24 avril 2011

Marie France Pisier...Décès!

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L'actrice Marie-France Pisier est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Cyr-sur-mer. C'est le gardien de l'immeuble qui aurait trouvé son corps dans la piscine à 4h du matin, (conditionnel?) . Ce dernier a prévenu les pompiers et les autorités locales, pendant que le mari sortait le corps de la piscine.  Le décès semble accidentel  et Marie-France Pisier pourrait-être morte noyée, car elle ne présentait aucune trace de violence sur le corps. Le décès a officiellement été entériné à 05h32 du matin. Alors que rien ne laisse présager une fin criminelle,  une autopsie a néanmoins  été pratiquée..

L'actrice  Marie-France Pisier, âgée de 66 ans, est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Cyr-sur-Mer, dans le Var (sud-est de la France) où elle résidait.

Née à Da-lat, anciennement Indochine, aujourd'hui le Vietnam, où son père était gouverneur...elle incarna souvent des seconds rôles de grande envergure, Marie-France Pisier a débuté sa carrière en 1961, repérée par François Truffaut grâce à une photo prise en famille dans les rues de Nice. Elle joue alors dans une troupe de théâtre amateur.

Le réalisateur phare de la Nouvelle Vague recherche une adolescente pour donner la réplique à Jean-Pierre Léaud, alias Antoine Doisnel dans les films, dans "Antoine et Colette", l'un des sketches de "L'Amour à vingt ans". En 1979, on la retrouve dans le personnage de Colette dans "L'Amour en fuite", la dernière aventure de Doisnel, coécrite par la comédienne.

Retrouvez le bio de M.F. Pisier ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-France_Pisier


L'Amour en fuite par CinemaMonAmour

Hommage aux autres disparus depuis le début 2011

http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/archives/cat...

 

12 janvier 2011

Anna karina marraine du Festival du Film d'Amour de Mons.

 

 

ak.jpgAprès Alexandra Stewart, Micheline Presle, Bulle Ogier, Bernadette Lafont, Evelyne Bouix et Macha Méril, c'est l'actrice Anna Karina (photo) qui nous fera l’honneur d’être la marraine de la 27ème édition du FIFA. de Mons Belgique;

Vedette de sept films de Jean-Luc Godard, Anna Karina est une figure emblématique de la Nouvelle Vague, mais elle est aussi l’interprète de chansons de Serge Gainsbourg (Sous le soleil exactement) ou de Philippe Katerine, scénariste et réalisatrice. Ancien modèle, d'origine danoise, elle n'avait à son actif que quelques courts métrages et spots publicitaires lorsqu'elle débarque à Paris et y entame une carrière aussi diverse que féconde. Elle a tourné avec de grands noms comme Visconti, Cukor, Varda, Rivette, Vadim, Fassbinder, Schlöndorff ou Brusati. Drôle, mutine, charmeuse, celle qui incarne à jamais l’esprit de liberté des sixties se consacre aujourd’hui essentiellement à la chanson.

 Filmographie sélective: Une Femme est une femme (Jean-Luc Godard, 1961) ; Vivre sa vie (Jean-Luc Godard, 1962) ; Le Petit soldat (Jean-Luc Godard, 1963) ; Bande à part (Jean-Luc Godard, 1964) ; Alphaville (1970) ; Pierrot le fou (Jean-Luc Godard, 1965) ; La Religieuse (Jacques Rivette, 1966) ; Made in USA (Jean-Luc Godard, 1966) ; Anna (Pierre Koralnik, 1967) ; L’étranger (Luchino Visconti, 1967) ; Justine (George Cukor, 1969) ; Rendez-vous à Bray (André Delvaux, 1971) ; Pain et chocolat (Franco Brusati, 1973), Roulette Chinoise (Rainer W. Fassbinder, 1976)

12 septembre 2010

Claude Chabrol le "pape" de la Nouvelle Vague, décès!

chabrol.JPGAvec la disparition de Claude Chabrol, le cinéma français perd l'un de ses plus beaux fleurons..Contrairement à la rumeur,  c'est Chabrol, et non  Truffaut qui a créé le style "Nouvelle Vague"  Son premier opus "Le beau Serge" réalisé avec les sous d'un héritage est le film qui a révolutionné le cinéma français. Loin les dialogues stérotypés, les scènes sans aucune émotion..place à une certaine impro. Le réalisateur décédé ce jour à l'âge de 80 ans,  laisse derrière lui, une oeuvre exceptionnelle, avec des films tels "Inspecteur Lavaradin, Violette Nozière, Les Cousins, Les Bonnes femmes, Les Biches, La Décade prodigieuse, Le Boucher...etc etc....et il a permis à deux actrices exceptionnelles d'avoir la carrière que l'on sait, Isabelle Huppert, et surtout sa compagne Stéphane Audran..

http://nezumi.dumousseau.free.fr/chabrol.htm

04 février 2010

Gainsbourg...Un conte héroïque!

