05 décembre 2011

Place au British Independant Awards now!

Press-Release-Logo.jpgLa saison n'est pas encore terminée que déjà, je me perds dans le labyrinthe de tous les awards avérés, et les nominations en curs pour plein d'autres à venir dans les prochaines semaines....Toute la clique des critiques va s'y mettre aussi très bientôt, en attendant les Golden Globes, les Baftas, les Oscars, et près de chez nous les Cesars..

J'avoue franchement que,  parfois je suis découragée et que je me mélange les pinceaux..A part ici, puisque ce sont des films indépendants, ailleurs c'est la valse des mêmes titres, des mêmes acteurs/actrices....cela donne vraiment le tournis.

Cette fois ce sont les British Indie Awards quatorzième édition qui ont décerné leurs prix..

Crée en 1998, The British Independent Film Awards reconnait le meilleur du film indépendant Anglais, en honorant les nouveaux talents , et fait la promotion des réalisations anglaises vers un plus large public!

BIFA 2011 will take place on Sunday December 4th at Old Billingsgate in Central London.

coriolanus.jpg

Tyrannosaur.jpg

Best British Independent Film: "Tyrannosaur"
Best Director: Lynne Ramsay, "We Need to Talk About Kevin"
Best Actor: Michael Fassbender, "Shame"
Best Actress: Olivia Colman, "Tyrannosaur"
Best Supporting Actor: Michael Smiley, "Kill List"
Best Supporting Actress: Vanessa Redgrave, "Coriolanus"
Best Screenplay: Richard Ayoade, "Submarine"
Best Achievement in Production: "Weekend"
Best Technical Achievement: Maria Djurkovic (production design), "Tinker, Tailor, Soldier, Spy"
Best Foreign Independent Film: "A Separation"
Best Documentary: "Senna"
The Douglas Hickox Award (Best Debut Director): Paddy Considine, "Tyrannosaur"
Most Promising Newcomer: Tom Cullen, "Weekend"
The Raindance Award: "Leaving Baghdad"
Best British Short: "Chalk"

Richard Harris Award: Ralph Fiennes
Variety Award: Kenneth Branagh
Special Jury Prize: Graham Easton

08 novembre 2011

European Films Awards. Nominés

European_Film_Awards_statue.pngUne fois de plus, je vous fait part de mon incompréhension, même plus, de mon incrédulité. En consultant la liste des nominés aux 24èmes European Films Awards 2011, qui aura lieu le 23 décembre prochain à Berlin, et qui devrait désigner le successeur de "The Ghost Writer de Roman Polansky....je constate que la Belgique sera représentée par "Le gamin au Vélo" des Frères Dardenne. Je n'en reviens pas!. Je répète, je ne comprends pas ce qui a poussé les organisateurs à inclure ce film dans la liste, alors que nous avons Bouli Lanners avec "Les géants" autrement meilleur. Je vais finir par me dire que, les frangins, habitués du misérabilisme wallon, doivent sans doute user de quelques ficelles pour être  toujours présents dans les principaux festivals, et qui plus est y remporter de prestigieux prix. C'est pour moi, un truc que je ne comprends pas, et que je n'admet pas, quand on voit la pléthore de très bons films belges....Bouli, mais encore "La Fee, sans oublier "Rundskop" qui truste les prix dans le monde entier, voir Code 37....pour n'en citer que quelques-uns!  Non, ces supers longs-mètrages là ne sont pas retenus. Pourquoi? Why?  Soit, cela ne m'empêchera pas de continuer à écrire que le gamin et son truc machin....  ne vaut pas tout le ramdam que l'on fait autour, que Cécile de France , tiens parlons-en - nominée en plus catégorie Meilleure actrice- n'a jamais été aussi invisible dans son jeu, alors que c'est une exellente comédienne, que Jeremie Renier est tout aussi fade à ses côtés, alors qu'il est impérial dans Clo-Clo.  Le seul qui s'en sort valablement c'est le vélo...Pas une crevaison, présent de bout en bout tout le long du film (une performance). Cependant, ce qui me réjouit, c'est de savoir que.....normalement, je dis bien normalement (suivez mon regard) les frangins habitués au gris de sud du pays, ne devraient avoir aucune chance à côté de cette pépite ensolleillée qu'est "The Artist",  (4 nominations) ou du monument anglais "The King's Speech"..voir "In a Better World de Susanne Bier (sous-titre: Revenge).....ça c'est du cinoche! Quant à la meilleure actrice, le prix ne devrait pas échapper à Tilda Swinton, qui éclabousse l'écran dans "We need To Talk about Kevin".....En conclusion, j'ajoute ceci.....ma chronique est sans doute -et vous aurez raison de le souligner au travers des commentaires-  très dure à l'encontre des Frères Dardenne, mais je pense pouvoir me permettre de l'être, sachant que j'ai vu  la plupart des films nominés ici, et que dès lors, je  fonctionne par comparaison..Et Le gamin avec sa bicyclette ne vaut pas tripette. Tant pis, si je m'attire les foudres des fans, mais je persiste et je signe.

