Dark shadows 2 Avengers 3 Le prénom 4 American pie 4 5 Street dance 2 6 Maman 7 Indian palace 8 Sur la piste du Marsupilami 1
9 La cabane dans les bois 10 Les vacances de Ducobu
Box-office Belgique 17/5
1. Dark shadows
2 The Avengers
3. American Reunion
4. The Vow
5. Le Prnom
6. Street Dance 2 -3D
7. The Cabin in the Woods
8. The Hunger Games
9. Week-end aan zee
10. The Cold light of Day
Box office Usa 16/5
The Avengers 2 Dark Shadows 3 Think Like a Man 4 The Hunger Games 5 The Lucky One 6 The Five-Year Engagement 7 The Pirates! Band of Misfits 8 The Best Exotic Marigold Hotel 9 Chimpanzee 10 Safe
La septième édition du festival "A Films Ouverts" se tiendra du 13 au 25 mars dans 24 communes wallonnes et bruxelloises, a indiqué lundi l'ASBL Média Animation. Le festival, présidé par le réalisateur belge Olivier Masset-Depasse, abordera, cette année encore, les thèmes du racisme et de l'interculturalité, à travers une série de longs et de courts-métrages en compétition.
Les films sélectionnés abordent les différences culturelles entre les individus. Média Animation les présente comme militants, provocateurs, étranges et caricaturaux. Chaque projection sera suivie d'un débat, certaines en présence du réalisateur.
Le festival, programmé dans le cadre de la Journée internationale de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale qui a lieu le 21 mars, rassemble des cinéastes professionnels, dans la catégorie long-métrage, et des cinéastes amateurs, dans la catégorie court-métrage.
Le concept de répartition des séances à travers la Communauté française est, d'après Média Animation, la principale originalité de l'événement. "Cette dispersion des séances à travers toute la Communauté française nous permet d'aller à la rencontre des gens" explique l'ASBL.
La remise des prix aura lieu, le 25 mars, lors de la journée de clôture du festival, au centre culturel de la commune bruxelloise de Saint Gilles.
Le prix d'entrée varie entre quatre et six euros selon le lieu de projection. Les informations complètes sont accessibles sur le site internet www.afilmouvert.be
Sources L'avenir.net.
Programme
Le 26 février à 21h Ciné Patria Virton...
Un film de Tate Taylor/Drame/Etats-Unis/146'/2011
Dans la petite ville de Jackson, Mississippi, durant les années 60, trois femmes que tout devait opposer vont nouer une incroyable amitié. Elles sont liées par un projet secret qui les met toutes en danger, l’écriture d’un livre qui remet en cause les conventions sociales les plus sensibles de leur époque. De cette alliance improbable va naître une solidarité extraordinaire. À travers leur engagement, chacune va trouver le courage de bouleverser l’ordre établi, et d’affronter tous les habitants de la ville qui refusent le vent du changement...
le 6 mars à 14h30 Cinéma Ecran à Ath!
Cela se passe de nos jours dans un petit village, quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Les femmes vont chercher l’eau à la source, en haut de la montagne, sous un soleil de plomb, et ce depuis la nuit des temps. Leila, jeune mariée, propose aux femmes de faire la grève de l’amour : plus de câlins, plus de sexe tant que les hommes n’apportent pas l’eau au village
Le 7 mars 20h Ecran de Ath.
Après Caramel (2008), Nadine Labaki continue d’explorer le Liban et de proposer des histoires de femmes confrontées aux traditions. Dans un petit village reculé, les confrontations religieuses qui secouent le reste du pays n’ont pas encore déchiré la population. Face aux risques d’affrontements entre les hommes chrétiens et musulmans, les femmes, toute confession confondues, multiplient les manœuvres pour éviter le pire. Coloré, humoristique et rafraîchissant, Et maintenant on va où ? réussit à distraire avec un sujet grave et laisse entrevoir que face aux déchirements du monde, les femmes et les mères détiennent peut-être les clés de la paix. Et Maintenant on va où ? a remporté le Baillard d’Or lors de la dernière édition du Festival du Film Francophone de Namur.
Le 11 mars à 17h Ecran de ATH
Je veux que les spectateurs se disputent en sortant de la salle », c’est ce que disait Patric Jean en tournant La Domination Masculine. Peut-on croire qu’au XXIème siècle, des hommes exigent le retour aux valeurs ancestrales du patriarcat : les femmes à la cuisine et les hommes au pouvoir ? Peut-on imaginer que des jeunes femmes instruites recherchent un « compagnon dominant » ? Que penser d’hommes qui subissent une opération d’allongement du pénis, « comme on achète une grosse voiture » ? Si ces tendances peuvent de prime abord sembler marginales, le film nous démontre que nos attitudes collent rarement à nos discours. L’illusion de l’égalité cache un abîme d’injustice quotidiennes que nous ne voulons plus voir. Et où vous jouez votre rôle.A travers des séquences drôles, ahurissantes et parfois dramatiques, le film nous oblige à nous positionner sur un terrain où chacun pense détenir une vérité. La Domination Masculine jette le trouble à travers le féminisme d’un homme qui se remet en question. Une provocation qui fera grincer des dents…
Alors que côté de la chaîne Culturelle ARTE, un film sur la mini-jupe et le swinging london de Mary Quant est programmé, au même moment à 20h15 , la chaîne belge RTBF porgramme "La Journée de la Jupe" le drame qui vit le retour d'Isabelle Adjani sur le devant de la scène...
"LA JOURNEE DE LA JUPEé est un film coup de poing, dont on ne sort pas intact, et surtout qui laisse de nombreuses interrogations.....mais surtout, nous ouvre les yeux sur la calvaire enduré par certain(e)s profs dans les établissements scolaires dits "à risques". Afin de vous aider à y voir plus clair, je reprends ici l'un des billets que j'avais écrits en 2009. Bon film... et surtout, accrochez vous à votre siège ou calez -vous bien au fond de votre canaté.. Vous allez en prendre plein les mirettes.