 

gainsbourg lucy gordon
Gainsbourg - Une Vie Héroique une oeuvre subversive de Joann Sfar sort ce jour en Belgique.  En France, le faux biopic a suscité une grand émotion.  De toutes les femmes qui ont jalonné la vie de Serge Gainsbourg, celle qui a le plus compté est sans conteste Jane Birkin,  devenue la plus frenchie des anglaises,  incarnée à l'écran par Lucy Gordon ....une autre anglaise cela va de soi, et que les cinéphiles français avaient découverte dans "Spiderman 3" mais surtout "Les poupées Russes" Le suicide de l'ex-mannequin en mai 2009 soit six semaines après la fin du tournage, a jeté un froid sur ce qui aurait du être un évènement de premier ordre dans la ville lumière!  Lucy Gordon dont la carrière démarrait en flèche, avait tout pour devenir une grande star, un peu comme Keira Knightley à laquelle le réalisateur avait pensé en premier, mais qui a décliné le rôle. Jane Birkin  "Il y avait une telle fraîcheur dans son visage que je ne pouvais pas, ne pas être flattée, elle est partie comme elle était venue, avec une grande modestie., elle avait la grâce. Quand j'ai entendu parler de sa mort, je ne pouvais pas croire que c'était vrai."

Joann Sfar "Il y aura des nuits fragiles, guipures blanche et grande dame de papier dor, pour un baiser sur la pointe des pieds. C'est tel que je voyais la scène.  C'était émouvant de voir la complicité entre Lucy et Eric pour la scène du premier baiser. On avait mis 200 kg d'éclairage sur Notre-Dame,  mais c'était blanc avec toute la beauté du blanc, avec toute la délicatesse de ce  que peut faire une lumière blanche sur un tel visage lumineux. Et Gainsbourg d'un coup sort de l'ombre et va vers elle."

gainsbarre petite caricatureJoann Sfar,  vedette de la « nouvelle BD française »  auteur notamment du “Chat du rabbin”, s'est attaqué à un sujet haut de gamme, un film au casting de rêve, à mi-chemin entre biographie pure et imaginaire. Serge Gainsbourg : Vie Héroïque retrace la vie du chanteur, depuis le jeune Lucien Ginsburg dans le Paris occupé des années 1940, jusqu'au poète, compositeur et chanteur célébré dans le monde entier. Il explore d'une part l'itinéraire artistique du jeune homme épris de peinture jusqu'à la consécration de sa musique,  et d'autre part la complexité de sa vie adulte à travers ses amours tumultueuses.

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Gainsbourg était un rebelle, un poète, un romantique, un dandy des temps modernes, grand provocateur à la fois mais très talentueux.  Avec son "biopic" Joann Sfar, dessinateur de Bd et de contes,  le démontre très bien! C'est l'histoire drôle et fantastique de Gainsbourg et de sa fameuse gueule. Une vie héroique où les créatures de son esprit prennent corps à l'écran et ou sa verve se marie avec ses amours scandaleuses. Birkin n'a-t'elle pas chanté la plus sulfureuses chanson du siècle dernier?   Aujourd'hui, le chanteur est considéré  comme l'un des artistes les plus originaux du 20e siècle.

Gainsbourg Vie HéroiqueQuant a Eric Elmosnino, hallucinant de mimétisme, il crève l'écran! Convaincant à chaque étapes de la vie de Lucien Ginsburg, que ce soit  Gainsbourg façon Poinconneur des Lilas, ou Gainsbarre et la controversée Marseillaise.  Soirées sulfureuses chez Greco, pendant sa courte mais néanmoins intense histoire d'amour avec Bardot (superbe Laetita Casta) ou la longue dérive à la fin de sa relation avec Birkin, "IL" est LA!  

