palme d'or

  • Cannes....palmarès sans les Dardenne Boys.

    canne s.jpgLe jury présidé par Jane Campion avec Jia Zhangke, Willem Dafoe, Leila Hatami, Carole Bouquet, Gael Garcia Bernal, Jeon Do-yeon, Nicolas Winding Refn et Sofia Coppola a décerné la Palme d'Or au film de Nuri Bilge Ceylan...Winter Sleep.

    Le Grand Prix  à The Wonders d'Alice Rorwacher; tandis que le Prix du jury a été remporté ex-aequo Goodbye to Language de Godard , film au style inqualifiable et, Mommy de Xavier Dola, cité parmi les favoris, mais sans doute jugé encore un peu jeune pour remporter  la Palme. On se souvient de Steven Sodderberg et la Palme d'Or remportée à l'âge de 26 ans pour "Sex, lies and Video tapes" Maintenant je ne vais que vous décevoir" avait-il dit lorsque le coffret lui fut remis...

    .Winter-Sleep.jpg

    Meilleur réalisateur

    Bennett Miller, Foxcatcher

    Meilleur scénario

    Leviathan, Andrei Zviagyntsev & Oleg Negin

    Meilleur acteur

    Timothy Spall,   fabuleux dans Mr Turner

    Meilleure actrice

    Julianne Moore, Maps to the Stars

    Camera d’Or

    Party Girl by Marie Amachoukeli-Barsacq, Claire Burger, Samuel Theis

  • Cinéart sortira le film Deux jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne le 21 mai en Belgique.

     

    Très attendue, cette nouvelle production mettant en vedette Marion Cotillard et Fabrizio Rongione fait partie de la sélection officielle dévoilée par le Délégué général Thierry Frémeaux lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi matin à Paris.


    Grands habitués du festival (depuis La promesse en 1996, tous leurs films furent du rendez-vous cannois), Luc et Jean-Pierre Dardenne feront cette fois encore partie des grands prétendants au palmarès final. Palmarès qu’ils ont à chaque fois rejoint puisque, outre les deux palmes d’or reçues pour Rosetta en 1999 et pour L’Enfant en 2005, les frères ont cumulé quatre des distinctions possibles dans ce festival : Prix d’interprétation féminine pour Emilie Dequenne dans Rosetta, Prix d’interprétation masculine pour Olivier Gourmet dans Le fils (2002), Prix du Scénario pour Le silence de Lorna (2008) et Grand prix pour Le Gamin au vélo (2011).

    2J1N_photo3_copyright christine plenus.jpg2J1N_photo7_copyright christine plenus.jpgDeux jours et une nuit marque la rencontre des frères Dardenne et de Marion Cotillard, l’une des actrices françaises les plus cotées à l’heure actuelle. Elle y tient le rôle de Sandra qui, aidée par son mari (Fabrizio Rongione), va sillonner la ville à la recherche de collègues qui accepteraient de perdre leur prime pour qu’elle garde son travail. Les deux comédiens y sont entourés de nombreux acteurs belges (Olivier Gourmet, Christelle Cornil, Catherine Salée

     
    Le film sera présenté en compétition officielle au Festival de Cannes mardi 20 mai 2014. A la sélection du film dans la compétition officielle du Festival de Cannes il y a un embargo lié. 

    L’embargo implique que rien (ni des critiques, ni des interviews, ni des commentaires) ne peut paraître ou peut être publier ou peut être diffuser sur le film avant le jour de la projection officielle pendant le Festival de Cannes 2014.

    Ceci inclut aussi tout les commentaires sur le film pour tout les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, etc. ou des sites internet.

    L’ embargo se terminera mardi 20 mai 2014 à 10h00. 

  • Cannes...revoilou les Dardenne Boys...

    canne s.jpgDeux jours et une nuit, le nouveau film des Frères Dardenne sera présenté en Compétition lors de la 67ème édition du Festival de Cannes qui se tiendra du 14 au 25 mai prochain.

    Très attendue, cette nouvelle production mettant en vedette Marion Cotillard et Fabrizio Rongione fait partie de la sélection officielle dévoilée par le Délégué général Thierry Frémeaux lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi matin à Paris.