Le film de Jean Paul Lilienfeld a d'abord été réalisé pour la télévision, parce que ne trouvant pas de producteurs et de distributeurs assez "couillus" pour le grand écran. Ensuite, la chaîne culturelle allemande Arte ayant flairé le bon truc l'avait programmé en décembre dernier, suivi en mars, internet ayant joué son rôle d'abitre à la perfection, par notre chère chaîne RTBF nationale. Fort de ses 2.400.000 spectateurs (comment font-ils pour mesurer les audiences?) le film a été distribué dans 50 salles françaises seulement. Pourquoi 50 salles seulement? Bonne question, dont la réponse se trouve probablement dans le sujet traîté par le film. Thème sur le fil du rasoir, qui a du faire reculer pas mals d'exploitants de salles, qui aujourd'hui doivent s'en mordre les doigts sans doute! Ayant eu l'occasion de la voir en vision-presse je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. Programmé à partir du 15 juillet, sa sortie est une reconnaisance tardive pour un film, véritable pavé dans la marre du politiquement correct, et solide baffle dans la g.. des politiques qui "se voilent " si facilement la face, lorsqu'il leur faut quitter le fauteuil douillet de leur cabinet ministériel, pour descendre sur le terrain, et voir à quel point les enseignants ont du mal à excercer leur métier! La Journée de la Jupe est d'un réalisme confondant, bien loin du pathétique "Entre les Murs" ou j'avoue n'avoir toujours pas compris le succès, tellement ce film est plat à côté du coup de poing asséné par l'autre. A côté de la jupe, les murs me donnent l'impression de n'être qu'une longue fiction, très plate. En tout cas, je n'ai qu'un souhait, c'est que "La Journée de la Jupe" ne laissera personne indifférent, et ouvrira des débats. Avec encore Denis Podalydes et Jackie Beroyer (Ex Canal+)Que dire encore? Avec une interprètation 5 étoiles d'Isabelle Adjani, épatante, criante de vérité, sans surjeu, sans mimiques inutiles, "La Journée de la Jupe" est le film à voir cette semaine. Bien sûr, il aura du mal à côté d'Harry Potter et consorts....mais rien ne vous empêche d'aller voir les deux. L'un pour le rêve, l'autre pour la réalité, une réalité bien en face, une réalité qui plus que probablement se joue tous les jours, à deux pas de chez vous!!!!!!!!! Interview réalisée par Arte lors de la programmation. (Merci de l'autoriser)
Interview d'Isabelle Adjani.
On connaît vos prises de position sur l’actualité – contre l’intégrisme et le racisme, pour l’Algérie et le Darfour, contre le voile à l’école et les tests ADN pour les candidats à l’immigration... Mais c’est la première fois qu’on retrouve ces préoccupations dans un film dont vous êtes l’héroïne. C’est ce qui vous a séduit dans La journée de la jupe ?
Au-delà du personnage de cette prof qui pète les plombs, j’ai surtout été frappée en effet par la justesse du constat social. Qu’est-ce que l’éducation aujourd’hui ? Comment en est-on arrivé à cette impasse ? C’est quand même une des dernières institutions d’intégration, comment se fait-il qu’elle soit dans cet état-là ? Comment se fait-il que le système soit en pareil disfonctionnement et qu’on soit dans un tel malentendu ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces élèves ? Qu’est-ce qu’on a fait à ces professeurs ? Pourquoi et comment a-t-on abdiqué devant les exigences de l’enseignement ? J’ai vraiment apprécié que le film ne cherche pas à moraliser socialement, civiquement, qu’il ne cherche pas à donner des leçons, ni à apporter des solutions mais juste – si on peut dire ! – à poser toutes les questions, à mettre les spectateurs en face d’une dure réalité…
Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée sur ce projet ?
Grâce à Smaïn que j’ai croisé un jour et qui m’a dit : « J ’ai lu un scénario formidable avec un très beau rôle de femme, il faudrait que tu le lises ». Parallèlement, des amis de Jean-Paul Lilienfeld m’en ont parlé et me l’ont fait passer. Je n’ai pas pris plus de dix minutes pour dire oui après l’avoir lu ! Lorsque j’ai rencontré Jean-Paul, il voulait faire « La journée de la jupe » pour le cinéma, mais il n’a pas trouvé le financement. Bien plus tard, il m’a téléphoné en me disant : « J ’ai une bonne et une mauvaise nouvelle : le film se fait mais c’est pour la télé. » Je lui ai répondu : « Pas de souci. Je vous ai dit que je serai là quand il y aurait une possibilité de le faire, donc je suis toujours là ». Grâce à l’implication d’Arte auprès de ses producteurs de Mascaret Films, deux mois plus tard, on tournait…
Le film s’est tourné en mai 2009 dernier, presque en douce, loin de tout battage médiatique…
Personne ne savait que je tournais et… c’était très bien ! Travailler comme ça, loin de toute pression, c’était un vrai soulagement. On devrait d’ailleurs tous pouvoir s' autoriser à la fois le luxe et la modestie de travailler dans ces conditions-là de mise à nu. Le plus important était de faire exister l’authenticité des relations entre ce prof et ses élèves. C’était capital pour la crédibilité du film, pour la justesse du ton. Eux, ils avaient répété pendant deux mois et savaient leur texte au rasoir. Moi, je ne les ai rencontrés que le premier jour du tournage et… ils m’ont tout de suite appelée Madame ! Parce que je me suis plantée devant eux comme une prof de français, pas comme une actrice. Je pense que la plupart ne savaient pas qui j’étais, peut-être que leurs parents savaient ou qu’ils avaient vu à la télé un de mes films… Finalement, c’était bien comme ça. On n’était que dans le travail. Je n’ai jamais essayé de me rapprocher d’eux autrement qu’à travers ce qu’on avait à faire ensemble. Je n’ai pas fait 2 minutes de démagogie, pas même une ! Pour moi c’était essentiel. C’était la moindre des choses que je devais leur donner en retour de leur implication qui était totale et pas si évidente… Vous imaginez la somme de sentiments, de sensations, de complexités, enfouie, refoulée, qui était en jeu pour ces garçons et ces filles. Ils sont à la fois tellement sur la défensive et tellement tendres. En même temps, ils vous regardent droit dans les yeux, ils savent de quoi on parle, il faut, comme ils disent que « ça parle réel ». Il y a une scène où je leur dis : « Il n’y a que l’école qui puisse vous permettre de vous en sortir », ils m’écoutaient, mais dans le genre : « Tu as intérêt à nous dire quelque chose qui sonne vrai ! Tu as intérêt à ce que ce soit vrai parce que nous on ne va pas faire semblant de t’écouter si tu ne nous intéresses pas ! » C’était très clair. Ils sont vraiment vibrants d’authenticité et de vérité. Ils avaient leur façon à eux de dire ensuite si ce que j’avais fait passer dans la scène les avait touchés, atteints, convaincus. Entre nous, il y avait ce qui compte le plus pour eux : le respect.