  Dès le générique avec ses petits personnages aux faciès de Gainsbourg,qui  virevoltent dans des volûtes de fumée,  le réalisateur nous entraîne dans son monde onirique! Du bel ouvrage! Pourtant, ce générique n'est qu'un avant-goût de ce qui attend le spectateur. Ne bénéficiant que d'un petit budget d'à peine 16 millions d'Euros, Sfar réussit un veritable chef-d'oeuvre. Un superbe conte comme il se plaît à le souligner. Si de prime abord on peut se demander pourquoi le générique annonce un conte et non un film, la suite va vite nous en donner la réponse. On nage entre rêve et réalité, entre réel et irréel, ou "la gueule" telle une mante religieuse suit  Lucien comme son ombre jusqu'à Gainsbourg.  Doté d'une excellente bande musicale, d'une énergie rebelle, et d'une splendide photographie, le biopic à tout d'un petit bijou!  Un film iconoclaste sur un personnage tout aussi iconoclaste, dédié à Lucy Gordon.

gainsbourg dessin 4A voir absolûment!

Crédits dossiers persos Cinéart!

Et demain je vais à la rencontre Joann Sfar!

Mention spéciale à Keacy Mottet Klein, vu dans le film "Home" d'Ursula Meier avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet. Une révélation.

 La musique tient bien évidemment une place prépondérante dans le film, ce sont les acteurs du film qui interprètent les titres de Gainsbourg, tous les titres ont été ré arrangés. La composition et les arrangements sont signés Olivier Daviaud (Olivia Ruiz, Bénabar, Dionysos). La bande originale allie chansons originales, instrumentaux et intermèdes musicaux sur lesquels on pourra entendre des extraits de dialogue du film. D’autres artistes - qui n’apparaissent pas forcément dans le film-  participent aussi à la BOF : Dionysos, Philippe Katerine, Emily Loizeau, Jeanne Cherhal, Gonzales, Serge Teyssot Gay, Nosfell…

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Pour incarner ce personnage hors norme, véritable génie de son époque, encore fallait-il trouver l'acteur. Avec Eric Elmosnino, le réalisateur a trouvé le "clone" parfait. Un mimétisme stupéfiant. Même si l'on sait que le comédien passait de nombreuses heures dès 5h du matin dans la salle de maquillage, le résultat est bluffant!!!

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Le casting film :  Eric Elmosnino (Serge Gainsbourg), Lucie Gordon (Jane Birkin), Laetitia Casta (Brigitte Bardot), Anna Mouglalis (Juliette Greco), Sara Forestier (France Gall), Mylène Jampanoï  (Bambou), Philippe Katerine (Boris Vian).

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gainsbarre jamaique
 Dans les coulisses.

Bande-annonce officielle

02 février 2010

Macha Merril

Après Alexandra Stewart, Micheline Presle, Bulle Ogier, Bernadette Lafont et Evelyne Bouix, c'est l'actrice Macha Méril qui sera la marraine de la 26ème édition du FIFA.