    Grands habitués du festival (depuis La promesse en 1996, tous leurs films furent du rendez-vous cannois), Luc et Jean-Pierre Dardenne feront cette fois encore partie des grands prétendants au palmarès final. Palmarès qu’ils ont à chaque fois rejoint puisque, outre les deux palmes d’or reçues pour Rosetta en 1999 et pour L’Enfant en 2005, les frères ont cumulé quatre des distinctions possibles dans ce festival : Prix d’interprétation féminine pour Emilie Dequenne dans Rosetta, Prix d’interprétation masculine pour Olivier Gourmet dans Le fils (2002), Prix du Scénario pour Le silence de Lorna (2008) et Grand prix pour Le Gamin au vélo (2011).

    2J1N_photo3_copyright christine plenus.jpg2J1N_photo7_copyright christine plenus.jpgDeux jours et une nuit marque la rencontre des frères Dardenne et de Marion Cotillard, l’une des actrices françaises les plus cotées à l’heure actuelle. Elle y tient le rôle de Sandra qui, aidée par son mari (Fabrizio Rongione), va sillonner la ville à la recherche de collègues qui accepteraient de perdre leur prime pour qu’elle garde son travail. Les deux comédiens y sont entourés de nombreux acteurs belges (Olivier Gourmet, Christelle Cornil, Catherine Salée).

     

    2J1N_photo9_copyright christine plenus.jpgBon, ben, moi j'ai compris que, le Tapis-rouge est déjà déroulé et bien avant le début de la compétition officielle, on devine que les frangins belges vont à nouveau décrocher la timbale. Avec Jeanne Campion , présidente du jury et fan des Dardenne boys......les autres peuvent déjà aller se rhabiller... La Palme d'Or sera belge et...je ne pousse pas un grand cocorico...car et j'assume, je n'aime pas du tout les Frères Dardenne . Le misérabilisme, les problèmes sociaux, la pauvreté, la précarité...que l'on retrouve dans chacun de leurs films , très peu pour moi. D'autres grands tels Loach par exemple, ont aussi fait de la misère sociale leur fond de commerce, mais de temps en temps, ils sortent quand même un long métrage joyeux. Les Dardenne Nenni, jamais. Hasard ou pas...Les Frères Dardenne seront également présents dans un autre film de la Compétition, Jimmy’s Hall de Ken Loach, qu’ils ont coproduit avec leur société Les Films du Fleuve

    Le film, soutenu par le Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles comme tous les précédents, sortira sur la lancée de  sa présentation cannoise en France (Diaphana) et en Belgique (Cinéart) le 21 mai prochain.  Photo : © christine plenus

    Précédente chronique : http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/archive/2014/03/18/deux-jours-une-nuit-des-dardenne.html

  • Karl Baumgartner producteur. Décès.

    7790-default-2007-06-30_150700_OB_0508.jpgKarl Baumgartner, le producteur allemand et champion de cinéma art et essai qui avait le mois dernier reçu la Caméra d'Or au dernier festival de Berlin, est décédé ce jour à l'âge de 65 ans. .

    Baumgartner est né en 1949 et après un passage  à Rome de 1967 à 70, a déménagé en Allemagne où il a créé et lancé la maison de production et de distribution  Pandora Film avec Reinhard Brundig en 1982.

    Baumgartner a produit  Super 8 Stories  d'Emir Kusturica pour lequel il a également produit la Palme D'Or Metro en 1995 , et plus récemment  Layla Fourie de Pia Marais en 2013..

     

  • Coffets DVD CINEART. Dardenne et cie..

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    Michael Fassbender - Coffret 3 DVD Cinéart La Collection

       contient :
       - FISH TANK
       - A DANGEROUS METHOD
       - SHAME

     

    Michael Haneke - Coffret 3 DVD Cinéart La Collection
       contient :
       - BENNY'S VIDEO
       - LE RUBAN BLANC
       - AMOUR
    Jean-Pierre et Luc Dardenne - Coffret 3 DVD Cinéart La Collection
       contient :
       - L'ENFANT
       - LE SILENCE DE LORNA
       - LE GAMIN AU VELO
    British Comedies - Coffret 3 DVD Cinéart La Collection
       contient :
       - TAMARA DREWE
       - MADE IN DAGENHAM
       - LA PART DES ANGES
    Michel Ocelot - Coffret 3 DVD Cinéart La Collection
       contient :
       - AZUR & ASMAR
       - KIRIKOU ET LES HOMMES ET LES FEMMES
       - LES CONTES DE LA NUIT

     

     

     

  • La Vie d'Adèle en ouverture du Fiff!