The nominees

EUROPEAN FILM 2011THE ARTIST, France   MON FAVORI tout le dossier sur:http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/tag/jean+dujardin
LE GAMIN AU VELO (The Kid with a Bike), Belgium/France/Italy ?????PFffft
HÆVNEN (In a Better World), Denmark Oscar du Meilleur film en langue étrangère..
THE KING’S SPEECH, UK
LE HAVRE, Finland/France/Germany
MELANCHOLIA, Denmark/Sweden/France/Germany

EUROPEAN ACTRESS 2011
Kirsten Dunst in MELANCHOLIA Prix à Cannes, sans doute suite aux propos de Von Trier. Qui aurait du aller à Tilda Swinton...!!!!!!!
Cécile de France in LE GAMIN AU VELO (The Kid with a Bike)   ???????
Charlotte Gainsbourg in MELANCHOLIA
Nadezhda Markina in ELENA
Tilda Swinton in WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN  Le Must du must

Tout le dossier sur : http://mich-silence-on-tourne.skynetblogs.be/archive/2011...

EUROPEAN ACTOR 2011 
Jean Dujardin in THE ARTIST   MON PREFERE
Colin Firth in THE KING'S SPEECH
Mikael Persbrandt in HÆVNEN (In a Better World)
Michel Piccoli in HABEMUS PAPAM
André Wilms in LE HAVRE

EUROPEAN DIRECTOR 2011
Susanne Bier for HÆVNEN (In a Better World)
Jean-Pierre & Luc Dardenne for LE GAMIN AU VELO (The Kid with a Bike) ???????? ET BOULI L'est pas belge lui???
Aki Kaurismäki for LE HAVRE
Béla Tarr for A TORINOI LO (The Turin Horse)
Lars von Trier for MELANCHOLIA

 

EUROPEAN SCREENWRITER 2011
Jean-Pierre & Luc Dardenne for LE GAMIN AU VELO (The Kid with a Bike) ??????
Anders Thomas Jensen for HÆVNEN (In a Better World) MON PREFERE
Aki Kaurismäki for LE HAVRE
Lars von Trier for MELANCHOLIA

CARLO DI PALMA EUROPEAN CINEMATOGRAPHER AWARD 2011
Manuel Alberto Claro for MELANCHOLIA
Fred Kelemen for A TORINOI LO (The Turin Horse)
Guillaume Schiffman for THE ARTIST
Adam Sikora for ESSENTIAL KILLING

EUROPEAN EDITOR 2011
Tariq Anwar for THE KING'S SPEECH
Mathilde Bonnefoy for DREI (Three)
Molly Malene Stensgaard for MELANCHOLIA

EUROPEAN PRODUCTION DESIGNER 2011
Paola Bizzarri for HABEMUS PAPAM
Antxón Gómez for LA PIEL QUE HABITO (The Skin I Live in)
Jette Lehmann for MELANCHOLIA

EUROPEAN COMPOSER 2011
Ludovic Bource for THE ARTIST
Alexandre Desplat for THE KING’S SPEECH     LE FAVORI
Alberto Iglesias for LA PIEL QUE HABITO (The Skin I Live in)
Mihály Vig for A TORINOI LO (The Turin Horse)

 

07 novembre 2011

We need to talk about Kevin...UN must-see Movie

 
 
 
         
 
Based on the best-selling novel by Lionel Shriver
This is an earth-shattering film
We Need To Talk About Kevin
   
 
We Need to Talk About Kevin is an emotional thriller, directed by acclaimed
filmmaker Lynne Ramsay (Ratcatcher, Morvern Callar) and starring Tilda Swinton.

