement primé). L’an dernier, Versus était de retour sur la Croisette avec ILLÉGAL d’Olivier Masset-Depasse (Prix SACD), qui a ensuite rencontré le succès que l’on sait, récoltant notamment le Bayard d’or de la meilleure actrice pour Anne Coesens à Namur, le Valois d’Or à Angoulême, deux Magritte du Cinéma Belge, une nomination aux César et était le représentant belge pour les Oscars ainsi que finaliste du Prix LUX 2010.

 belgique,france,cannes,croisette,actualité,actualité cinéma,marthe keller,bouli lanners,eldorado,ultranova,insoliteDistribué par O’BROTHER (la société de distribution des frères Bronckart), LES GÉANTS sortira en Belgique à l’automne prochain.

Ci-contre MichCiné et Lanners en 2006 La Quinzaine des Réalisateurs,  à Cannes  (également connue sous le nom de Directors’ Fortnight) a été fondée par l’Association des réalisateurs français en réaction aux événements de Mai’68. L’objectif était d’aider –via cette plateforme- à faire découvrir, tant auprès des médias que du public, les nouveaux cinéastes et nouvelles tendances.

C’est ainsi que la Quinzaine a montré les premiers films de Rainer Werner Fassbinder, Nagisa Oshima, George Lucas, Martin Scorcese, Ken Loach, Michael hanecke, Chantal Ackerman, Spike Lee, Luc et Jean-Pierre Dardenne, Sofia Coppola, Stephen Frears, William Friedkin, et Francis Ford Coppola,, parmi tant d’autres. C’est également à la Quinzaine que La Merditude des Choses de Felix van Groeningen a été montré en 2009.

La direction artistique de la Quinzaine des Réalisateurs est assurée par Frédéric Boyer, assisté par les membres de la commission de sélection.

à Info: www.quinzaine-realisateurs.com

19 janvier 2011

Au Delà..Trois grands noms ne suffisent pas à faire un grand film.

hereafter.jpgClint Eastwood, Matt Damon et Cécile de France. Trois noms, trois belles carrières....Un point c'est tout. Après? Après c'est le vide. Où est l'Eastwood de Iwo-Jima, Gran Torino, Mystic River, Million Dollar Baby, Unforgiven, Pale Rider??

Si la scène d'ouverture avec l'énorme Tsunami est impressionnante,  et reste pour moi la meilleure partie du film pour son réalisme, avec entre autres pour  la performance de Cécile dans sa quète de revenir à la surface avec l'énergie du désespoir, alors qu'elle est irrésitiblement attirée vers le fond, une séquence qui glaçe les sangs. La suite malheureusement est à l'avenant..Lent, plat et insipide. Sans remettre en cause le talent de notre Cécile, qui joue juste et tout en  nuances,  ce n'est pas avec ce film là qu'une carrière hollywoodienne s'ouvrira à elle.  Le thème choisi par Eastwood "que se passe-t-il après la mort"  et comment accepter que les êtres les plus proches disparaissent à jamais, aurait pu faire mouche, cependant,  Hereafter film-choral tourné façon Babel lui échappe et se traîne en longueur, ...et nous, nous  restons sur les mêmes interrogations qui étaient celles que nous avions en entrant dans la salle. Chacun veut croire à une vie future, sans savoir de quoi celle-ci serait faite.... le film n'apporte aucune réponse. A vouloir délivrer son message en trois parties ne fait que peser plus lourd sur le résultat final. Ou est-ce le montage des ces trois volets qui laisse à désirer? Toujours est-il qu'on se perd en conjonctures inutiles..Avec une incursion dans le surnaturel, Clint Eastwood  fait fausse route.  Et la critique internationale ne s'y est pas trompé, le film est déçevant, même si la bande-annonce tente à prouver le contraire! Décrit comme un thriller fantastique, Hereafter n'arrive pas à capter, et le suspense n'est pas au rendez-vous. Tout est cliché et prévisible. Cependant, je ne veux pas terminer sur une mauvaise note. Alors, je vais en attribuer une spéciale au petit Frankie Mclaren qui, dans la peau du jeune Marcus joue juste et ne semble pas du tout impressionné par les stars qui l'entourent. Il crève l'écran, et pourtant, dans le dossier presse, il n'a droit qu'à quelques lignes, alors qu'il est de pratiquement toutes les séquences, et qu'il tient un rôle capital dans  le film!  A l'inverse de Bryce Dallas Howard, qui n'a que quelques scènes insignifiantes dans un cours de cuisine dont on se serait volontier passé, car cela n'apporte rien au récit....sauf peut-être y voir un refuge pour Matt Damon.. Conclusion. Hereafter, rien de vraiment déçevant, mais rien d'emballant non plus. Et il est plutôt embètant pour une chroniqueuse d'être balançée entre deux feux, ceux de na pas savoir si on a aimé ou pas. C'est la première fois que je ressens cela. Par contre, ce que je sais, c'est que pour Clintie qui accuse quand même 80 balais au compteur de la vie,  même si je l'apprécie énormément,...il est temps de se "ranger des camions" (!)   (***)

 hereafter tsunami.jpgHereafter (Au-delà)  c'est l'histoire de trois personnages hantés par la mort et les interrogations qu'elle soulève. George est un Américain d'origine modeste, affecté d'un "don" de voyance qui pèse sur lui comme une malédiction. Marie, excellent journaliste française qui adore son métier et s'attache toujours à dire la vérité dans ses reportages. Ce qui lui vaut une popularité incroyable.. Son existence va être bouleversée en quelques secobndes par le tragique tsunalmi du 26 décembre 2004. Elle sera dès lors  confrontée à une expérience de mort imminente, et en sortira durablement bouleversée. Et quand Marcus, un jeune garçon de Londres, perd l'être qui lui était le plus cher et le plus indispensable, il se met désespérément en quête de réponses à ses interrogations. George, Marie et Marcus sont guidés par le même besoin de savoir, la même quête. Leurs destinées vont finir par se croiser pour tenter de répondre au mystère de l'Au-delà.

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Crédits photos Warner Bros.

Précédents billets sur Hereafter: http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/tag/hereafter

°°° Clint Eastwood termine Edgard Hoover, biopic sur le boss du FBI!