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    LA VIE D’ADELE ouvre le Festival de Namur!

     

    La 28ème édition du Festival International du Film Francophone de Namur (FIFF) se déroulera du 27 septembre au 4 octobre 2013. Pour lancer les festivités, c’est le film LA VIE D’ADELE - Chapitres 1 et 2 d’Abdellatif Kechiche, Palme d’Or au dernier Festival de Cannes,  qui sera présenté en gala d'ouverture le vendredi 27 septembre, en présence de son réalisateur

    imagesCAAUNUVP.jpgLe film est porté par deux comédiennes formidables : Léa Seydoux (Bayard d’Or de la meilleure comédienne pour La Belle Personne de Christophe Honoré en 2008) et Adèle Exarchopoulos (présente au FIFF l’an dernier avec le film Des morceaux de moi de Nolwenn Lemesle, Bayard d’Or de la meilleure première œuvre).

     

    A 15 ans, Adèle (Adèle Exarchopoulos) ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma (Léa Seydoux), une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres, Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve…

     

    Il s’agit donc d’une nouvelle étape dans la belle histoire qui lie Abdellatif Kechiche et le FIFF ! Né à Tunis, l’acteur, scénariste et cinéaste français Abdellatif Kechiche est en effet un habitué de Namur. En 1992, il décroche le Bayard d’Or du meilleur acteur pour sa performance d’un jeune prostitué tunisien dans BEZNESS de Nouri Bouzid. En 2000, son premier long métrage en tant que réalisateur, LA FAUTE A VOLTAIRE, y remportait le Prix Spécial du Jury et le Prix du Jury Emile Cantillon pour la meilleure première œuvre (ainsi qu’un Lion d’Or à Venise). En 2011, Abdellatif Kechiche revenait à Namur comme Président du Jury Longs Métrages afin de décerner les Bayards d’Or.

    Entre-temps, il a réalisé trois autres longs métrages tout aussi remarqués : L’ESQUIVE en 2003 (César du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et du meilleur espoir féminin), LA GRAINE ET LE MULET en 2007 (Prix Spécial du Jury à Venise, César du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario) et LA VENUS NOIRE en 2010 (avec Olivier Gourmet, président d’honneur du FIFF). Avant de se lancer dans la réalisation, Abdellatif Kechiche a débuté sa carrière devant la caméra : en 1984, il tient le rôle principal dans LE THE A LA MENTHE d’Abdelkrim Bahloul puis enchaîne en 1987 avec LES INNOCENTS d’André Téchiné et en 1992 avec BEZNESS.

     

    images21.jpgEntretien avec Abdellatif Kechiche

     

    Pourquoi avez-vous choisi d’adapter la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh, pour réaliser votre cinquième film La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2 ?

     

    Il s’agit d’une très libre adaptation de cette bande dessinée.

     

    Mais ce qui a déclenché mon envie, mon désir de réaliser La Vie d’Adèle – Chapitres 1 et 2, est la conjonction de deux éléments : la lecture de la bande dessinée et un projet de film que j’avais depuis longtemps. J’avais en effet, depuis mon film L’Esquive [2003], un projet de scénario sur le parcours d’une professeure de français passionnée de théâtre. Ce qui m’intéressait c’était de développer un personnage de femme qui voulait transmettre, et qui accomplissait son travail avec passion. En même temps, cette enseignante assumait les répercutions sur son métier de ce qu’elle vivait dans sa vie privée, c’est-à-dire ses amours, ses deuils, ses ruptures. J’avais côtoyé plusieurs de ces professeurs hommes ou femmes durant la période de L’Esquive. J’étais touché par la façon dont ils vivaient leur vocation. C’étaient de vrais artistes, ils avaient le désir de la lecture, de la peinture, de l’écriture... On se souvient tous de ce moment charnière de notre vie scolaire où un prof passionné nous emmenait voir tel film, ou nous poussait à lire tel livre, et peut-être, faisait naître des vocations en chacun d’entre nous. Mais mon scénario finalement n’a jamais vraiment abouti. Et lorsque je suis tombé sur cette bande dessinée, Le Bleu est une couleur chaude, racontant cette histoire d’amour absolue entre deux femmes, et, en même temps, le récit d’une jeune fille qui devient institutrice, j’ai vu comment je pouvais faire se rencontrer ces deux projets.