Macha MérilÉlève du cours Dullin (TNP), Macha Méril reçoit des premières propositions de films qui se concrétisent, La main chaude de Gérard Oury, et Le signe du lion d'Éric Rohmer. Après un séjour aux USA où elle fréquente l'Actor's Studio et tourne quelques films américains à Hollywood (Qui a dormi dans mon lit de Daniel Mann), elle revient en France où naît la Nouvelle Vague. Jean-Luc Godard la choisit pour interpréter Une femme mariée, qui brave la censure et conquiert le public. Suivirent L'espion de Raoul Levy avec le mythique Montgomery Clift, Adorable menteuse de Michel Deville, Le repos du guerrier de Roger Vadim, Belle de jour de Luis Buñuel, Les uns et les autres et Robert et Robert de Claude Lelouch, Beau-père de Bertrand Blier, Les rois du gag de Claude Zidi, etc. Elle constitue sa propre société de production Machafilm avec laquelle elle produit Au pan coupé de Guy Gilles, et plus tard Quatre nuits d'un rêveur de Robert Bresson ainsi que Porcherie de Pier Paolo Pasolini. Elle épouse le cinéaste et producteur Gian Vittorio Baldi et s'établit à Rome où elle tourne pour de nombreux téléfilms et longs métrages italiens, dont le film culte de Dario Argento Profondo Rosso (Les Frissons de l'Angoisse). De retour en France, elle publie ses premiers livres, dont un roman intitulé La Star. Au théâtre, elle joue Arcadina dans La mouette d'Anton Tchékov, mise en scène d'André Konchalovsky, L'éloignement de Loleh Bellon avec Pierre Arditi, mise en scène par Bernard Murat ou encore L'importance d'être constant de Oscar Wilde mise en scène par Pierre Laville. Pour la télévision, elle incarne Colette, série réalisée par Gérard Poitou, et tourne de nombreux téléfilms contemporains dont Alla Turca qu'elle réalise. Elle poursuit également sa carrière au cinéma, où on la voit dans La Roulette chinoise de Reiner Werner Fassbinder, Sans toit ni loi d'Agnès Varda, Duo pour une soliste d'André Konchalovsky, Mortelle randonnée de Claude Miller ou encore Crime d'amour de Guy Gilles. Depuis quelques années, elle conjugue son activité de comédienne avec l'écriture (Patati Patata, Biographie d'un sexe ordinaire, Les mots des hommes,...). Elle joue en tournée en France et à l'étranger Feu sacré (textes de George Sand) musiques de Frédéric Chopin, et a enregistré des chansons dont elle a écrit les paroles.

http://www.fifa-mons.be/

13 novembre 2009

L'Enfer d'Henry Georges Clouzot. Sublime Romy Schneider!

 

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"L'Enfer"  d' Henry Georges Clouzot film mythique et maudit....bientôt dans les salles belges.

Serge Bromberg et Ruxandra Medrea ...... proposent non pas un documentaire sur le tournage, mais bien "L'enfer" de Clouzot,  un chef d'oeuvre qui auait du être le film évènement de 1964, et qui ne vit jamais le jour à cause de problèmes cardiaques du réalisateur. Proposant un film hybride, à mi-chemin entre le documentaire, le making-of et la fiction, ils démontrent que cette oeuvre avant-gardiste, enigmatique et très dérangeante sur la jalousie, n'a pas pris une ride. Alors que l'on pensait les images perdues à tout jamais, le duo a pendant plus de 150 heures, restauré les 185 bobines retrouvées pour nous proposer un document exceptionnel, où Clouzot qui disposait d'un budget colossal pour l'époque, repoussait les limites de la création artistique. Etait-il fou, visionnaire? On ne le saura jamais, car le film fut arrêté après trois semaines seulement.  Présenté au Festival de Cannes 2009 et à Locarno.

Bromberg et sa co-réalisatrice y ont intercalé les scènes manquantes,  qu’ils ont eux-mêmes filmées, d’après le script original  avec  Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.« Ils reprennent les rôles respectifs de Serge Reggiani et Romy Schneider, explique Serge Bromberg. L'histoire se construit et se déroule sous nos yeux, les images se font de plus en plus hypnotiques. Le mystère est là, tout entier. Il s'offre à nous et se dérobe à la fois. Nous voyons ce que Clouzot avait vu. Nous sommes au cœur de la création, qui n'a ni logique ni explication. Il n'est ici affaire que de beauté. (sources : extrait d'interview sur http://www.iledefrance.fr/)

Romy Schneider, Serge Reggiani, Jean-Louis Trintignant, Catherine Allégret, Dany Carrel, Claude Brasseur,Mario David, Germaine Delbat,  Blanchette Brunoy, Henri Virlojeux

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Bande-annonce subjugeante.

 

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Fac similé d'un article du magasine première d'époque.

L'Enfer journal

 

Superbe et envoûtante Romy Schneider.

19 juillet 2008

Leatitia casta dans Visages

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(crédit photo MichCiné au festival du Film D'amour de Mons)La comédienne française Leatitia Casta a rejoint le générique de "Visages" le nouvel opus du réalisateur Tawainais Twai Ming-Liang (I dont' Want to sleep Alone". Elle rejoint Jean -Pierre Léaud un anciene "Icône" de la Nouvelle Vague et Fanny Ardant, qui possède l'un des plus belle intonations de voix de l'Hexagone. Les principaux tours de manivelle débuteront en France, au Louvres plus particulièrement dès le mois d'octobre et devraient se poursuivre à Tapei, jusqu'en janvier prochain..L'histoire est axée sur un metteur scène qui essaye de tourner un film sur une figure mythique; Salomé, mais n'y arrive pas. cette comédie avec un film dans le film devrait rencontrer le succès, les cinéphiles étant très friands de ce genre de réalisations, surtout avec des renvois à la fameuse Nouvelle Vague venue de France.