Imaginiez-vous lorsque vous étiez adolescente à Genevilliers que trente ans plus tard, on pourrait réclamer sans rire « une journée de la jupe », comme le fait votre personnage, pour protéger les jeunes filles des agressions de leurs copains de classe ?
Certainement pas ! Ça donne le sentiment d’assister à une sacrée régression ! C’est dément. Malheureusement, c’est peut-être là qu’on mesure toutes les conséquences des situations post-coloniales. Aujourd’hui, les adolescents des banlieues ne savent pas toujours qui ils sont ni d’où ils viennent, ils sont à la recherche de leurs racines – racines qu’on se garde bien autour d’eux de valoriser… Tout naturellement, ils cherchent à les retrouver, à revenir aux sources, fut-ce d’une manière radicale.
Théodore, vétérinaire et maire d'un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre mondiale, a recueilli P'tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l'institutrice, fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Ils sont venus pour faire les vendanges dans le pays. Humaniste et républicaine convaincue, elle s'arrange, avec l'aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés. De son côté, P'tit Claude se prend d'amitié pour Taloche, grand gamin bohémien de trente ans qui se promène partout avec son singe sur l'épaule.
Mais les contrôles d'identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n'ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés. Tandis que les enfants Tsiganes suivent les cours de Mademoiselle Lundi, P'tit Claude est de plus en plus fasciné par le mode de vie des Bohémiens - un univers de liberté où les enfants sont rois. Mais la joie et l'insouciance sont de courte durée : la pression de la police de Vichy et de la Gestapo s'intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l'ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route...
Vendredi, vous pourrez rencontrer Tony Gatlif au Festival. Il viendra présenter son film Liberté ! en avant-première nationale. Le film sera projeté en clôture à Imagix Mons à 21h.
La 23ème édition du Prix Europa qui récompense le meilleur de la production européenne en télévision, radio et nouveaux médias s’est tenue du 17 au 24 octobre dernier à Berlin. Créée en 1987 par le Conseil de l'Europe et European Cultural Foundation, cette manifestation a pour objectif de promouvoir le "made in Europe" et de présenter, lors de son festival qui se tient parallèlement, un large panorama des oeuvres européennes pour tous les supports de diffusion.
Ont notamment été récompensés cette année :
- La Journée de la Jupe de Jean-Paul Lilienfeld (France), coproduit par ARTE, la RTBF et Fontana – Meilleure Fiction TV ; film qui a signifié le Grand retour d'Isabelle Adjani.
- L’empereur du goût de Marc Didden, Frank Van Passel, Jan Matthys (Belgique) produit par Caviar Films pour la VRT – Mention spéciale
- Garçon manqué de Adila Bennedjai-Zou (France), coproduit par France 2, la RTBF et Fontana a reçu le Prix Genève-Europe du meilleur script de fiction écrit par un jeune talent.
L’ensemble des résultats est accessible en ligne à cette adresse :
(photo DontMiss.com) Après une apparition étincellante sur la Croisette de Cannes, les critiques plus que positives émises par l'ensemble de la presse cinématographique pour son rôle de prof déboussollée dans "La Journée de la Jupe" Isabelle Adjani est apparue superbe, rayonnante et radieuse aux côtés d'Albert Prince du rôcher de Monaco, où la Diva rehaussait de sa présence le Festival télé de Monte-Carlo. Et non seulement elle a irradié le rocher, mais elle s'est également vu remettre le prix de la Meilleure Actrice pour ledit film par le prince en personne, trop content d'être là! Ce film, je le rappelle a d'abord été réalisé pour la télévision, parce que ne trouvant pas de producteurs et de distributeurs assez "couillus" pour le grand écran. Ensuite, la chaîne culturelle allemande Arte ayant flairé le bon truc l'avait programmé en décembre dernier, suivi en mars, internet ayant joué son rôle d'abitre à la perfection, par notre chère chaîne RTBF nationale. Fort de ses 2.000.000 spectateurs (comment font-ils pour mesurer les audiences?) le film est à présent distribué dans 50 salles françaises et le sera très bientôt en Belgique. Pourquoi 50 salles seulement? Bonne question, dont la réponse se trouve probablement dans le sujet traîté par le film. Thème sur le fil du rasoir, qui a du faire reculer pas mals d'exploitants de salles, qui aujourd'hui doivent s'en mordre les doigts sans doute! Ayant eu l'occasion de la voir en vision-presse le mois dernier, je ne peux que vous conseiller d'aller le voir. La Journée de la Jupe" est un solide pavé dans la marre du "politiquement correct" et une solide baffe envers les politiques qui se "voilent" la face, lorsqu'il s'agit d'aller voir sur pièces, les difficultés qu'ont certains profs pour excecer leur métier. La Jupe, est d'un réalisme confondant, bien loin du pathétique "Entre les Murs" le film plat par excellence, qui donne plus l'illusion d'être une fiction à côté de l'interprètation exceptionnelle d' Adjani ...qui y est épatante, et criante de vérité! Pas de surjeu, pas de mimiques, une composition digne de l'Actor's Studio et au final, un retour gagnant!
Emportée par mon élan, j'allais oublier de vous donner le palmarès du festival. Mais bon, j'ai été à ce point marquée par "La Jupe" que je suis un peu distraite une fois que j'aborde le sujet...