     

    La vocation est en effet une thématique très forte chez les deux héroïnes de votre film, vocation de peintre pour l’une, vocation d’enseignante pour l’autre.

    Je trouve extrêmement respectable et légitime la notion de vocation, et ce, d’autant plus lorsque ce sont des vocations anonymes, des vocations pleines d’abnégation, qui ne cherchentpas la reconnaissance des autres. Je suis plein d’admiration pour ça, ces institutrices, ces profs qui sont passionnés par le résultat de leurs élèves. Ca devient un élément de leur vie, c’est leur satisfaction.

     

    Votre film est aussi et surtout une histoire d’amour, et d’amour au féminin, entre deux femmes.

    Raconter une histoire d’amour entre deux femmes c’est donc travailler pleinement avec deux actrices, c’est un travail qui me passionne et qui se révèle de plus en plus important, au fur et à mesure de mon parcours cinématographique. Je me pose la question de ce qui dans l’histoire, issue de la bande dessinée Le Bleu est une couleur chaude, a été le plus inspirant, le plus déclencheur. Est-ce que ce sont les planches de corps nus ? C’est possible. Les motivations très précises finalement, je ne les connais pas.

     

    Justement, comment avez-vous choisi vos deux héroïnes, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos ?

    J’ai d’abord rencontré Léa Seydoux pour le rôle d’Emma. Elle avait la beauté, la voix, l’intelligence et la liberté du personnage. Mais surtout ce qui a été déterminant lors de ma rencontre avec Léa, c’est son regard sur la société, elle est très à l’écoute du monde qui l’entoure, elle est empreinte d’une réelle conscience sociale. Il y a en elle un véritable engagement vers le monde, qui correspond beaucoup au mien. J’ai pu m’en rendre vraiment compte puisque j’ai passé un an avec elle, entre le moment où elle a été choisie pour le rôle et la fin du tournage.   Par ailleurs, je trouvais qu’il y avait en Léa quelque chose qui est de l’ordre de ce qu’on pourrait appeler « l’arabité », quelque chose de l’âme arabe. Elle m’a appris plus tard qu’elle avait des demi-frères arabes, je ne le savais pas. Léa a une façon de traverser la vie, pleinement consciente que tout passe. C’est une façon aussi d’accepter les vicissitudes de la vie. Cela a à voir alors avec le nomadisme, l’errance, quelque chose qui est de l’ordre de la mélancolie, ce qu’on appelle le « mektoub ». Léa est empreinte de ça, de cette façon de passer dans le monde.

    adele.jpgEt pour Adèle Exarchopoulos ?

    Nous avons fait un gigantesque casting, et dès que j’ai vu Adèle, je l’ai choisie. Je l’avais invitée dans une brasserie. Elle a commandé une tarte au citron, et à sa façon de la manger, je me suis dit : « c’est elle ». Elle est « dans les sens », sa façon de bouger sa bouche, de mâcher...La bouche a été un élément très important pour ce film, et même les deux bouches des deux héroïnes, elles étaient très déterminantes et ce, pour des raisons très humaines. Elles provoquent toutes sortes d’impressions, de sensations. On est touché par quelque chose dans un visage, un nez, une bouche. Pour moi, c’est le moteur des choses.

     

    Pourquoi avez-vous choisi de changer le prénom d’une des héroïnes, qui dans la bande dessinée, s’appelle Clémentine et dans le film s’appelle Adèle ?