16 janvier 2008

Festival du Film d'Amour. Bernadette lafont Marraine

 

 

Du 8 au 15 février 2008 -

 

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Bernadette Lafont, marraine de la 24ème édition du festival International du film d'Amour de Mons

Comédienne, réalisatrice – France

 

Se destinant à la danse, Bernadette Lafont entre à l'opéra de Nîmes où elle fait la connaissance de son futur mari Gérard Blain. À Paris, elle rencontre par hasard François Truffaut qui lui offre son premier rôle dans le court-métrage Les Mistons (1957). La même année, la comédienne tourne Le beau Serge, film de Claude Charbol couronné de succès, un cinéaste qui lui sera toujours fidèle (Les bonnes femmes qui fait scandale en 1960, Inspecteur Lavardin en 1986). En 1969, elle devient La fiancée du pirate dans le film de Nelly Kaplan. Ce rôle de fille rebelle aux moeurs légères lui permet de renouer avec le succès après un petit passage à vide.

 

Rapidement, elle devient une figure de proue de la «Nouvelle Vague» et est notamment l'héroïne de la comédie Une belle fille comme moi de François Truffaut (1972). Brune sensuelle qui ne s'en laisse pas conter, l'égérie de la « Nouvelle Vague » forme avec Jean-Pierre Léaud et Françoise Lebrun, le trio amoureux de La maman et la putain, film-culte d'Eustache présenté à Cannes en 1973. A partir des années 70, Bernadette Lafont alterne oeuvres pointues (Out 1 et Noirot de Jacques Rivette, et autres films de Jacques Davila ou Pierre Zucca) et comédies légères (de Max Pécas ou Claude Confortès).

 

Confidente de Charlotte Gainsbourg dans L'effrontée, la comédienne décroche le César de la meilleure actrice pour ce seconde rôle en 1986. De même, l'Académie lui cerne un César d'honneur en 2003. L'actrice inspire bon nombre de cinéastes de la jeune génération. Veuve au grand coeur dans Les petites couleurs de Patricia Plattner, elle devient une mère abusive dans Prête-moi ta main, une comédie romantique signée Eric Lartigau en 2006, avant de tourner sous la direction de Zoe R. Cassavetes dans Broken English. Bernadette Lafont n’a pas fini de nous étonner.

Sources Festival du film d'amour de Mons

 

dyn009_original_155_346_gif_2543688_cccabf17d83043dc8fc8b96218ce2b8fFilmographie Sélective de Bernadette Lafont :

 

 

Les petites vacances (2007) de Olivier Peyron

Prête-moi ta main (2006) de Eric Lartigau

Les petites couleurs (2002) de Patricia Plattner

Les amants du Nil (2002) de Eric Heumann

Rien sur Robert (1999) de Pascal Bonitzer

Généalogies d’un crime (1997) de Raoul Ruiz

Personne ne m’aime (1994) de Marion Vernoux

Ville à vendre (1992) de Jean-Pierre Mocky

Les saisons du plaisir (1988) de Jean-Pierre Mocky

Inspecteur Lavardin (1986) de Claude Chabrol

L’effrontée (1985) de Claude Miller

Canicule (1984) de Yves Boisset

On n’est pas sorti de l’auberge (1982) de Max Pécas

Retour en force (1980) de Jean-Marie Poiré

Arrête de ramer, t’attaques la falaise ! (1979) de Michel Caputo

La tortue sur le dos (1978) de Luc Béraud

La maman et la putain (1973) de Jean Eustache

Une belle fille comme moi (1972) de François Truffaut

L’œuf (1972) de Jean Herman

La famille (1971) de Yvan Lagrange

Out1 : noli me tangere (1970) de Jacques Rivette

Sex power (1970) de Henry Chapier

La fiancée du pirate (1969) de Nelly Kaplan

Les idoles (1968) de Marc’O

Le voleur (1966) de Louis Malle

La chasse à l’homme (1964) de Edouard Molinaro

Les bonnes femmes (1960) de Claude Chabrol

L’eau à la bouche (1960) de Jacques Doniol-Valcroze

A double tour (1959) de Claude Chabrol

Le beau serge (1959) de Claude Chabrol

31 mai 2007

Décès de Jean-Claude Brialy.