Meilleure Série tv dramatique : "House" Meilleure Série TV Comédie : "Desperate Housewives"
Meilleur Réalisateur pour un film de télévision : Rowan Joffe pour "The Shooting of Thomas Hurndall -Meilleur Film de Télévision :"The Shooting of Thomas Hurndall"
Meilleur Acteur dans un film de télévision : Masakazu Tamura pour "Ah, You’re Really Gone Now"
Meilleure Actrice dans un film de télévision : Julie Walters (Mamma Mia. Billy Elliot. Franchise Harry Potter)) pour "A Short Stay in Switzerland" et Isabelle Adjani pour "La journée de la jupe"
Meilleure Actrice dans une comédie : Valérie Bonneton dans "Fais pas ci, fais pas ça" Meilleur Acteur dans une comédie : Bruno Salomone dans "Fais pas ci, fais pas ça"
Meilleure Actrice dans une série dramatique : Christina Hendricks dans "Mad Men" Meilleur Acteur dans une série dramatique : Jon Hamm dans "Mad Men"
Meilleure Mini-Série : "The Wolves" Meilleur Soap Operas : "Amour, gloire et beauté"
réalisé par Alan Ball (oscars AMERICAN BEAUTY et SIX FEET UNDER) avec Peter Macdissi, Aaron Eckhart, Toni Collette, Summer Bishil, date de 2008. mais il va seulement sortir chez nous en été prochain....Sans doute, parce que ce film soulève la problématique de la puberté chez une adolescente arabe, ainsi que la pédophilie. Deux thèmes qui doivent-être soulevés avec prudence.
Synopsis: Jasira, 13 ans, emménage chez son père libanais, renvoyée par sa mère qui supporte mal qu'elle plaise un peu trop à son petit ami. Jasira produit un effet certain sur les hommes ; en particulier sur son nouveau voisin, M. Vuoso, un 'patriote' de l'âge de son père qui laisse négligemment des magazines Playboy sur la table basse du salon... Mais tout cela semble peu à côté des remarques désobligeantes que suscite la peau mate de Jasira. Embarrassée par un corps dont les réactions lui échappent, trop bridée par son père, agressée par son entourage, Jasira est perdue... Tout le monde cherche à la manipuler, sauf Melina, une voisine qui la prend sous son aile.
notes de production:
L’adaptation
Lorsque Alan Ball m'a fait part de son désir d'adapter mon roman "La Petite Arabe", il m'a dit : "Si vous êtes d'accord, je m'engage à en sauvegarder l'humour". Je n'ai jamais oublié cela, car j'étais particulièrement attachée à cette dimension. Sans cette part d'humour, le livre ne serait qu'une simple et larmoyante histoire d'agression sexuelle. Beaucoup de choses m'enchantent dans le film, mais ce qui me plaît le plus, c'est qu'Alan a été fidèle à sa promesse. Le matériau ne manque certes pas de noirceur, mais celle-ci est largement contrebalancée par l'humour noir. Les personnages sont restés mes personnages ; mieux encore, ils ont pris corps." Alicia Erian, auteur de "La Petite Arabe"
Peu de fictions ont décrit avec autant d'honnêteté et d'humour que "La Petite Arabe" les expériences magiques et déroutantes d'une fille qui s'éveille à la sexualité et devient femme. Ces qualités font le prix et l'originalité du livre d'Alicia Erian, qui couvre bien d'autres thèmes. En prenant pour héroïne une adolescente Américaine originaire du Moyen-Orient, Alica Erianévoque ainsi certains problèmes raciaux et identitaires amplifiés par la première Guerre du Golfe, en même temps qu'elle décrit les réactions d'une très jeune fille face à un monde hypersexué dont elle ne maîtrise pas les codes.
"Quantité de détails m'ont intéressé dans ce livre", dit Alan Ball. "Je l'ai trouvé tour à tour horrifiant, hilarant, touchant, merveilleux, très dur, mais aussi très libérateur. J'ai été sensible à sa dimension politique, à son humour, à sa vérité et à sa lucidité." "La Petite Arabe" offre une description réaliste de la sexualité adolescente et des plaisirs liés à la découverte du corps, mais aussi du danger potentiel à être exploité et manipulé par des adultes peu scrupuleux. Ball fut séduit par l'approche nuancée et volontiers légère d'un thème hautement chargé, qu'on aborde généralement avec une gravité et une circonspection rédhibitoires. Alan Ball : "Chaque fois qu'on parle d'une jeune fille qui a subi une quelconque forme d'agression sexuelle, on sous-entend qu'elle en sera marquée à vie. Ces déboires sont si fréquents chez les jeunes des deux sexes, que j'ai trouvé authentiquement rafraîchissant que Jasira ne soit pas détruite, mais au contraire renforcée par cette expérience, et qu'elle en ressorte avec des notions plus justes, plus saines, de sa propre identité et de sa sexualité. C'est ce qui donne à son histoire une dimension positive et vraiment révolutionnaire. J'ai aimé cette exploration très franche de la sexualité adolescente dans des perspectives aussi différentes. Confrontée à des circonstances difficiles et à trois hommes : Mr Vuoso, Rifat et Thomas, qui tentent de la "chosifier", Jasira parviendra quand même à se forger sa propre identité." Après avoir reçu la bénédiction d'Alicia Erian et constaté à plusieurs reprises la convergence de leurs points de vue, Ball entama son adaptation, très fidèle aux dialogues et à la structure du roman.
Rachid Bouchareb nous avait ému avec "Indigène". Il va vous émouvoir encore plus avec "London River" dont il est également le scénariste. Né près de Paris en 1953, il travaillait comme assistant de mise en scène pour la Société Française de Production (SFP), puis pour laUne et Antenne 2. En même temps, il réalisait des courts métrages, suivis en 1985 de son premier long " BATON ROUGE". En 1988, il a fondé avec Jean Bréhat,, la société de production 3B. Il a été invité à la berlinale 2001, avec le long métrage "Little SENEGAL" Plus près de nous, son magnifique "Indigènes" est encore dans toutes les mémoire. Ce film a du reste permis de faire avancer les choses en ce qui concerne les soldats étrangers ayant combattus dans les rangs français, et oubliés cette dernière. Aujourd'hui, Bouchareb, toujours avec un pied dans le "metissage" et les rapports interculturels, délivre un superbe film, qui au départ a été tourné pour la télévision en 22 jours seulement. Comme quoi, il ne faut pas des mois de production pour sortir un film intéressant. Alors que le monde se débats dans de nombreux conflits raciaux, "London River" donne une belle leçon d'humilité.