     

    Clémentine est devenue Adèle, parce que j’ai eu envie de garder le prénom de mon actrice. Cela ne la dérangeait pas. Je crois même que cela l’a aidée à fusionner avec son personnage et moi aussi avec elle. C’est une question de résonance enfin : Adèle, Emma, Léa... ce sont des prénoms légers, aériens. C’est évidemment subjectif. Et puis il y avait son sens en arabe. Adèle, ça veut dire justice en arabe, ça me plaisait bien.

    Pourquoi avez-vous choisi de traiter l’homosexualité comme un thème uniquement d’amour comme les autres, sans revendications spécifiques par rapport à la façon dont la société peut parfois se montrer intolérante ?

    Mais en tant que français d’origine arabe, territoire où l’homosexualité n’est pas toujours comprise, cela ne peut qu’avoir un impact fort et positif qu’une figure comme la vôtre choisisse de traiter et de filmer une telle histoire ?

    Quand j’ai terminé le film, je me suis dit : « ça va faire du bien à la jeunesse tunisienne. » Une révolution ne se fait pas sans être aussi une révolution sexuelle.

    Je n’avais rien à dire de militant sur l’homosexualité. Je ne cherchais pas à la définir et durant toute la fabrication du film je ne me suis jamais posé

    La question : « ah oui, ce sont deux femmes... ». J’avais plus le sentiment de traiter, de raconter l’histoire d’un couple, du couple. La problématique de l’homosexualité, je ne voyais pas pour quelles raisons je l’aborderai spécialement, car la meilleure façon, si je devais avoir un disours sur ce sujet, ce serait de ne pas en avoir, de filmer cela comme n’importe quelle histoire d’amour, avec toute la beauté que cela comprend.

     Mais en tant que français d’origine arabe, territoire où l’homosexualité n’est pas toujours comprise, cela ne peut qu’avoir un impact fort et positif qu’une figure comme la vôtre choisisse de traiter et de filmer une telle histoire

    Quand j’ai terminé le film, je me suis dit : « ça va faire du bien à la jeunesse tunisienne. » Une révolution ne se fait pas sans être aussi une révolution sexuelle.

    Ce à quoi j’aspirais quand on tournait ces scènes, c’était de montrer ce que moi je trouvais beau. Nous avons donc tourné ces scènes comme des tableaux, des sculptures. On a passé beaucoup de temps à les éclairer pour qu’elles soient vraiment belles, après, la chorégraphie de la gestuelle amoureuse se fait toute seule, avec le naturel de la vie. Il fallait les rendre belles visuellement donc, mais tout en gardant la dimension charnelle. On a beaucoup cherché, travaillé. On a beaucoup discuté, mais les discussions finalement ne servaient à rien. On parle beaucoup sur un plateau et au final tout ce qu’on a dit ne compte pas tant que ça, parce que tout ce qu’on dit est très intellectualisé, mais la réalité est plus intuitive.

  • Cinéart et Cannes..on prends le mêmes et on recommence!

    cannes.jpgLe distributeur belge Cinéart a une fois de plus récolté un max de prix au dernier festival de Cannes. Même si certains ne sont que des prix accéssoires, il n'en reste pas moins que la moisson est toujours très belle, et que l'on retrouve pratiquement toujours la Palme ou le Prix du Jury parmi les lauréats. Cette année, "Amour" de Michael Haneke a été sacré. Cependant, petit bémol en ce qui me concerne....j'ai la conviction que des copinages existent, et que ce film avec Jean-Louis Trintignant et Emmmanuelle Riva a été couronnée pour rendre hommage aux deux monstres sacrés du cinéma français, une forme de "Pour l'ensemble de la carrière" déguisée....parce que Haneke commence à se la jouer Frères Dardenne, en repartant régulièrement avec un prix prestigieux. Maintenant je dis ça, et je ne dis rien. Il ne reste plus qu'à attendre pour savoir si le public va accrocher à cette histoire "d'amour" entre deux vieux dont les journées s'égrènent en huis-clos! Pas très réjouissant que tout ça.

    Et puis, c'est sur la pointe des pieds que le film " Camille Redouble" (1) de Noéamie Lvovsky clôturant la semaine des Réalisateurs est reparti avec le Prix SACD....Dans lequel on découve Yolande Moreau avec un look différent. Mais ça chut, c'est une autre histoire......