brialyOn apprends ce matin, le décès suite à un cancer, de Jean-Claude Brialy, réalisateur, scénnariste, acteur, écrivain (74). La Nouvelle Vague a encore perdu un de ses précurseurs. "

Avec la disparition de Jean-Claude Brialy, le cinéma français perd une nouvelle figure emblématique, un monstre sacré du Septième art. Passionné par son travail et par les artistes que le destin place sur sa route, l’acteur multiplia les rôles sur scène et à l’écran. Né le 30 mars 1933 à Aumale en Algérie, Jean-Claude Brialy malgré des conditions difficiles, réussit une scolarité exemplaire et passe son baccalauréat. Très vite attiré par la scène, il s'inscrit d'abord au Conservatoire de Strasbourg où il obtient un premier prix de comédie, puis au Centre d'art dramatique de l'Est. En service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinéma des armées, qui lui donne entre autres l'occasion de tourner dans son premier court métrage "Chiffonard et Bon Aloi". Il sympathise à cette époque avec plusieurs comédiens en tournée théâtrale, dont Jean Marais, qui l'encouragent dans sa vocation. C’est en 1954 que Jean-Claude Brialy débarque à Paris. Très vite, il se met à fréquenter "La Bande" des Cahiers du Cinéma. C'est Jacques Rivette qui l’engage le premier dans son court métrage "Le Coup du berger" La célébrité arrive en 1958 avec les deux premiers films de Claude Chabrol : "Le Beau Serge" et "Les Cousins" . Dès lors, la Nouvelle Vague ne le lâche plus et Brialy en devient le comédien emblématique.l L’acteur tourne aussi bien avec Jean-Luc Godard  que François Truffat, Jacques Rivette Eric Rohmer, Jacques Rozier  et Doniol-Valcroze. Sa dernière apparition au grand écran "Les Acteurs" en 2000 et à la télévision dans "Monsieur max" en 2006. il était également l'auteur d'un bel ouvrage sur sa vie en 2004 "J'ai oublié de vous dire"

flammeFilmographie sélective: Cleo de 5 à 7 - Julie pot de colle - Edith et Marcel - Adieu Philippine - La mariée était en noir - Ascenseur pour l'échafaud - Le beau serge, Le Juge et l'assassin - Le Genou de Claire - Les Innocents - La reine Margot - Levy et Goliath- Ripoux contre Ripoux - Mortelle randonnée - Une femme est une femme - Les Acteurs.

 

02 février 2007

Festival du Film d'Amour de Mons. Bulle Ogier, Icône de la Nouvelle Vague Marraine 2007+ Jury avec John Phillip Law!!!


 

bulle-ogierdyn005_original_50_38_gif_2543688_799c239c2912ac40336a87ed47ec8576Ca y est, le festival a trouvé sa Marraine. C’est Bulle Ogier qui ouvrira officiellement la cérémonie cette année. Comme nous vous l’avions annoncé, Anna Karina ne pouvait pas se déplacer en février à Mons pour des raisons personnelles. C’est donc une autre grande dame du septième art qui nous fera honneur de sa présence le vendredi 9 février au Théâtre Royal de Mons.
 