Le 7 juillet au matin, peu avant 9h, et puis exactement une heure plus tard, ce sont quatre bombes qui explosent à Londres. Dans l'afluence des transports en commun aux heures de pointes, quatre terroristes font détonner des charges d'explosifs qu'ils transportent dans des sacs à dos. En l'espace de de quelques minutes, 65 personnes trouvent la mort dans trois rames de métro et un bus à étage, il y a plus de 700 blessés. Dans une vidéo retrouvée plus tard, l'un des terroristes revendique l'attentat, en déclarant que son groupe se trouve en guerre contre la société britanique. Deux personnages, parfaitement inconnus de l'un comme de l'autre, vont se rencontrer. Deux personnes directement touchées par les attentats bien que se trouvant très loin de là au moment des explosions. Lui, Ousmane, un musulman travaillant en France, elle, Mrs Sommers, une chrétienne vivant sur l'ïle anglo-normande de Guersney. Ils mènent tout deux une existence tout à fait normale, jusqu'au jour où ils apprennent que leurs enfants sont considéreés comme disparus depuis 7/7 le jour des attentats. Une fois arrivés chacun de leur côté à Londres, ils apprennent que leurs enfants viviaent ensemble au dessous d'une boucherie musulmane (tenue par Roshdy Zem). Certes les attentats sont au centre du film, mais ils n'en sont pas le vrai moteur, seulement le fil conducteur d'une tragédie transcandée par une magnifique rencontre entre deux personnages que tout oppose, mais qui cependant vont se serrer les coudes, et se rapprocher d'une bien belle façon. Une grande, très grande leçon d'humilité. Une mention spéciale aux deux comédiens. Criants de vérité, tellement vrais, que lorsque l'on sort de la projection, on a plus l'impression d'avoir vu une sorte de documentaire qu'un film. Brenda Blethyn vue dans "Secrets et mensonges" est émouvante en mère perdue sans sa fille, et Sotigui Kouyaté (Little Senegal) exceptionnel. Ce grand échalas éclabousse l'écran, tant pas la taille que par le talent.
Bouchareb’s (Indigènes) London River prend à la gorge...En London River en compétition au dernier festival de Berlin, a ému toute l'assistance. Les émotions éprouvées tant par le public que par la presse professionnelle, sont unanimes. Certains d'entre-eux avaient même encore du mal lors de la conférencde de Presse d'après-projection. Bouchareb né en Algérie réunit une fois de plus le nord et le sud dans un récit intimiste basé sur des évènements qui se sont réellement passés le 7 juillet 2005, et encore inscrits dans la mémoire collective.la mémoire collective..
Sotigui Kouyate, vainquer du Lion d'Argent du meilleur acteur, a enmené le public dans des récits surl'Afrique et remercia la Berlinale pour la façon dont les organisateurs permettent le mixage interculturel . Le film en salle belge depuis le 29 avril.
. Détail Brenda Blethyn ne parle absolûment pas le français. Elle a appris les dialogues en phonétique. Un vrai tour de force, parce que l'on y voit que du feu (désolé pour le jeu de mot)
Liam Neeson s'est débarassé de Paul Blart: Mall Corp" en prenant la première place au box office américain avec le thriller CIA "Taken". Et pour une première sortie, le chasseur de têtes s'est offert des bénéfices de l'ordre de 24.6 m de $, instaurant un nouveau record , celui du billion de $ dans un mois de Janvier. Bloups c'est c'est chiffres....Et dire que ici en Belgique, lorsqu'une production belge dépasse 100.000 entrées, on crie au miracle....N'empèche que Taken, c'est du solide, du nerveux, plein d'actions, de rebondissement, et Liam Neeson très loin de "Schindlers List"
Dans Taken, Neeson est un ancien agent de la Cia, essayant de retrouver la trace d'un groupe de "vendeurs de femmes", lesquels ont kidnappé sa fille afin qu'elle soit incorporée dans le circuit de la protitution à grande échelle. Mais comment faire lorsqu'on est aux Usa, et que la fille est enlevée à Paris, lors d'une visite d'agrément, et que l'on assiste impuissant via un gsm aux dramatiques évènements se déroulant à l'autre bout du monde?
Chez Fox, on se réjouit du succès de "Taken" parce que disent-ils, on a un film toutes audiences, au point que les gens en parlent à la sortie. Les producteurs sont même persuadés que ce film restera longtemps à l'affiche chez l'Oncle Sam....Mais chose bizarre quand même, "Taken" ne date pas d'aujourd'hui, et est même déjà sorti en DVD. Comment se fait-il que les yankees pour une fois sont en retard d'un train? J'ai vu le film la semaine dernière, et je n'ai qu'un conseil à vous donner, louez le dvd au plus vite. Vous verrez un film humain, sanssartifices inutiles, et un Liam Neeson en pleine forme, tout en découvrant les "méandres" des circuits pornographiques, et comment fonctionne cette maffia du sexe. Alors, même si vous deviez ne pas aimer le film, vous aurez au moins appris cela, et comment se méfier, afin que cela n'arrive pas qu'aux autres.
Un peu plus bas, Gran Torino le dernier Clint Eastwood continue à défendre chèrement sa place au sein du B.O. toujours bien accroché dans le ventre mou du classement à la cinqième place avec 110m de $ jusqu'à présent, juste derrière Hotel for Dogs..Slumdog est toujours là, et devrait faire mieux encore après les Oscars, tandis que Inkheart, la comédie familiale avec Brendan Fraser (La Momie) et Helen Mirren (The Queen) fait une belle entrée dans le top-Ten.
1. "Taken," $24.6 million.