Eva (Tilda Swinton) puts her ambitions and career aside to give birth to Kevin (Ezra Miller). The relationship between mother and son is difficult from the very first years. When Kevin is 15, he does something irrational and unforgivable in the eyes of the entire community. Eva grapples with her own feelings of grief and responsibility. Did she ever love her son? And how much of what Kevin did was her fault?

 
Interview with Tilda Swinton
Q&A with Lynne Ramsay
Special Previews
Curzon Screen Salon

   
   

We Need To Talk About Kevin
In cinemas Friday
An Artificial Eye Release Paramount Pictures artificial-eye.com/kevin

   
         
    Un clic sur le tag We need to talk about Kevin en dessous, ou sur le haut de cet article, pour tout savoir à propos de Kevin.......A voir absolûment!!!!!!

28 septembre 2011

Tilda Swinton "GRANDE" dans We Need to talk About Kevin Vu pour vous. En salle!

Ezra Miller, John C. Riley, Tilda Swinton, We need to talk about Kevin, actualité, actualité cinéma, ciné, cinéma, insolite, Usa, United States, Lyne ramsey, Cannes, France, Festival,  Dans  We need to talk About Kevin de Lynne Ramsay d'après le bestseller de Lionel Shriver, la magnifique Tilda Swinton, tient sans doute là, le meilleur rôle de sa carrière. Et la réalisatrice/scénariste/productrice exécutive un film coup de poing.

Dans ce film  qui nécessitait un mélange incroyablement complexe d'intelligence et d'empathie, Tilda fascinante en mère confrontée à l'impossibilité de communiquer avec son  fils, avec tout ce que cela va engendrer de terrible dans sa vie , exprime remarquablement  les pulsions d'un personnage et ses désirs inconscients.. Mère d'un gamin qui  à 8 ans porte encore des couches, et qui passe d'un jeu vidéo à un autre en criant meurs, assassin à qui mieux mieux,  va sombrer dans l'incompréhension la plus totale.. lorsque partagée entre l'amour et la haine, elle découvre que son fils a commis une chose ignoble, une vrai carnage, une tuerie de masse dans une école...

ezra miller,john c. riley,tilda swinton,we need to talk about kevin,actualité,actualité cinéma,ciné,cinéma,insolite,usa,united states,lyne ramsey,cannes,france,festivalezra miller,john c. riley,tilda swinton,we need to talk about kevin,actualité,actualité cinéma,ciné,cinéma,insolite,usa,united states,lyne ramsey,cannes,france,festivalLe film a été accueilli de façon enthousiaste par les professionnels de Cannes, et   le Prix de la Meilleure actrice n'aurait pas du  échapper à Swinton, tant son interprètation est fascinante. Les sentiments ambigus sont parfaitement rendus à l'écran, tant par la mère qui ne se sentait pas prête pour ça, elle a l'impression qu'avoir eu un enfant a gâché sa vie, et par le fils bien conscient qu'il n'aurait pas du être là, et qui fera tout pour le faire savoir.. ..... C'est en tout cas ce que capte le spectateur dès les premières images de la vie de couple.. Même si la réalisatrice montre d'abord le côté "diablesse" de son personnage...Celle sur qui les passants posent un regard mauvais, celle qui est insultée en pleine rue...Néanmoins, passé cet intro, on peut déjà lire sur son visage, qu' Eva se pose plein de questions sur son rôle de mère, est-elle à la hauteur? Que ressent son fils lorsqu'il la toise sans un mot. Sent-il son indécision?   Sans doute, pourtant, il n'est ni le mal incarné, ni un sociopathe, c'est un adolescent qui perce à jour l'image qu'offre sa famille.  Il n'y a à première vue, aucun "monstre" dans ce duo, tout ce déclenche parce que ni le fils, ni la mère, ne parviennent à s'entendre..L'interprètation toute intériorisée de Tilda ne l'empêche pas d'en mettre plein la vue...comme d'habitude....serais-je encline à ajouter...Etonnante dans "Deep Blue", superbe dans "Julia" craquante et dure à la fois dans "Michael Clayton" et enfin enigmatique et sublime dans " Io Sono L'Amore",  cette comédienne est vraiment exceptionnelle, et je dirai même plus, super belle malgré ce physique si particulier, dont elle joue à la perfection..et qui lui permet d'apparaître à peine maquillée, voir pas du tout, tout en gardant cette superbe aura..Seul petit bémol au fim.....par moment, une trame un rien trop alambiquée, et une mise en scène hésitante entre l'actuel et les flash-backs. Heureusement la coiffure de Tilda restitue assez vite l'époque....