 
bulle-ogier1Evanescente Bulle .Egérie du cinéma des années septante, Bulle Ogier commence à travailler dès l’âge de 18 ans, dans le salon de Coco Chanel. C’est quelques années plus tard que sa vie va basculer grâce à sa rencontre avec Marc'O, grande figure de l'avant-garde théâtrale. Elle joue alors dans ses pièces novatrices, entre happenings et concerts rock, comme "Les Idoles", satire du show-biz adaptée au cinéma en 68. Assistant sur ce film, Techiné l'engage pour son premier opus, "Paulina s'en va" qui ne sortira qu'en 1975. Tout s’enchaîne ensuite très vite. En 1969, elle forme avec Jean-Pierre Kalfon, le couple mythique de "L'Amour fou" de Jacques Rivette.
Actrice fétiche du réalisateur le plus secret de la Nouvelle vague, elle co-écrit Céline et Julie vont en bateau et Le Pont du Nord, dans lequel elle donne la réplique à sa fille Pascale (décédée en 1984 d'une crise cardiaque) (*) A travers les personnages qu'elle interprète dans les années 70 (l'ouvrière révoltée de La Salamandre, rôle qui lui vaut en 1971 une renommée internationale, la terroriste de La Troisième génération) se dessine le portrait d'une époque. L'actrice part en Nouvelle-Guinée pour les besoins de "La Vallée," film-clé de la culture hippie, signé Barbet Schroeder, son compagnon, avec qui elle tournera le sulfureux Maîtresse puis Tricheurs. A l'affiche du "Charme discret de la bourgeoisie" de Buñuel, l'égérie du cinéma d'auteur tourne avec Lelouch, mais dans un de ses films les plus sombres comme "Mariage." Mais malgré une riche carrière au cinéma, Bulle Ogier reste très fidèle au théâtre qui l’a fait connaître. Elle participe aux mises en scène de Claude Régy, Patrice Chéreau, Yves Beaunesne et Luc Bondy, avec lequel elle commence actuellement les répétitions pour la prochaine pièce de Yasmina Réza. Préférant choisir des films et réalisateurs plus intimistes, Bulle a montré beaucoup d’intelligence et de raffinement tout au long de son parcours  Depuis les années nonante, Bulle Ogier n’arrête pas de tourner, privilégiant les jeunes  Patronne fantasque du "Vénus Beauté" (institut), le succès de Tonie Marshall en 1997, elle travaille avec les vétérans Chabrol, Oliveira ou Schroeter, tout en continuant d'être sollicitée par de jeunes cinéastes comme Julie Lopes-Curval (Bord de mer) ou Sophie Fillières (Gentille, présenté l’année dernière au Festival International du Film d’Amour).
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Bulle Ogier et Jean-Pierre Kalfon. Un docu!

 

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Aux côtés de Bulle Ogier, quelques grosses pointures lui donneront un coup de main, afin de désigner les vainqueurs.
Charles Meusah Réalisateur Gabon - Latika Padgaonnakar Ecrivain, programmatrice de festivals Indes - Serra Yilmiz Comédienne Turquié - Judith Velez Réalisatrice Pérou - Medefa Manescu  comédienne Roumanie, que l'on a découvert dans 'Je vous trouve très beau "d'Isabelle Mergault - Boussy comédienne Egypte - Eva Darlan comédienne France (Femme Fatale de Brian de Palma, Je vous trouve très beau) Olivier Gourmet comédien qu'on ne présente plus, Belgique - Alexandra Steward, autre icône de la Nouvelle Vague qui a tourné avec les plus grands, et à même donné la réplique à Robert Mitchum Comédienne Canada, et last and least. John Phillip Law, comédien Usa.

law06Fils de l'actrice Phyllis Sallee, John Phillip Law est surtout connu pour son rôle de l'ange aveugle Pygar, dans Barbarella de Roger Vadim (1968), aux côtés de Jane Fonda. John Phillip Law a fait ses débuts à Broadway dans Come One Strong Garson Kanin avec Van Johnson et Carroll Baker. Il a ensuite fait une apparition dans une production new-yorkaise The Changeling avec Faye Dunaway au Repertory Theatre of Lincoln Center.

Avec sa carrure et ses yeux bleu acier, Law devient un « sex symbol » dans les années soixante. Il s’est beaucoup illustré dans des rôles d’homme d’action, pour lesquels il a eut un très grand succès. Il a notamment participé à pas moins d’une centaine de films de série B italiens (westerns, science fiction, action et récits de guerre) dont la plupart sont devenus cultes comme Diabolik, The Golden Voyage of Sinbad, Death Rides a Horse, et Attack Force Z. En 2001, il apparaît dans un film du jeune réalisateur Roman Coppola CQ, un hommage aux films italiens de série B dont Law fut l’un des grands représentants dans les seventies.

image2Le même...y a pas longtemps.
Quoiqu'on en dise, qu'il soit traîté de super héros du nanarland, j'men fiche, je serai quand même contente de plonger mes yeux bleus dans les siens, qui malgré son âge ont l'air encore très beaux.

Sources Nanardland et Festival du Film d'Amour de Mons.