2. "Paul Blart: Mall Cop," $14 million.
3. "The Uninvited," $10.5 million.
4. "Hotel for Dogs," $8.7 million.
5. "Grand Torino," $8.6 million.
6. "Slumdog Millionaire," $7.7 million.
7. "Underworld: Rise of the Lycans," $7.2 million.
Apparaissant très peu à l'écran pour le moment, il est très surprenant de découvrir Clint Eastwood, la colère dans les yeux. Le très prolifique et réalisateur à succès, a rarement trouve des rôles à sa pointure dans ses propres oeuvres, si l'on excepte celui d'entraîneur dans "Million Dollar baby" et encore plus rarement des rôles impliquant la rage, la vengeance dans sa longue carrière. Dans la série-culte des "Il était une fois, et Le Bon la brute etc, il était certes un mauvais, mais un mauvais au regard impassible. Aujourd'hui, à 76 ans, il doit être plus facile de paraître méchant, avec un visage plus buriné et plus marqué avec les années...et c'est ainsi qu'il apparaît dans "Gran Torino, qui sortira vers le 7 décembre dans les salles américaines...et jamais depuis "The Outlaw Josey Wales" sorti en 1976, il n'est apparu aussi furieux et mauvais que dans ce thriller..
Le film réalisé produit, interprété et mis en musique par Clint Estwood est encore en post-prod, mais apparaît comme un candidat sérieux pour les prochains Oscars....Le premier trailer pourra-être vu en préambule à Changeling... Dans Gran Torino il est Walt Kowalski, un vétéran raciste de la guerre de Corée, qui n'a que deux choses auxquelles il tient plus que tout, sa voiture, une old-timer qui attire le regard et que convoitent les membres d'une bande des environs de Detroit, et son fusil M-1 rifle...L'un des jeunes qui s'intéresse à la bagnole, est un jeune voisin asiatique issu d'une famile d'immigrants de Hmonga pour laquelle Kowalsky a un profond ressentiment... Dans ce thriller, toute l'action tourne autour de ces deux choses, une Ford de 1972, et un fusil, mais avec le regard noir de Clintie en prime. Coïncidence, Clintie a eu la même arme durant son service militaire en Corée et c'est l'arme qu'il reçoit dans le film, lorsqu'il sera démobilisé, donc en clair, sachant comment manipuler cette arme, on se dit que Eastwood sera à la hauteur du personnage, la rage en plus...Là, s'arrête la comparaisoin, car Eastwood n'a rien en commun avec son héros. Ce dernier a travaillé dans la chaîne de montage de chez Ford, et part à la retraite avec la bagnole qu'il a acheté. Pour Kowalsky, prendre sa retraite au volant de cette bagno le, dont il a certainement aidé au montage, représente tout un symbôle, tout autant que lorsqu'il a été démobilisé et a pu emporter ce fameux fusil M-Rifle. A ses côtés, le jeune Bee Van à peine âgé de 17 ans, originaire de Minneapolis lui fait face dans la peau du jeune voisin qui sera entraîné dans une relation de voisinage dont il n'a vraiment pas envie.
"Obligé" en guise d'initiation pour entrer dans la bande, de voler la voiture, il sera plus d'une fois mis en joue au bout du fusil M-1. Entre défi et vie, le choix est cornélien. Kowalski qui n'aime pas du tout le jeune gars, se dit qu'il n'y a qu'une chose à faire s'il veut s'en débarasser au plus vite...collaborer?!?! Malgré son ressentiment envers le jeune asiaique, il va lui trouver du boulot auprès d'un ami de longue date, lequel va l'initier aux valeurs de la vie. Ce qui amènera ce "vieux" à la volonté de fer, à confrontrer ses préjugés de longue date et à se poser des questions, quant à savoir pourquoi il est isolé aujourd'hui....Du grand cinéma, où en dépit des nombreux moments sombres, le rire n'est pas absent.
(crédit photo: indemoodfordeauville) Lakeview Terrace, ou quand un policier dépasse les limites que sa profession lui impose.
Mini-synopsis:
Un jeune couple emménage dans leur maison de rêve en Californie. Ils seront bientôt la cible de leur voisin, un père monoparental, sévère, autoritaire, raciste, et policier à Los Angeles, Abel Turner autoproclamé gardien du secteur, qui désapprouve leur relation interraciale. Ses patrouilles nocturnes et son regard excessivement vigilant réconfortent certains, mais deviennent peu à peu envahissants pour les nouveaux mariés. Ses intrusions persistantes dans leur vie privée pousseront le couple à la révolte. Le film est tourné dans la quartier de Lakeview Terrace de Los.Angeles, qui avec Jackson et Patrick Wilson est le troisième "personnage" clé du récit. Neil LaBute joue en effet habilement sur le sentiment d’insécurité, avec le projection d'une manière récurente de l'incendie de Los Angeles sur les écrans télés, apportant une double tension tout au long du film. Comme il joue tout aussi habilement sur le sentiment presque violent de propriété, mais construit un film et un dénouement trop prévisible et politiquement correct pour emporter une totale adhésion. Il traite finalement davantage de la difficulté de communiquer dans des maisons cadenassés et ultra sécurisées, en épaississant la psychologie des personnages, que du racisme (qui en est néanmoins aussi une résultante).
La bande-annonce qui montre un film explosif.
Présentation de Samuel L. Jackson, le metteur en scène Neil Labute (Freedom Writers) et James Jasseter le producteur.
Lakeview Terrace reste un bon divertissement qui n’apprendra rien aux amateurs de suspense tant il reprend les poncifs du genre sans rien y apporter. Et Hitchcock est finalement loin d'être égalé.