Par contre, je salue le traitement des couleurs avec le rouge omniprésent dès les premières images....(.un bain de tomates géants, comme cela se fait en Espagne)  l'éclairage subtil,  et le montage qui va crescendo jusqu'au climax final.  Lynne Ramsay: "ce film m'a donné le sentiment d'avancer en terrain inconnu. Heureusement, l'équipe technique était très organisée. Le film a entièrement été tourné en extérieurs naturels.Ezra Miller, John C. Riley, Tilda Swinton, We need to talk about Kevin, actualité, actualité cinéma, ciné, cinéma, insolite, Usa, United States, Lyne ramsey, Cannes, France, Festival,  Ezra Miller, John C. Riley, Tilda Swinton, We need to talk about Kevin, actualité, actualité cinéma, ciné, cinéma, insolite, Usa, United States, Lyne ramsey, Cannes, France, Festival,  Ezra Miller, John C. Riley, Tilda Swinton, We need to talk about Kevin, actualité, actualité cinéma, ciné, cinéma, insolite, Usa, United States, Lyne ramsey, Cannes, France, Festival,  ....et nous avons formé un bloc"...Tilda Swinton:  si effectivement dans le film, Eva se ezra miller,john c. riley,tilda swinton,we need to talk about kevin,actualité,actualité cinéma,ciné,cinéma,insolite,usa,united states,lyne ramsey,cannes,france,festivaltrouve assez "isolée" devant les sentiments ambivalants qu'elle ressent pour son meurtrier de fils, elle avoue que ses ressentis ne sont rien de plus que ce que chaque mère subit au quotidien...ou presque...."Le fait de se retrouver seule avec soi-même en fin de journée, car on parle contre un mur quand il s'agit d'un adolescent, on se surprend à se faire un monologue pour savoir ce qui a cloché pendant la journée..." Elle ajoute " bien sûr le cas d' Eva est bien plus dramatique, mais je trouve que certaines mères vivent un cauchemar au quotidien. C'est un "bloody business d être une bonne mère, déjà que la naissance commence dans un bain de sang...(sic) 

ezra miller,john c. riley,tilda swinton,we need to talk about kevin,actualité,actualité cinéma,ciné,cinéma,insolite,usa,united states,lyne ramsey,cannes,france,festivalezra miller,john c. riley,tilda swinton,we need to talk about kevin,actualité,actualité cinéma,ciné,cinéma,insolite,usa,united states,lyne ramsey,cannes,france,festivalQuant à Ezra Miller, il avoue s'être senti proche du personnage, parce que dit-il, "en chacun de nous, un côté sombre sommeille, et en interprètant Kevin, j'ai pu aller à la recherche de ces choses là chez moi, et les conditions et circonstances qui font le vie de chacun, les font devenir ce qu'ils sont" Bizarre comme confession non??? "

kevin.jpgAvec "We need to Talk about Kevin," l'après Ken Loach et Mike Leigh est assuré pour le cinéma anglais,  Lynne Ramsey (châpeau) déjà présente à Cannes par deux fois, assure une troisième fois.

Ezra Miller, John C. Riley...

 

 

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Un clip d'un fan, Tilda une femme caméleon, doublée d'une comédienne plus qu'exeptionnelle.  A voir!