    1. http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2012/05/26/camille-redouble-noemie-lvovsky-retour-a-la-classe-depart_1707808_766360.html

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  • Cannes Après les films, place au jury, et à la participation belge!!

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    Le plus important festival de cinéma au monde a son jury, lequel ma foi à fière allure....Quoique celui de l'année dernière avec Robert DeNiro, Uma Thurman et Jude Law.. me semblait plus solide.

    La Croisette et son imposant cortège de célébrités verra le cinéaste Nanni Moretti présider un jury composé de Diane Kruger (Inglorious Basterds,Benjamin Gates, Les Adieux à la Reine) Jean Paul Gauthier (costumes de nombreux films), Ewan McGregor (The Ghost Writer, Beginners, Moulin Rouge, Star Wars)  Alexander Payne (Sideways, The Descendants) Emmanuelle Devos (Le Fils de l'Autre) Hiam Abbass (Munich, La Sources des Femmes)+++Elle dirigera  l'un des segments du film Jerusalem, I Love you) Andrea Arnold (Fish Tank-Les Hauts de Hurleventet  et Raoul Peck (Lumumba, et ex Ministre de la Culture en Haiti) . Panel qui devra départager les 22 longs mètrages sélectionnés..afin de décerner la Palme d'Or au soir du 27 mai! C'est le film "Moonrise Kingdom" qui ouvrira le bal, tandis que ultime hommage à Claude Miller....le festival se terminera avec la projection de son dernier opus, que le réalisateur venait de finir de monter..."Thérèse Desqueyroux"...Mais Cannes, c'est aussi depuis une quinzaine d'année, la reconnaissance du cinéma belge par les pros...lequel sera largement représenté cette année avec 5 films francophones. Joachim Lafosse (Elève Libre Cannes 2008) avec A en Perdre la Raison (sur l'affaire Lhermitte budget 4.200.000) Ernest et Ernestine de Stéphane Aubier et Vincent Patar (Panique au Village) Hors Les Murs premier long mètrage de David lambert, , budget 2.200.000,  mais encore "La Tête la première" ...première réalisation produite sur Fonds Porpre de Amélie Van Elmbt, et enfin L'Estae di Giacomo d'Alessandro Comodin. Par contre, pas de films des Frères Dardenne à proprement parlé, mais  ces derniers y seront quand même bien représentés par "De Rouille et d'Os" de Jacques Audiart Budget 15.500.000 Euros, The Angel's Share de Ken Loach, et Beyond The Hills de Cristian Mingiu....trois réalisations dans lesquelles les frangins multi-palmés sont investit. En ce qui concerne les artistes belges qui fouleront le Tapis-Rouge, on cite Emilie Dequenne, Jéremie Renier, Benoit Poelvoorde, Bouli Lanners, Yolande Moreau, Serge Larivière.

    Sources Conférence de Presse de Wallonie-Bruxelles-Image le 24 avril tenue  à Bruxelles (avec MichCiné sur place!)

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  • La Vie est Belle pour Robert Benigni.

    Roberto-Benigni-Oscar.jpgOn se souvient de l'immense show de Robert Benigni lorsque le comédien réalisateur se vit remettre la Palme d'Or pour "La Vie est Belle" au festival de Cannes en 1998...Amplement mérité, car ce film est un chef-d'Oeuvre... Aujourd'hui, il se murmure du côté de Deadline.com que Woody Allen qui continue son tour de l'Europe, envisage de caster Roberto pour son prochain film, dont l'intrigue se situerait à Rome. Après Londres, Paris et Barcelone....place à l'Italie où Penelope Cruz, Jesse Eisenberg (The Social Network)  Ellen Page (Inception) et Alec Baldwin (30 rock) vont accompagner Benigni...Début de tournage en été...sans doute pour d'abord se remettre du tournage de Midnight In Paris...qui fait l'ouverture du festival de Cannes, et dont la presse dit le plus grand bien.....

    http://cinema.fluctuat.net/films/la-vie-est-belle-3/1258-chronique-gommer-l-horreur-de-la-shoah.html