Les années '80 , Shaun, 12 ans, habite avec sa mère dans une ville côtière du nord de l'Angleterre. Garçon solitaire, c'est pour lui le début des vacances d'été, lorsqu'il rencontre un groupe de skinheads locaux. Avec eux, Shaun découvre le monde des fêtes, du premier amour et des bottes du Dr Martens. Le ton change quand Combo, un skinhead raciste, et plus âgé, sort de prison. Alors que sa bande harcèle les communautés étrangère locales, Shaun va subir un rite de passage qui le sortira violemment de l'enfance...Les années 80, sont surtout connues pour être celles des excès, tant au niveau vestimentaire , d'une crise économique grâve, et de la montée du nationalisme. L'Angleterre, est une nation fière, et tous ces ‘fockin' Paki bastards' qui ôtent le pain de la bouche des honnètes travailleurs du cru, est quelque chose qui devient "normal"
Et si cette montée de racisme est un des ingrédients du film, le parcours de Shaun est surtout basé sur la jeunesse du réalisateur, lequel a perdu son père à la guerre des Malouines. Le film débute d'ailleurs par de nombreuses images et séquences de cette fameuse guerre.
Chahuté à l'école, Shaun répond toujours d'une manière verbale agressive. Une façon d'être qui impressionne les quelques skinheads que compte sa localité, et qui aimeraient bien le voir rejoindre leur groupe. Qu'il soient bien plus âgés que lui ne semble pas les arrêter, car à ce stade, les skinheads n'ont pas encore vraiment d'appartenance politique, mais sont juste une petite cellule faite d'un mouvement de jeunesse issue de la classe ouvrière, s'intéressant à la mode et à la musique reggae. Musique qui disent-ils "apporte le soleil et le sourire dans les chaumière"
Un disque qui racle, reste accroché une fois Combo libéré et que ce dernier se joint à la bande. Combo essaye de faire partager ses idéaux racistes au reste de la bande, laquelle n'aime pas trop, à l'inverse de Shaun, trop jeune pour comprendre l'endoctrinement, et voyant un "dieu" en Combo, il lui promet fidélité. Ce qui suit est alors une histoire de racisme qui inspirât de nombreux mouvements par la suite! This is England, est un cri, un appel, qui amène chez le skinhead le plus bourru quelques larmes au coin de l'oeil, et serre les tripes. Une bataille entre le bien et le mal, toi contre moi, le plus fort contre le plus faible. Un menottage en règle de l'inconnu, dans des temps incertains.
‘Filmé sans trucs et ficelles du caméraman, mais avec des dialogues réalistes, parfois en dialectes, une vulgarité typiquement anglaise transpire dans "This is England. Et la musique qui par moment domine même les échanges, fait apparaître ce que de prime abord on ne remarque même pas, et augmente ainsi l'intensité des images.....Bref, un film anglais très actuel, même s'il couvre une période lointaine... A voir!
Shawn Meadows a entretemps terminé le tournage de "Sommerstown"
Après son premier passage derrière les caméras avec Antwone Fisher en 2002, revoici Denzel Washington à la barre d'une nouvelle réalisation, et par n'importe laquelle. Une adaptation d'une histoire vraie, et ce projet est produit ni plus ni moins par la célèbre Oprah Winfrey, l'une des stars du petit écran, et l'une des femmes, qui non contente d'être la plus regardée dans ses talk-shows, est l'une des plus riches des Etats-Unis.
The Great Debaters, est un film super bien structuré sur un drame humain, qui narre l'histoire d'un groupe de réflexion et de discusion Afro-américain au sein d'un collège, qui en se serrant les coudes, surmonte les préjudices raciaux, et parvient à surmonte à se hisser à la hauteur de l'équipe composée uniquement de blancs . Antwone Fisher avait rassemblé plus de 21.m$ dans un millier de salles aux Etats-Unis, et il est à parier qu'avec sa nomination aux Golden Globes, et une nomination de Meilleur acteur à titre personnel pour Washington dans Americain gangster, lui aussi, un gros succès. Le public, sans doute blasé des grosses productions "made in cinéma" redevient à nouveau friand de films adaptés d'histoires véridiques... Moi aussi, du reste, les biopic, les reconstitutions historiques et les histoires poignantes d'individus se battant pour une cause juste....et qui gagnent à la fin...et ca c'est pas du cinéma. Denzel Washington et Oprah Winfrey, sont certainement des label de qualité pour asseoir le film sur le plan international. Pour rappel, les deux précédentes apparitions de Washington, "Déja vu" et Inside Man" ont très bien marché hors Etats-Unis. Et "American Gangster" est encore à l'affiche dans bon nombre de pays. Je n'oublierais pas de mentionner également la sortie Vidé, qui bien avant d'arriver en Europe, boostera les recettes. L'action de "The Great Debater" nous plonge dans les années 1930, et se déroule dans une petite ville rurale du Texas. Melvin Tolson (Washington) est prof de réthorique au Collège Wiley, une institution afro-américaine Methodiste avec 360 élèves.. La compétition pour intégrer ses débats dans l'espoir d'intégrer son team fait rage, et personne n'est certain d'y figurer en fin d'année scolaire. Après plusieurs tests, Tolson forme enfin son team de débateurs, où sont inclus Samantha Booke (Jurnee Smollett), une aspirante avocate, le jeune James Farmer Jr 14 ans (Denzel Whitaker) , le fils bien éduqué de James Farmer Sr (Forest Whitaker, sans relation) le doyen de la faculté aux idées bien arrêtées Henry Lowe (Nate Parker) néanmoins très intelligent playboy
Tolson enseigne à ses élèves l'art de manier le verbe façon parlementaire, et les fait participer à différents sujets, traîtant tout autant de l'actualité brûlante, que des fermiers obligés de partager avec les investisseurs.... Qu'ils pârlent de noirs ou des blancs, ces débats apportent une certaine controverse au sein des autorités locales, qui préfèreraient laisser la classe ouvrière là où elle est, et considèrent que ces débats ne sont ni plus ni moins que des incitations à l'agitation sociale auprès de la population..Lorsque le team Wiley gagne devant d'autres collèges de noirs, Tolson se hasarde à demander des débats à plus grande échelle, même s'il constate que de légère "fissures " apparaissent au sein de son groupe. Avec les talents qui lui son propre en tant que comédien, Washington parvient en tant que réalisateur,à donner à son personnage tout l'aura necessaire et la gravité qu'il faut au sein de ses pupilles, et le tout avec aplomb. Le scénario ne voile pas la dure réalité raciale de l'époque, mais il ne dépeint pas pour autant tous les personnages sous un jour morose..Petit bémol, la trop grande facilité avec laquelle le team de Wiley arrive à persuader son entourage. Cependant, il faut relever les très grandes performances des acteurs dans leur ensemble, ce qui nous fait un peu oublier ce qui précède. Entre autre Denzel Whitaker au sourire enjoleur. Parker possède un vrai charisme, et sa scène de larmes est une des plus belles.. qui sert à ravir le film. Quant à Washington et le vieux Whitaker, acteurs plus en retrait, ils délivrent de superbes passages empreints de discipline et d'éducation. Enfin je terminerais sur la note musicale. The Great Debatters" contient de forts beaux "spirituals"
MGM movies/The Weinstein Company
Pour le site officiel, un clic sur la bannière...