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20 septembre 2011

Ma semaine cinématographique....

vilmroll.gifA l'époque où j'entrepris de créer ce blog, il était dans mes intentions de n'y publier que ce que j'aimais. De ne m'intéresser qu'aux films qui me plaisaient, et d'essayer de vous faire partager ce pouvoir de fascination que peut excercer un film sur les gens. Cinq années plus tard, l'envie est toujours là, mais avec des petites améliorations....En effet, je ne pouvais me douter, à l'époque, que je deviendrais une familière de tous les studios privés, et que j'aurais la notoriété qui est mienne sur le net (sans prétention aucune) aujourd'hui....Donc, il a fallu que je ratisse plus large et visionne à peu près tout ce que l'on me proposait ou presque...Ce qui m'a permis en quelques années, de découvrir de petites perles venues des pays asiatiques, comme de supers bons longs-mètrages issus des pays baltes, et même quelques films allemands et flamands bien de chez nous, sans oublier les films belges en langue française, films pour lesquels en tant que spêctateur lamba je n'aurais sans doute pas déboursé un kopeck. Grâce aux relations nouées entretemps, j'ai pu aborder des sujets dont on est amené à discuter chez soi, enfin vous, eux, les autres, et pas forçemment ce que j'aime.. Le cinéma étant tellement diversifié qu'il y a toujours un film qui plaira à l'un d'entre nous!

Ce blog est donc le fruit d'une idylle entre une jeune gamine de 8 ans, et le 7ème Art,  lorsqu'elle le découvrit dans les années 50, grâce à sa tante qui tenait la caisse du cinéma Victory Rue Neuve à Bruxelles, et qui l'a laissa entrer en catimini... Pourtant, alors que je remplit quotidiennement ma page actus, sorties et rencontres,  il m'arrive encore d'être "attendrie" devant une belle histoire.....celle qui remue les tripes.

Tiens, pas plus tard que vendredi dernier, j'ai vu Tilda Swinton, magistrale encore une fois dans "We need To Talk About Kevin....Du grand travail de comédie de la part de l'actrice galloise, également productrice de ce film présenté à Cannes.. Ensuite, j'ai été séduite par l'histoire de Latif Yaya, qui pendant longtemps a servi de sosie, malgré lui,  pour l'un des fils de saddam Hussein, dont les excès sanguinaires multiples feraient passer son illustre (?) père pour un enfant de choeur...Il s'agit de "The Devil's Double", et ici aussi, je salue la performance hallucinante de Dominic Cooper qui joue les deux rôles. Bluffant! Ensuite, j'ai été aménée à voir "Les Géants" le dernier Bouli Lanners,  (deux fois primé à Cannes) toujours égal à lui même avec des films très poëtiques tournés dans de très beaux décors,  pour suivre avec  "La Fee" du duo Doinique Abel et Fiona Gordon....une fable magnifiée par des scènes oniriques dont le duo a le secret..Ensuite, coup de frein à ce bel élan "Rondo"  avec Jean-Pierre Marielle. Bon, je suis restée jusqu'à la fin par obligation, vu que je rencontre le comédien la semaine prochaine........Mais, que vais-je lui demander? Sans remettre en cause sa prestation, le film est complètement raté. Mal monté, mal filmé, plein de clichés et très redondant....Cela ne va pas être facile..Heureusement il y a eu....un fabuleux Jean Dujardin dans The Artist,  de Michel Hazanavicius...film qui contrairement au précédent m'a semblé trop court.... Dujardin est aussi bon en plans serrés avec ce qu'exprime son visage qu'en plan large avec ce qu'exprime son corps.. Peu d'acteurs peuvent se réclamer êtres bons dans les deux régistres.. Jean a ceci de particulier, celui d'avoir un visage "intemporel", qui peut-être très époque, mais aussi très contemporain. Il sait tout faire et peux travailler sans filet. Hormis les nombreuses scènes comiques, si je devais n'en retenir qu'une, ce serait celle de la fin...le duo de claquettes entre Dujardin et Berenice Bejo...Superbe, et bien digne de ce cinéma là...le muet. Qui, on ne peut le nier,  a tout apporté au 7ème art (c'est mon avis) ....et,  ce sera "la fleur au fusil" que je vais interviewer "Brice de Nice" la semaine prochaine. Je pense que je vais passer un super bon moment en sa compagnie. Et si je faisais une interview muette. ce serait drôle non?