Enfin, et ceci n'a rien à voir avec celà, mais j'avais envie de le dire ici quand même.
Une certaine Marisa (sans adresse) qui n'aime pas ma chronique de I 'm A Legend (c'est son droit) se permet de dire que mon orthographe laisse à désirer....alors que, et c'est là où c'est drôle, dans son long commentaire, j'ai relevé près de 30 fautes. Bien sûr, il m'arrive certainement d'en faire, mais c'est lorsque je confonds vitesse et précipitation, ou que je tape entre deux touches. Nobody's perfect!
Dans l’histoire du 7e art, il y eut des films critiquables, tel The birth of a nation (1915), des films de propagande tel Jud Süss, 1940, mais aussi des films très pertinents ou des pamphlets antiracistes. Il y eut aussi des films qui, longtemps, ont véhiculé les clichés et les préjugés collant aux multiples couleurs de peau. Des films tournés loin des réalités et cela jusqu’à l’absurde.
Cinema racista ne fait pas le procès du cinéma mais pour un soir, six écrivains, Thomas Gunzig, Moses Isegawa, Tom Lanoye, Shahrnush Parsipur, Eugène Savitzkaya et Frank Westerman ont choisi un film culte dans l’histoire du cinéma : King Kong (1931), Broken Blossoms (1919), The Paleface (1922), The party (1968), Guess who’s coming to dinner (1967) et Soy Cuba (1964).
Durant la projection, ils réagiront et feront leurs commentaires en direct sur la condition et la place des noirs, des jaunes et des rouges à l’écran. Ainsi sera mise en lumière la vérité travestie par les idées reçues et les mauvaises bonnes intentions. Cinema racista : voyage de lettrés à travers les clichés et les malentendus du cinéma. Cassant, interpellant, parfois cocasse.
Cinema racista se déroule en français, néerlandais et anglais. La traduction des textes est projetée.
Le dimanche, Cinema racista sera à nouveau présenté, en trois parties, une par couleur.
Organisation: Passa Porta, Bozar Literature, Cinémathèque Royale, Service de Culture Cinématographique
Bozar - Rue Ravenstein 23 - 1000 Bruxelles ®Tickets:www.bozar.be - T 02 507 82 00
Résurrection d'un chef-d'oeuvre de Mikhaïl Kalatozov,
Soy Cuba , film sur la révolution cubaine réalisé par Mikhaïl Kalatozov, en collaboration avec le poète Evgueni Evtouchenko et le chef-opérateur Sergueï Ouroussevski, fut relégué sur l’étagère dès la première projection à Moscou en 1964. C’est que le film, destiné à servir de film-propagande au nouvel Etat cubain de Fidel Castro, ne répondait ni aux attentes des autorités soviétiques, ni à celles du leader cubain : la sensualité contagieuse des scènes de débauche à l’hôtel Tropicana, rendez-vous des riches américains avant la révolution, détournait la critique du sens politique que le film était censé diffuser. Par ailleurs, le lyrisme et l’idéalisme révolutionnaire des étudiants à La Havane et des rebelles dans la Sierra trahissaient la rigueur idéologique en vigueur. Enfin, interdit aux Etats-Unis pendant la guerre froide, Soy Cuba ne sortit de la clandestinité qu’en 1992 au festival de Telluride (USA). Et c’est en 1993 que Martin Scorsese et Francis Ford Coppola qui le découvrent au festival de San Francisco, décident, éblouis par la beauté des images et la ferveur du ton du film, d’apposer leurs signatures sur l’affiche pour assurer sa diffusion américaine.
Un film presque muet
Soy Cuba est un chef-d’œuvre du langage cinématographique. Les dialogues sont presque inexistants : ils se réduisent à quelques échanges stéréotypés qui soulignent les relations conventionnelles et lourdes de conflit entre les interlocuteurs antagonistes, ou la solidarité des révolutionnaires dans la lutte contre la dictature. Le pouvoir d’envoûtement du film naît des images à l’intérieur des plans et du dialogue qu’elles instaurent entre elles, de séquence à séquence. La voix off qui dit le poème d’Evtouchenko ponctue les scènes comme une longue méditation. Martin Scorsese a observé l’incroyable nouveauté du langage cinématographique choisi par Kalatozov et Ouroussevski : « On reprend à zéro le langage du cinéma, dit-il, on le réécrit, on le recrée ». C’est, selon le cinéaste, la brièveté des récits et l’accumulation des images et des détails fixés par la caméra qui créent l’intensité poétique de l’histoire. «Ces détails sont les visages, le langage des corps ». « Voici, ajoute-t-il, comment l’objectif raconte l’histoire, et voici comment la chorégraphie devant l’objectif crée une histoire ».
Un poème tragique en noir et blanc
Cuba est le personnage principal du film. Les paysages, immuables de lumière rythment le récit. La voix qui dit le poème cite Christophe Colomb : « C’est la terre la plus belle que des yeux humains aient contemplée », pendant qu’un long travelling déroule un paysage de forêts de palmiers, d’une blancheur irréelle. Ce motif visuel du blanc, éclatant et impitoyable, constitue un leitmotiv paradoxal, édénique et funeste : les images prises avec un filtre donnent au décor un aspect lunaire, minéral, comme si les arbres s’étaient fossilisés. Sources Soy Cuba