Bon pour rester dans les productions françaises, qui ne sont pas toutes du même accabit que "La Croisière" le navet des navets 2011, j'ai bien aimé  "Présumé coupable" Un must avec Philippe Torreton complètement investi dans son personnage au point de perdre une vingtaine de kgs pour ressembler au "héros" du film, lorsque celui-ci entame une longue grève de la fin....Contrairement à Omar m'a Tuer" Ici on sait que la justice à fait une erreur monumentale, et que le prévenu, même en ayant perdu ses biens, ses enfants, sa femme et son honneur sera déclaré innocent à la fin du deuxième procès...et ce, malgré la hargne du Juge d'instruction qui du début à la façon instruit à charge et ne change pas d'attitude même lorsque ses erreurs sont portées à la connaissance du public....Un très bon film...Pour "Omar m'a Tuer" par contre, j'émets quelques réserves, en ce sens que Kad Merad  derrière la caméra, prend trop parti pour un camp plutôt que l'autre. Et même si la prestation de Sami Bouajila   est à la hauteur, on reste quand même un peu sur sa faim, l'éclairage de Merad ne permet pas de faire la lumière sur la culpabilité ou non du jardinier...ou alors, c'est la justice qui rechigne à faire marche-arrière...Toujours dans le cinéma Hexagone, épinglons "L'Exercice de l'Etat" , qui après "La Conquète" de bonne facture, plonge à nouveau le spectateur dans les coulisses de la politique française, avec ses vices, ses travers, ses passe-droits (enfin en Belgique aussi). Le duo OLivier Gourmet -Michel Blanc passe à merveille, l'un dans la peau d'un ministre des transports farouchement opposé à la privatisation du rails français et plus particulièrement des gares, et qui échappera de peu au prix fort à payer quand les ordres viennent du "père" (Le Président) l'autre dans celui de l'attaché de cabinet, tout en retenue, avec le devoirs de réserve qui sied à son emploi, mais magistralement interprèté, par un comédien, enfin sorti des comédies de bas-étages... Du tout grand cinéma de composition. J'ai adoré...Restons en France, et plus particulièrement au sein d'un commissariat de quartier, avec le très bon "Polisse" de Maiwenn. J'avoue là, avoir été très très agréablement surprise, tant par la mise en scène, que par le montage, mais aussi et surtout par les comédiens, Joey Starr en tête, loin du macho  violent qu'il est dans la vraie vie....Starr offre un visage très humain...Reconnaissons donc à Maiwenn qui déjà avec Le Bal Des Actrices montrait qu'elle a sa place parmi les réalisateurs, d'avoir pu tirer tout le bon jus de l'ivraie chez le rappeur...Je n'oublie (surtout) pas de vous dire que, si il y a un film d'espionnage à voir, c'est  "The Debt" (L'affaire Singer en sous-titre) de John Madden avec Helen Mirren.. La chasse au "boucher de Birkenau" vue sous l'angle de trois "héros" qui trente ans après se voient démystifiés par un concours de circonstances qu'il n'avaient pas prévu. Miren comme toujours est magnifique, mais je ne peux oublier de mettre en excergue la très très bonne prestation de Jesper Christensen, parfait dans la peau du boucher-Gynécologue, et Jessica Chastain vue dans "The Tree of Life"....bref..un Polar- Thriller d'excellente facture...Et in fine pour la fin......La Guerre des Boutons d'Yan Samuel.....Là, y pas à dire "si j'avais su, j'aurai po v'nu"....j'y suis allée , et je ne l'ai pas regretté!. Samuel propose un très bon remake du film d'Yves Robert....même si la phrase culte de Tigibus ne figure pas dans le film (Danielle delorme, la veuve d'Yves Robert en détient les droits)  Il n'y a pas de temps morts, on ne s'ennuie jamais, et on rit souvent très souvent, tellement les enfants, non- comédiens, mais issus des champs, sonts craquants. Voilà j'ai fait le tour de quelques productions sorties ou à venir.....si vous suivez mes conseils, vous ne vous embêterez pas, dans le cas contraire, tant pis, je vous aurai prévenus.

Bons films..

 

Avouez que c'est un beau programme non?